DOOM : ANNIHILATION
Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Doom : Annihilation »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Tony Giglio
Musique : Frederick Wiedmann
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS-HD 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, allemand…
Sous-titre : Français, Anglais, Allemand…
Durée : 96 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 1 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Doom : Annihilation »
portoflio
LE PITCH
Dans un futur proche, les tentatives de maîtriser une technologie extra-terrestre très ancienne conduisent à l'invasion d'une base martienne par des créatures démoniaques. Un commando de marines débarque sur les lieux…
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Respawn

Refroidi par le bide d'une première adaptation à gros budget sortie en 2005, Universal aura donc attendu pas loin de 15 ans avant de remettre les pieds dans l'univers bourrin créé par Id Software. Un retour qui suit la mode des reboots mais à minima, avec un tout petit budget et une exploitation limitée au marché de la vidéo et de la VOD. Avec un résultat tout bonnement catastrophique.

Doom pointe le bout de sa sulfateuse sur PC à la fin de l'année 1993 avec un succès fracassant. Capitalisant sur des techniques de jeu initiées avec le joyeusement bis Wolfenstein 3D (action et nazisploitation, le pied!), le beau bébé hargneux d'Id Software fidélise les gamers du monde entier aux joies du FPS (pour First Person Shooter) et du survival horror. Histoire de ne pas interférer avec le plaisir simple de massacrer des hordes de streumons au fusil à pompe, à la sulfateuse ou à la tronçonneuse, les créateurs du jeu ont volontairement limité la trame narrative à sa plus simple expression. Le personnage principal n'a pas de nom et la toile de fond mélange la science-fiction à la Aliens (Weyland-Yutani et UAC, même combat) et l'horreur à la Clive Barker. Avancer, survivre, massacrer, ne pas se perdre. Rien de plus simple, rien de plus fun. L'année suivante, Doom II : Hell on Earth confirme un engouement sans partage. Par l'odeur du dollar facile alléché, les studios hollywoodiens cherchent donc très vite à monter une adaptation. Le seul problème tient à la violence du matériau de base. Pour Universal, heureux acquéreur des droits cinéma, la tentation de livrer un produit tout public est très forte. Surprise, Doom est confié aux bons soins (on pouffe déjà) de cet esthète d'Andrzej Bartkowiak, à qui l'on devait déjà Roméo doit mourir et Hors Limites (on n'aura pas pouffé pour rien) et réunit The Rock, Karl Urban et Rosamund Pike pour une série B saignante et loin d'être désagréable mais aussi beaucoup trop longue et foncièrement stupide. Circonspect, le public boude le résultat. Fin ? Malheureusement, non.

 

Game Over


Après une période de vache maigre et un faux-départ (le projet mort-né Doom 4), la franchise d'Id Software repart sur des bases neuves dès 2016. Le succès est à nouveau au rendez-vous et Universal accepte de faire confiance à un certain Tony Giglio, fan de la première heure ayant pas mal besogné dans le monde du DTV (sur son CV de scénariste, trois opus de la saga Death Race, excusez du moins). Le budget est riquiqui et ça se voit. Le casting est composé d'inconnus et on comprend très bien pourquoi. La mise en scène se contente d'aligner les champs/contre-champs comme dans un pilote de série télé du début des 90's et ça ne surprend même pas.
Le seul argument de vente de ce Doom : Annihilation est donc sa supposé fidélité au jeu-vidéo et une violence un peu plus corsée. Ce qui, pour Tony Giglio, revient à cadrer mollement dans un entrepôt bulgare une sorte de cosplay foireux avec des chutes d'effets spéciaux de Babylon 5 et qui, comble du foutage de gueule, se révèle bien moins fournie en tripaille et en hémoglobine. De quoi faire passer les six films de la série Resident Evil pour des sommets de subversion et d'esthétisme. Pourtant, certains spectateurs, beaucoup moins exigeant qu'il y a vingt ans, ont déjà exprimé sur le net une certaine satisfaction devant le bidule, allant jusqu'à souhaiter une suite. Pour conclure, nous voici contraints de citer le brave seigneur Karadoc de Vannes, gastronome et critique amateur : "c'est d'la merde".

Alan Wilson








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Image :
Ce transfert haute-définition retranscrit sans la moindre perte et sans la moindre surprise un tournage en numérique. Les contours sont tranchants et les couleurs sont fidèles aux intentions (sic!) du directeur de la photographie. Les nombreuses scènes dans la pénombre des corridors de Phobos affichent une stabilité sans faille.

 


Son :
Pas aussi pétaradant que l'on pouvait s'y attendre, le mixage est d'une platitude sidérante et fait écho aux maigres moyens de la production. C'est propre mais rarement immersif avec des basses très discrètes. Vous pouvez pousser le volume sans craindre de réveiller les voisins.

Liste des bonus : aucun

 
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