DORA ET LA CITé PERDUE
Dora and the Lost City of Gold - Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Dora et la cité perdue »
Genre : Aventure
Réalisateur : James Bobin
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Dolby Atmos Anglais Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Espagnol…
Sous-titre : Français, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien...
Durée : 102 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 18 décembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dora et la cité perdue »
portoflio
LE PITCH
Dora vit dans la jungle avec ses parents depuis son plus jeune âge. Aujourd’hui, à 16 ans, elle est obligée de les quitter pour partir étudier au lycée. Mais leur enlèvement va rapidement l’obliger à y retourner.
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sac à dos, sac à dos

Lego, Playmobil, Angry Birds, Emojis... On sera à peu près tous d'accord pour dire que la production des films destinés aux enfants est en train de virer sévère vers un nawak organisé et largement aidé par les progrès incroyables en matière d'images générées par ordinateur. C'est bien simple, aujourd'hui, tout est pratiquement adaptable et donc réalisable. Pour le pur bonheur de parents au bord du suicide quand ils ont la chance d'avoir un minimum de goût et conscience que tout cela se fait, évidemment, en dépit de la qualité, de l'intelligence et du bon goût. Réjouissez-vous, papas et mamans, voici venir Dora l'exploratrice ! Non, attendez un peu avant de vous immoler par le feu...

On dirait pas comme ça, mais la première diffusion de Dora l'Exploratrice remonte à 19 ans déjà aux Etats-Unis (2001 chez nous). Et on l'aura sans doute oublié aussi, mais la série a un vrai objectif éducatif dès sa première diffusion : celui d'apprendre une langue étrangère aux très jeunes téléspectateurs (l'Espagnol aux States, l'Anglais chez nous). Une vertu qui engendrera un nombre impressionnant de séries du même genre mais qui n'arriveront jamais à devenir aussi addictives et marquantes que Dora. La faute (oui la faute!), à plusieurs gemmicks (chantés pour la plupart, évidemment) qui lui valent aussi son succès. La carte, le sac-à-dos, les animaux improbables dont un renard masqué (chipeur arrête de chipper!)... Bref, un monde totalement frappadingue mais savamment étudié pour rendre le bousin le plus populaire possible. Et, évidemment, ça marche. Oh miiiiiince ! 19 ans plus tard, voilà Dora sur les écrans. Et contrairement aux différentes marques et autres machins adaptés tout récemment, il semblerait que le projet ait été réfléchi un minimum.

 

the lost city of D


Déjà parce que dès son ouverture, le film présente les aventures du dessin animé (du sac à dos aux amis zarbis donc) comme les fantasmes d'une petite fille comme les autres. Ellipse. Dora (Isabela Moner, très concernée) n'a plus 6 ans mais 16 ans. La distance prise avec la série est donc flagrante et volontaire. Asociale, voire mentalement borderline (plusieurs répliques assez drôles vont dans ce sens et c'est plutôt bien vu), elle doit entrer au lycée, poussée par des parents (Michael Peña et Eva Longoria, cabotins) qui n'en peuvent plus et doutent de sa santé mentale. Toujours enjouée malgré les circonstances, elle est moquée et raillée dans le lycée où elle atterrie, poussée par son cousin Diego (Jeff Wahlberg, neveu de), qui lui a grandi et évolué, à changer rapidement de caractère. Mais rien n'y fait et Dora de retomber dans une aventure rocambolesque dans laquelle plusieurs de ses camarades de classe, dont Diego, vont être embarqués malgré eux.
La quête d'une cité perdue aux multiples rebondissements qui vont tous rapprochés le film du dessin animé, retour de Chipeur en prime (doublé par Benicio del Toro himself en vo). Si quelques scènes essaient de revenir aux intentions de départ (la rencontre avec des fleurs géantes au pollen empoisonné creuse encore le sillon de l'état pas tout à fait normal), la plupart d'entre elles sont surtout là pour plaire aux mômes et leur offrir une aventure rigolote et colorée dans laquelle tout ce petit monde cabotine gentiment et sans trop de souci de réalisme. Mais, il faut le reconnaître, avec une belle énergie que la caméra de James Bobin (la séquelle du Alice de Tim Burton) se fait un plaisir de propager.

Au final, malgré la peur que pouvait engendrer cette adaptation et les quelques jolies idées vraiment drôles qui parcourent son intro, Dora et la Cité Perdue redevient vite, et ni plus ni moins, qu'un énième film pour enfants finalement bien troussé et calibré pour leur plaire. Ceux qui, grands désormais, ont connu Dora tout petit s'amuseront probablement de la voir partager leur souci d'ado avec eux. Quant aux plus petits, nul doute qu'ils y trouveront leur compte. Et sans que les parents n'aient envie de balancer la télé par la fenêtre. Ouf !

Laurent Valentin






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Image :
Parfaite. En permanence hyper colorée, l'image délivre des contrastes saisissants, sans fausse note. Du pain béni pour la génération numérique.

 


Son :

La piste Dolby Digital 5.1 a de l'énergie à revendre et la dispense avec générosité durant tout le long du film, du fameux générique dont les cuivres résonnent encore à nos oreilles et jusqu'à une scène finale dansée qui donnera envie à vos gamins de traverser l'écran et d'y participer. Du très bon boulot !

 


Interactivité :
Des bonus eux aussi calibrés pour les mômes, avec la sempiternelle séance du bêtisier et celle des scènes coupées et/ou rallongées (sans intérêt). Côté production, des featurettes reviennent rapidement sur certains acteurs (dont l'héroïne) et d'autres sur certains éléments techniques du film (notamment la scène des fleurs). Et c'est tout. Un peu pauvre pour un personnage qui fête bientôt ses vingt ans.

Liste des bonus : Tout sur Dora, Tu peux dire « Pelicula » ?, Vision florale, La maison de Dora dans la jungle, Bêtisier, Scènes coupées et versions longues.

 
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