TERROR TRAIN : LE MONSTRE DU TRAIN
Terror Train - Canada - 1980
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Genre : Horreur
Réalisateur : Roger Spottiswoode
Musique : John Mills-Cockell
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 97 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 4 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Afin de fêter comme il se doit la nouvelle année, un groupe d’étudiants organise un réveillon costumé dans un train à vapeur. Entre drogues, alcool, danse et divertissements, la soirée promet d’être animée. Mais un tueur s’est introduit dans le train.
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A ticket to ride

La faramineuse Jamie Lee Curtis était canadienne ! En tous cas le temps de deux slasher, le mollasson mais disco Le Bal de l'horreur et le bien plus efficace Monstre du train, film d'horreur sur rail avec un soupçon de magie.

Quelque-peu déçue par le manque d'entrain de l'industrie américaine malgré le succès retentissant du fondateur Halloween, la scream-queen à cœur défendant tenta donc en 1980 l'expérience canadienne, profitant d'un renouveau du cinéma de genre caribou pour étoffer son CV entre Fog et le génial thriller australien Déviation mortelle (ou Roadgames). De purs films d'exploitation surfant justement sur les codes imposés par le chef d'œuvre de John Carpenter mais sans la même sophistication bien sûr, ni même la démesure sexy et sanglante d'un Vendredi 13 encore en tournage. Ainsi Terror Train fait bel et bien partie des précurseurs, imaginés par quelques producteurs nord-américains, dont l'originalité première est d'être presque entièrement contenu dans un train de nuit transformé en défouloir pour étudiants en médecine. Un cadre forcément resserré, plus étouffant qu'une petite ville de banlieue US, dans lequel un tueur vengeur, traumatisé par une blague sordide perpétrée trois ans auparavant, s'empare des masques de ses victimes festives pour zigouiller les suivants. Du net et sans bavure pour un slasher somme toute très sympathique dans sa mécanique bien huilée dans lequel les jeunes adultes en question sont pas beaucoup plus con que la moyenne, et surtout tout aussi obsédés par le sexe, l'alcool et la fumette.

 

du rail killer


Ce qui fait sans doute la force de cette série B est la conjuration de talents, plus ou moins inattendus, qui sont venus donner de l'ampleur à l'opération. Avec la sublime Jamie Lee en premier lieu. Certes pas vraiment tendre avec le métrage dans les interviews récentes, elle est cependant plus qu'investie à l'écran, tout autant en tous cas que le vétéran Ben Johnson (La Horde sauvage) plutôt amusant en chef de gare apprentis magicien à ses heures. Un art d'ailleurs au centre que quelques scènes du métrage, insistant sur les illusions et la dissimulation, qui furent l'occasion à un certain David Copperfield de faire ses premières prouesses à l'écran...et d'afficher ses grandes limites d'acting. Des airs de curiosité, d'exploitation improbable, le plus souvent pour le meilleur comme lorsque le jeune réalisateur Roger Spottiswoode, ex-monteur de Sam Pekinpah et futur artisan de l'excellent Under Fire, du sympathique Randonnée pour un tueur, du moyen Demain ne meurt jamais et du beaucoup moins mémorable A l'Aube du 6ème jour, réussit à embarquer le chef opérateur John Alcott. Une légende de la (basse) lumière qui sortait tout juste de l'expérience Shining et qui offre à Terror Train une atmosphère macabre admirable, un sens des ombres et des ténèbres qui dotent les cadres fermés d'une profondeur et d'une amplitude joliment inquiétante. Pas de quoi en faire un chef d'œuvre soit, mais en tout cas un slasher méritant, plus atmosphérique que bourrin qui, avec sa confrontation finale tendue et tordue, laisse une dernière très bonne impression.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
La photographie extrêmement sombre mais admirablement sculptée de John Alcott est l'une des grandes réussites du film mais aussi la première difficulté de son transfert vidéo. Ne pouvant se vanter des même moyens qu'une production Kubrick la copie d'origine est marquée par un grain de pellicule naturel soutenu, des matières très opaques, désormais associées à de régulières griffures et taches blanches. Le master HD proposé par Rimini en préserve les particularités, mais est tout de même accompagné d'une palette de couleurs plus chaudes et contrasté qu'autrefois, et surtout d'une définition admirable permettant enfin de profiter des nombreux effets de profondeur.

 


Son :
Sans fioritures (ou presque) les bonnes vieilles pistes d'origine nous reviennent dans des DTS HD Master Audio 2.0 permettant une meilleure accroche et une meilleure clarté sans trop bousculer la frontalité attendue et les quelques petits élans dynamiques sur les enceintes avants.

 


Interactivité :

Nouveau Slasher pour Rimini qui reprend bien entendu le packaging du précédent Prom Night avec un élégant fourreau et un digipack comprenant le disque bluray, le DVD et un livret / making of de 20 pages rédigé avec sérieux par Marc Toullec. Sur les disques proprement dit, on aurait sans doute pu se passer du théma télévisé façon cable du pauvre sur l'actrice Jamie Lee Curtis compilant quelques infos parcellaires sur sa filmographie, de rares images d'archives et des interventions crispantes d'un journaliste people. Un peu mieux du coté de l'interview de la scénariste Judith Rascoe mais dont malheureusement la mémoire fait souvent défaut. Beaucoup mieux avec le réalisateur Roger Spottiswoode qui se souvient avec beaucoup d'humilité de cette première expérience derrière la caméra, de sa collaboration avec le cast et de l'impact considérable du directeur photo John Alcott.

Liste des bonus : Interview du réalisateur Roger Spottiswoode (17'), Interview de la scénariste Judith Rascoe (6'), Portrait de Jamie Lee Curtis (25'), livret de 20 pages, Bandes-annonces.

 
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