LA VALLéE DE LA MORT
Death Valley - Etats-Unis - 1982
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « La Vallée de la mort  »
Genre : Thriller
Réalisateur : Dick Richard
Musique : Dana Kaproff
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 98 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 12 novembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Vallée de la mort  »
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LE PITCH
Après le divorce de ses parents, Billy, un jeune garçon, part en périple dans la Vallée de la mort avec sa mère et son nouveau petit ami. Pendant le voyage, l’enfant va découvrir dans une caravane un drôle de pendentif. Le cauchemar peut commencer...
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La Fête des pères

Petit thriller américain survendu grâce à une imposante affiche vendant un slasher bien percutant, La Vallée de la mort n'est clairement pas le film d'horreur attendu, mais reste une ballade agréable avec une sympathique famille recomposée.

Venu de l'explosion de la publicité télévisée, Dick Richard avait commencé à se faire un petit nom dans les prolifiques années 70 avec le western historique La Poussière, la sueur et la poudre, Farewell My Lovely ou la coproduction international Il était une fois... la légion (un sacré échec commercial), mais ce dernier à fini par disparaitre des mémoires à la fin de la décennie suivante. Un manque de vrai succès sans doute, et peut-être aussi une petite erreur de parcours avec Death Valley, film d'exploitation surfant bien entendu sur la mode des slashers popularisée par Halloween et Vendredi 13, mais s'efforçant d'en offrir un pendant plus accessible, plus grand public. Pas sûre cependant que ce fut là la volonté du scénariste Richard Rothstein, futur auteur de Bates Motel et Universal Soldiers, mais clairement le metteur en scène n'a que peu à faire des accessoires habituels du serial killer, de ses codes fétichistes et des attendues effusions de sang. En dehors d'un petit double meurtre inaugural avec une paire de sein à l'air et une gorge tranchée plein cadre, le reste sera beaucoup plus sage, préférant se reposer sur le paysage aride et hautement cinématographique du désert californien, des travelling langoureux sur une grosse cylindrée façon Duel et de jouer avec l'évocation désuète d'un ancien décor de western hollywoodien.

 

Père fouettard


Sa mise en scène sobre mais efficace, capable d'installer de vrais atmosphères tendues n'est pas vraiment à remettre en cause, mais plutôt son manque d'intérêt manifeste pour un genre auxquels il goûte peu. Jusqu'à bazarder son twist final et balancer un générique de fin expéditif. Allez hop-là, la famille va bien, on rentre à la maison ! S'il tournera l'année suivant le grand mélo Un Homme, une femme, un enfant avec Martin Sheen l'année suivante, il y a des chances que ce projet lui trainait déjà dans la tête lors du tournage de La Vallée de la mort dont finalement les moments les plus réussis sont ceux qui concernent les personnages et leur situation familiale compliquée. Un papa qui s'effondre devant son petit bonhomme trop lucide dès les premières minutes, une maman qui tente de refaire sa vie, un beau-père du cru plutôt sympathique mais désarmé face à la jugeotte du blondinet.... Les dialogues sont souvent très justes, adroits et touchants, faisant du film un drame contrarié, une illustration pertinente sur le nouvel équilibre ardu des familles moderne, porté par un casting on ne peut plus solide et convaincant : Paul Le Mat (héros d'American Graffiti), Catherine Hicks (la maman du premier Chucky), Wilford Brimley (le brave papy de Cocoon et The Thing), Stephen McHattie (la tronche de psychopathe dans des tonnes de film) et le bambin Peter Billingsley. Une bouille ultra-connue à cette époque, star de nombreuses pubs, connu sous le nom de Billy (identifiable et pratique), apparus dans quelques films (Honky Tonk Freeway, Christmas Story) et qui, chose rare, est aujourd'hui un producteur actif et un personnage secondaire récurent du MCU. Ça ne fera pas un bon film d'horreur soit, mais La Vallée de la mort a finalement d'autres petites qualités.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Voilà une copie plutôt étonnante pour un film relativement mineur. Les cadres sont assez propres et stables, les couleurs lumineuses voir ensoleillées, la définition plus qu'honorable et le piqué souvent bien dessiné fini d'emballer le tout. On notera bien quelques arrières plans nocturnes qui s'étirent parfois un peu vers le neigeux, mais rien de dramatique non plus. Très efficace en tous cas.

 


Son :
Profitant d'une piste DTS HD Master Audio 5.1 anglaise assez inattendue, La Vallée de la mort ne fait pas forcément de grandes prouesses dans les ambiances, mais reste plutôt fluide tout du long avec un équilibre respecté et maitrisé. Bien entendu ce sont les dialogues et les effets frontaux qui sont mis en avant, rendant la piste assez proche de son homologue 2.0. La version française ne s'en sort pas trop mal, même sil faut passer outre certaines interprétations.

 


Interactivité :
Erwan le Gac is back. Bien loti dans son fauteuil de cinéma il se livre à une présentation très superficielle du film avec bien entendu la présentation des noms connus et quelques mises en avant des particularités du film. Quelques rares infos, pas grand-chose à dire en définitive et beaucoup de remplissage.

Liste des bonus : « La Vallée a des yeux » (13'), Galerie photos, Bandes-annonces.

 
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