LE GANGSTER, LE FLIC & L'ASSASSIN
The Gangster, the Cop, the Devil - Corée du Sud - 2019
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Genre : Policier
Réalisateur : Lee Won-Tae
Musique : Jo Yeong-wook
Image : 2.35 16/9
Son : Coréen et Français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 110 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 2 décembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Un puissant chef de gang manque de se faire assassiner par un homme qui prend la fuite. Pour l’inspecteur Jung, nul doute que celui qui a entaché la réputation du criminel est un insaisissable tueur en série. Contre toute attente, flic et gangster vont unir leurs forces pour attraper l’assassin. Mais si le premier rêve de le voir derrière les barreaux, le deuxième n’a qu’une idée en tête : se venger.
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La trinité de la violence

Le cinéma coréen n'a jamais été réputé pour son sens de l'humour mais plus pour sa noirceur ineffable. Entre des uppercuts comme Old Boy, J'ai rencontré le diable ou The Chaser, on sent que le pays en a bavé. Entre l'occupation japonaise et les dictatures subies durant tant années, il en a gros. Ceci explique sans doute cela.

Fort de ses bonnes retombées lors de sa présentation en séances de minuit lors du dernier festival de Cannes, le film a connu les honneurs d'une sortie ciné même si son succès fut quelque peu éclipsé par l'autre phénomène coréen de l'année : le palmé Parasite. C'est sous le label de la mythique mais bien trop rare collection HK initiée par le non moins culte réalisateur Christophe Gans qu'il sort aujourd'hui en vidéo. Label de qualité. Le point fort de ce film est d'avoir su revisiter le thème très usité du serial killer machiavélique et innattrapable. Sous couvert qu'il fut inspiré de faits réels, le cinéaste se permet des digressions en surexploitant la violence pour mieux happer son spectateur dans son imagerie hard boilled. Lorsqu'un baron de la pègre se fait lui-même agresser par le serial killer de service, c'est un petit peu la loose vis-à-vis de son clan. Alors lorsque la police piétine à l'attraper, l'inspecteur en charge de l'enquête ne trouve rien de mieux que de proposer une collaboration en sous marin avec les gangs pour le chopper. A partir de là c'est une course contre la montre pour savoir qui mettra la main sur l'assassin en premier. Entre collaboration et retentions d'informations chacun sera obligé de partager ses petits secrets prouvant une fois de plus au spectateur que la frontière entre les deux mondes est bien mince.

 

gangster squad


Le film file entre enquête et rivalité de gang avec son lot de dommages collatéraux. Comme souvent dans ce cinéma de genre made in Corée, la violence est sombre, froide et brutale, particulièrement dans les meurtres gratuits du tueur qui laissent paraitre sa bestialité sans aucun remord. Chaque protagoniste sous la camera du débutant Won-Tae Lee (dont ce n'est que le deuxième film) arrive à coexister face caméra sans que leurs rôles n'en pâtissent. Néanmoins il n'est pas facile pour eux d'avoir la même prestance que l'acteur Dong-seok Ma qui s'impose sans difficulté dans le rôle du gangster du titre brillamment mis en avant. Sorte d'ours aux abois qui surprend par son agilité malgré sa carrure à la Sammo Hung, l'acteur du Dernier train pour Busan aurait tendance à prendre la couverture pour lui. Faute à un scénario qui a clairement un penchant pour ce personnage de par ses motivations et son charisme. Bien que les autres protagonistes ne soient pas en reste, on sent que leur rôle est moins fouillé. Sans doute parce que leurs motivations ne sont pas aussi fortes. L'un n'est qu'un tueur psychopathe, l'autre un flic qui veut son heure de gloire tandis que le gangster a toute une réputation à redorer. Pas en béton armé, l'histoire prend des chemins de traverses par facilité narrative dans le but de maintenir rythme et efficacité laissant un goût amer lorsque l'on pense au potentiel resté en veille.

Quoiqu'il en soit, le film brille par son efficacité technique et visuelle. Sur le plan international il peut se targuer d'avoir un parrain de choix en la personne de Sylvester Stallone qui officie ici en tant que producteur. Fier de son poulain, il annonce d'ores et déjà son intention de remaker le film aux Etats-Unis. Pourquoi pas.

Cédric Lemaire






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Image :
Extrêmement contrastée, il n'en fallait pas plus pour apprécier tout l'aspect visuel du film. Souvent située dans les zones d'ombres, l'action n'en subit pas les désagréments de sous exposition auquel on pourrait s'attendre avec un piqué très maîtrisé. La définition est parfaite et le grain bien dessiné.

 


Son :
D'une belle efficacité auditive ! Le film se passant en grande partie en zone urbaine, le son l'exploite d'une façon immersive. Il utile à bon escient les différents canaux et ce, particulièrement dans les séquences où la pluie est au rendez-vous. Comme souvent dans les films asiatiques la VO est primordiale mais de gros efforts en terme de doublage ont été fait ici.

 


Interactivité :
Ne cherchez pas à en savoir plus sur le film de ce côté là car seul un court making of promo de trois minutes est proposé en bonus où l'acteur interprète du flic est fier des 15kg de muscles qu'il a pris pour le film.

Liste des bonus : Making of(3'), Bandes annonces.

 
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