TOY STORY 4
Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Toy Story 4 »
Réalisateur : Josh Cooley
Musique : Randy Newman
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 7.1, Anglais DTS HD 5.1, Français Dolby Digital plus 7.1, Russe, Néerlandais DD 5.1
Sous-titre : Français, allemand, anglais...
Durée : 100 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 30 octobre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Lorsque Fourchette - la nouvelle création fétiche de la petite Bonnie - refuse de se voir comme un jouet mais plutôt comme un déchet, Woody entreprend de lui démontrer toutes les raisons pour lesquelles il devrait se réjouir d'en être un. Embarqué avec ses autres compagnons dans le "road trip" que Bonnie fait avec ses parents, Woody va vivre une odyssée inattendue au cours de laquelle il va retrouver son ancienne amie La Bergère. Des années en solitaire sur la route ont développé ch...
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La Course aux jouets

La trilogie Toy Story a marqué l'histoire du film d'animation et du cinéma en général. Porte-étendard du savoir-faire et de l'intelligence du studio Pixar, le triptyque initié par John Lasseter a depuis laissé place aux nombreuses grandes réussites du studio, oeuvres aussi distrayantes que matures et réfléchies, ainsi qu'aux rares déceptions... Près de dix ans après la bouleversante conclusion du troisième opus, un quatrième chapitre a vu le jour, réalisé cette fois par Josh Cooley déjà à l'oeuvre pour le meilleur sur Vice-Versa (animateur et scénariste) comme pour le moins inspiré Cars 2 (animateur).

On ne vas pas se mentir, la mise en chantier d'une suite aux aventures de Woody, Buzz l'éclair et leur bande de jouets laissait perplexe tant la trilogie initiale se suffisait à elle-même et bouclait un cycle quasi parfait dans l'histoire des sagas cinématographiques. Le risque était grand pour Pixar de se planter avec une nouvelle itération de la franchise (le chapitre de trop ?), mais la perspective pécuniaire était elle aussi bien trop importante pour abandonner la série en l'état. Embrayant quelques années après Toy Story 3, ce nouveau chapitre reste en terrain familier, puisqu'il permet de retrouver les personnages des opus initiaux, dans un cadre nouveau mais au final assez similaire, non plus chez Andy, mais chez la jeune Bonnie cette fois. Et ils n'ont pas changé d'un iota. Woody semble déjà délaissé par sa nouvelle propriétaire, tout en s'acharnant néanmoins à s'assurer que celle-ci puisse s'amuser comme il se doit. On retrouve dans un premier temps assez rapidement évoqués des aspects déjà abordés dans les trois premiers chapitres : les responsabilités indéfectibles que se donne Woody en chef de bande, le questionnement de la condition du jouet, de son utilité, puis de sa durabilité, l'abandon des symboles de l'enfance, le passage à l'âge adulte... Avec l'arrivée d'un personnage extérieur, Fourchette, simple bout de plastique grossièrement grimé en personnage et qui se prend pour un déchet, on nous rejoue un refrain déjà entendu par le passé, marqué par les efforts de Woody pour maintenir coûte que coûte la joie de Bonnie, et assurant du même coup un rôle de nounou pour Fourchette. Ce Toy Story 4 conserve également son incontournable mission sauvetage inhérente à tous les chapitres de la saga. Clairement, la première impression engendrée par le film, sans être totalement mauvaise, laisse un désagréable goût de redite (paresse ?).

 

déviances au pays des joujoux


Pour autant, ce Toy Story 4 sait redresser la barre quand il le faut, dévoilant ses cartes dans un second temps, puisque c'est dans sa seconde partie que le film décolle réellement. Alors que la troupe a embarqué en camping-car, accompagnant Bonnie et ses parents pour les vacances, la fuite de Fourchette donne lieu à une opération de recherche désespérée dont Woody a le secret. Sauf que l'action prend ici une tournure plus sombre, prenant place dans un décor de magasin d'antiquités, propice à une exploration du genre fantastique voire horrifique, marquée par de sinistres protagonistes : les très inquiétantes marionnettes ventriloques (sorties tout droit du Death Silence de James Wan) et la psychotique poupée Gaby Gaby, en quête d'une boîte à paroles. Des personnages déviants auxquels s'ajoutent le sémillant cascadeur à moto québécois Duke Kaboom qui, l'espace de deux ou trois séquences aussi drôles que touchantes, emporte l'adhésion et vole quasiment la vedette des protagonistes du film. Pas une mince affaire. Ressortant du placard le personnage de la Bergère, Josh Cooley et son armada de scénaristes déploient un questionnement plutôt cohérent sur la marginalité et les jouets abandonnés, livrant ainsi un discours adroit et mature qui marquera d'une pierre blanche la série de par son épilogue après lequel plus rien ne sera pareil...

Sans être aussi pertinent dans son propos et fort émotionnellement que le troisième opus, véritable zénith et chef d'œuvre de la saga, ce 4ème volet de Toy Story reste largement au-dessus des standards de l'animation actuels. Doté d'une réalisation plus cinématographique que jamais, couplé à une technique photoréaliste ébouriffante, avec des images de synthèses de plus en plus saisissantes (la scène d'ouverture avec sa pluie terrassante de réalisme), on ne peut qu'apprécier cette énième proposition de Pixar dans le monde des jouets, tout en gardant à l'esprit que la formule commence tout de même sérieusement à se répéter. Attention : l'essoufflement n'est peut-être pas très loin...

Nicolas Mouchel












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Image :
Techniquement, cette édition bénéficie d'un master HD très solide qui envoie de la définition et du contraste au top. La palette de couleurs est éclatante et les noirs profonds. Avec une image bardée de détails, une profondeur de champs saisissante, on franchit une étape supplémentaire vers un photoréalisme toujours plus poussé, auquel cette édition fait clairement honneur.

 


Son :
Du choix en termes de canaux sonores, avec déjà deux pistes VO en DTS HD Master audio 7.1 et 5.1. Deux versions aux dialogues claires, avec des effets bien spatialisées et dynamiques. Même constat pour la version français proposée ici "seulement" en Dolby Digital plus 7.1, mais de très bonne qualité, avec toujours un doublage de très haute tenue (mention à Duke Kaboom).

 


Interactivité :
En plus du commentaire audio du réalisateur Josh Cooley et du producteur Mark Nielsen, on trouve deux courtes featurettes "Le relooking de Bo" et "Les histoires de jouets", qui reviennent sur l'évolution du personnage de La Bergère à travers les différents films et le rapport entretenu par les animateurs sur le film avec les jouets. Un second blu-ray entier est consacré à d'autres bonus. Pourtant, malgré le nombre de modules effectivement proposés, chacun reste assez court (quelques minutes tout au plus) et même plutôt vain pour quelques uns, pour un résultat au final un peu décevant. Entre les scènes coupées au stade de l'ébauche, presentées par le réalisateur Josh Cooley, relativement anecdotiques, une présentation des nouveaux personnages de ce quatrième opus par les comédiens qui leurs prêtent leur voix, l'analyse d'une scène,... l'ensemble est très sympathique, avec une bonne dose de bonne humeur, mais au final assez infantile et quelque peu anecdotique.

Liste des bonus : Commentaire audio de Josh Cooley et Mark Nielsen ; Le relooking de Bo (6′) ; Les histoires de jouets (5′) ; En piste avec Ally Maki (5′) ; Woody et Buzz (3′) ; Analyse d'une scène: le terrain de jeu (9′) ; La fête foraine (1′) ; Depuis le toit (0'30) ; Le coffre à jouets (13′) ; Scènes coupées (28′) ; Bande-annonces.

 
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