CLASS OF 1999
Etats-Unis - 1990
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Réalisateur : Mark L. Lester
Musique : Michael Hoening
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 99 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 26 novembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
En 1999, l’insécurité atteint un niveau critique. Des gangs s’affrontent dans les rues à l’aide d’armes automatiques et certains quartiers sont inaccessibles aux autorités. Au milieu de l’une de ces zones, le proviseur d’un lycée de Seattle a recours aux services de Bob Forrest, patron d’une entreprise de robotique. Trois androïdes militaires reconvertis en professeurs viennent ainsi gonfler les rangs du corps enseignant…
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Disposable teens

Suite conceptuelle du bien vachard Class of 1984, l'ambitieusement nommé Class of 1999 permettait à son auteur Richard L. Lester de pousser le volume au maximum. De l'anticipation à la SF post-apo, du vigilante au rip-off de Terminator, d'une série B ferme à un délire bisseux.

Propulsé sur les chemins de la gloire hollywoodienne, voir même pas loin d'approcher le blockbuster estival, Richard L. Lester doit énormément au succès mérité du premier Class of 1984. Et il y revient assez naturellement huit ans plus tard après son adaptation de Stephen King (Charlie), son actionner délirant et totalement culte Commando et l'échec de la comédie Armed and Dangerous, restée même inédite en France. Pas forcément un cinéaste de la demi-mesure et de l'approche premier degré, le réalisateur aborde le principe de la séquelle avec sédition prenant la situation à revers en plaçant cette fois-ci les lycéens à la place des victimes. Des jeunes sortis de maisons de rétention, des teens arborant les couleurs de leur gang au cœur d'une Amérique transformée en prison géante (merci New York 97) et qui doivent désormais survivre aux cours prodigués par trois professeurs nouvelle génération : des cyborgs militaires reconditionnés. Exit les petites finesses du pitch de Tom Holland, voici la grosse artillerie de C. Courtney Joyner (le Prison de Renny Harlin) qui vient piocher chez Carpenter, chez Cameron ou chez Miller, mais toujours avec une esthétique bien marqué 80's et ses collants fluo, et une petite surcouche de production fauchée provoqué par quelques changements drastiques de financiers en coulisses.

 

school's been blown to pieces


Cela ne démonte pas Lester qui, amateur de grosses cascades qui déboitent et de second degré totalement assumé, multiple les cascades motorisés, les poursuites et les scènes d'action pyrotechniques avec une ferveur qui force le respect. Un artisan particulièrement doué qui, aidé par la team de All Effect Company (Vampire vous avez dit vampire ? Star Trek III, Edward aux mains d'argent), réussit bien souvent à dépasser les limites budgétaires en s'offrant quelques maquillages et trucages certes visibles, mais carrément dans le ton. Celui de la quasi comédie par moment, où en tout cas du délire punk qui s'amuse même parfois à pousser les images les plus connues du premier (les détecteurs à métaux, le pistolet brandit en plein cours, les costumes...) vers l'auto parodie. Difficile de faire plus clair que John P. Ryan (Runaway Train) donnant une fessée énergique à de vilains garçons, Pam Grier (Coffy) révélant une poitrine généreusement mécanique ou Stacy Keach, alias Mike Hammer, s'affichant avec une perruque blanche à mulet et des lentilles flashy ! Un spectacle souvent très improbable et à la lisière du ridicule en particulier lorsqu'on réfléchit au courage aveugle de ces jeunes gens qui continuent à se rendre au lycée tous les jours alors qu'ils sont accueillis par les matraques du service de sécurité en armure de CRS (ah tien Macron est parti vivre aux USA ?). La soif d'apprendre sans doute. Mais comme tout cela est parfaitement assumé, efficacement emballé et généreusement débraillé, il y a largement de quoi y prendre son pied.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Copie HD restaurée par la firme Lionsgate (sous la branche Vestron) aux USA, celle proposée en France par ESC n'est pas toujours à la hauteur des attentes. Il est évidents que le nettoyage a été effectué uniquement par des outils numériques ne pouvant jamais aller aussi loin qu'un nouveau scan et d'un travail à la source. Les premières minutes sont difficiles, quelques séquences sont encore marquées par des petites taches et griffures, mais heureusement l'ensemble est assez propre et s'efforce de préserver un petit grain pas désagréable. Mêmes sensation fluctuantes du coté de la définition parfois bien pêchue et parfois pas assez pointue ou creusée. Pas mal mais perfectible.

 


Son :
Pas besoin d'autre choses que les bonnes vieilles stéréo d'origines portées ici par un DTS HD Master Audio du meilleur effet. Pas de gros miracles avec le doublage français qui garde son coffre et sa distance excessive. La version originale s'en sort nettement mieux avec une légèrement dynamique sur les avants et une clarté bien marquée.

 


Interactivité :
L'éditeur français reprend ici l'intégralité des suppléments de l'édition Collector américaine avec une belle série d'interviews, souvent longues et complètes, qui évoquent un tournage assez compliqué suite au désistement des premiers producteurs, la faillite en cours du distributeur, des effets spéciaux ambitieux mais bridés par les économies et une cantine exécrable (ça compte!). Les anecdotes sont nombreuses, la bonne humeur aussi mais on ne peut que regretter l'absence parmi les intervenants des acteurs phares comme Andy McDowall ou Pam Grier.
Pas avare, ESC se fend tout de même d'un item inédit avec la présentation de Mr Oliver Père, chroniqueur de genre pour Arte, qui a lui aussi manifestement beaucoup de sympathie pour cet étrange objet.

Liste des bonus : Entretien avec Olivier Père (directeur du cinéma d'Arte), Entretien « Sécurité scolaire » avec le producteur et réalisateur Mark L. Lester et le coproducteur Eugene Mazzola, « Nouvelles règles » avec le scénariste C. Courtney Joyner, "Les cyber-profs de l'enfer » avec les créateurs des effets spéciaux Eric Allard and Rick Stratton, « Le futur de la discipline » avec le chef opérateur Mark Irwin, Bande-annonce.

 
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