LA LéGENDE DE CUSTER
The Legend of Custer - Etats-Unis - 1968
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Genre : Western
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais 2.0 Mono
Sous-titre : Français
Durée : 90 minutes
Distributeur : Sidonis
Date de sortie : 25 janvier 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Après la guerre de Sécession, le général Custer, rétrogradé au rang de lieutenant-colonel, est envoyé à Fort Hays, dans le Kansas, où il prend la tête du 7ème régiment de cavalerie. La région subit de nombreuses attaques d'indiens et Custer croise bientôt la route du chef Sioux Crazy Horse, …
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Double Feature Show

Une précision avant de commencer. La Légende de Custer n'est pas un film. Enfin, pas tout à fait. Bout à bout un tantinet roublard de deux épisodes d'une série n'ayant pas vécu bien longtemps, cet instantané de la vie du « héros » de Little Big Horn est une authentique filouterie. Vous voilà donc prévenu.

De septembre à décembre 1967, Custer mord la poussière sur ABC. Sur le même créneau horaire, la série doit subir la concurrence du Virginien de NBC et de Lost in Space sur CBS. Pour les showrunners Samuel A. Peeples (pointure du western et de la science-fiction ayant bossé sur Bonanza et Star Trek), David Weisbart (ancien monteur devenu, entres autres, le producteur de La Fureur de vivre) et Larry Cohen (Les Envahisseurs), l'échec est sans appel. Mais le temps et l'argent investis ne sont pas perdus pour tout le monde puisque la Fox récupère les miettes et bricole un long-métrage à partir du premier épisode et du sixième (à moins qu'il ne s'agisse du seizième). Retitré La Légende de Custer (ou encore Le Dernier Bastion), le résultat atterrit sur grand écran en 1968 et n'a même pas besoin de déplacer les foules pour s'avérer rentable.
Bien que le générique d'ouverture ne crédite que Norman Foster à la réalisation (on lui doit de nombreuses aventures du détective Charlie Chan entre 1939 et 1940), il ne faudrait pas non plus oublier Sam Wanamaker, principalement responsable de la première moitié du film et notamment de sa très belle ouverture nocturne et pluvieuse.

 

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Icône de l'Ouest pour certains, tueur d'indiens égocentrique pour d'autres, George Armstrong Custer est une personnalité pour le moins controversée. Surtout à la fin des années 1960, entre le mouvement hippie et le traumatisme naissant de la guerre du Vietnam. Par pure inconscience, les scénaristes tentent d'en faire un modèle pour les jeunes. Portant les cheveux longs et faisant de l'insubordination sa marque de fabrique, le Custer incarné avec beaucoup d'aplomb et de charisme par Wayne Maunder (véritable sosie de l'original) gagne le respect de ses hommes par ses coups d'éclats et son génie militaire instinctif. Une vision du personnage hautement contestable, surtout lorsque l'intrigue le force à faire cause commune avec un Crazy Horse systématiquement belliqueux. Et même si le grand méchant de l'histoire est un trafiquant d'armes blanc, le traitement réservé aux tribus indiennes est profondément archaïque.

Si les indiens jouent la partition périmée des sauvages qui hurlent et scalpent à tour de bras, le reste des personnages n'est guère mieux lotie. Forcé de tailler dans le vif de 17 épisodes, le long-métrage ne laisse que peu de place aux seconds couteaux. Slim Pickens et Peter Palmer ne font que passer et Grant Woods a un bel accent irlandais. C'est peu et on pourra résumer ces 90 minutes à une suite ininterrompue de cavalcades et d'embuscades. Pas le temps de s'ennuyer, donc. A condition de ne pas en demander trop.

Alan Wilson






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Image :
Sidonis a soigné la compression et livre une copie potable. Le bruit vidéo est pourtant très présent, certains passages sont ternes et la définition est tout juste passable. Franchement, qui oserait le leur reprocher ?

 


Son :
Un mono propre, vif et qui ne sature presque pas. C'est un petit miracle dont on se satisfera pleinement.

 


Interactivité :
En plus de la présentation de Patrick Brion, un documentaire est annoncé mais reste introuvable. Il faudra donc se contenter de 9 minutes d'informations, majoritairement contextuelles. En même temps, il faut bien avouer que le film ne se prête guère à une analyse fouillée.

Liste des bonus : Présentation de Patrick Brion (9 minutes)

 
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