LES MALéFICES DE LA MOMIE
The Curse of the Mummy’s Tomb - Royaume-Uni - 1964
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Genre : Horreur
Réalisateur : Michael Carreras
Musique : Carlo Martelli
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS-HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 78 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 14 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Les Maléfices de la momie »
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LE PITCH
Après avoir découvert la tombe d’un prince égyptien, des égyptologues se voient proposer de vendre la momie qu’elle renferme à un riche homme d’affaires qui décide de l’exposer aux quatre coins de l’Angleterre. Mais à peine arrivée sur Londres, celle ci disparaît, entraînant avec elle une vague de meurtres.
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Bandelettes et bonnets D

ESC continue d'explorer les coffres aux gonds grinçants de la Hammer. Cette fois ci, l'éditeur agrémente sa collection British Terrors d'un des plus fameux monstres du studio anglais : la Momie. De quoi encore frissonner de p... laisir.

De tous les monstres que la Hammer chipa au bestiaire d'Universal, la Momie (avec évidemment Frankenstein et Dracula) est l'un des plus connus. Et pour cause : quatre films lui furent consacrés au sein du studio. Les Maléfices de la Momie est le deuxième et sort cinq ans après le précédent (La Malédiction des Pharaons, signé Terence Fisher). Si ce dernier est un coup d'essai pour le studio et lui permet de resservir à sa sauce (à coup d'Angleterre victorienne et de décolletés plongeants) un plat largement éprouvé chez l'Américain Universal, sa fausse suite se veut elle plus originale (elle n'est pas du tout un copié/collé) et tente, au-delà de son intrigue principale, de développer des thèmes peu évoqués dans ce genre de pellicules. Ainsi, dès son introduction est abordée frontalement la colonisation anglaise en Egypte et le caractère de pilleurs de tombes de tous ses riches lords s'affairant au nom de la science. L'un d'entre eux y perdra une main (ce qui permet de livrer le quota d'images chocs et d'hémoglobine imposés par le cahier des charges) avant d'y perdre la vie. Mais malgré cet avertissement on ne peut plus clair ses collègues, menés à la baguette par un riche homme d'affaires, finissent tout de même par emporter la Momie arrachée à sa tombe millénaire vers les artères froides et brumeuses de Londres. Les malheureux !

 

sous le masque


Evidemment, une belle anglaise aux formes affriolantes (Jeanne Roland) va bientôt devenir la cible privilégiée de la fameuse Momie du titre avant de trouver en un bel inconnu (le Terence Morgan du Capitaine Sans Peur de Raoul Walsh) son sauveur (du moins avant qu'il ne délivre le terrible secret lié à sa véritable identité).
Comme à l'accoutumée, en à peine un peu plus d'une heure, la recette Hammer fait merveille, délivrant avec la rigueur d'un coucou suisse les ingrédients de son succès. Poses tragiques appuyées par les partitions d'un habitué du genre (Carlo Martelli), sang en technicolor, scénario prévisible mais généreux. Pourtant, les habitués du genre (Cushing, Lee, Fisher) sont bel et bien aux abonnés absents, remplacés par une distribution qu'on imagine moins coûteuse et dirigée par un certain Michael Carreras qui n'est autre que le petit fils d'Enrique Carreras, co-fondateur de... la Hammer. Une filiation à l'intérêt inattendu qui eut peut être des répercussions sur le scénario du film, comme nous l'apprend Nicolas Stanzick, grand spécialiste de la Hammer, dans la section bonus.

Si Les Maléfices de la Momie n'arrive donc jamais à la cheville d'un Dracula ou d'un Frankenstein à la sauce Fisher arrosé de la dose essentielle de Peter Cushing et de Christopher Lee, il n'en demeure pas moins un spectacle tout à fait honorable et rafraîchissant, capable de tenir la dragée haute à certaines productions actuelles. Où quand l'horreur rimait aussi avec bon goût.

Laurent Valentin






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Image :
ESC soigne les fans du studio anglais et livre une fois de plus un nouveau chapitre de sa collection magnifique en tous points. Couleurs chatoyantes, contrastes solides, grain atténué mais juste ce qu'il faut. Le résultat flatte l'oeil en permanence, délivrant une tonne de détails pour la première fois aussi nombreux à l'écran.

 


Son :
Une « simple » stéréo passée à la moulinette du numérique qui distribue avec une belle énergie les envolées cuivrées du score de Carlo Martelli et les cris d'effroi des victimes du monstre. Encore une fois un beau travail de restauration.

 


Interactivité :

En proposant le même doc de présentation de la Hammer de l'incontournable Nicolas Stanzick déjà présent sur les autres galettes de cette collection , ESC perd des points dans sa clientèle de collectionneurs. Par contre, le même Stanzick intervient sur une analyse du film pertinente, notamment lorsqu'il revient sur les désaccords de la famille Carreras qu'on retrouvent probablement à l'écran sous les traits d'un homme d'affaires cynique prêt à tout pour faire de l'argent avec le monstre. Passionnant !

Liste des bonus : un livret de 16 pages, Présentation de la Hammer par Nicolas Stanzick, Analyse du film

 
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