LA BELLE ROUSSE DU WYOMING
The Redhead from Wyoming - Etats-Unis - 1953
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « La Belle Rousse du Wyoming »
Genre : Western
Réalisateur : Lee Sholem
Musique : Herman Stein
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais DTS-HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 77 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 24 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Belle Rousse du Wyoming »
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LE PITCH
Le grand ouest américain, nouveaux colons et anciens rangers livrent un combat acharné concernant le bétail, véritable richesse. En plein milieu des fortes tensions, un shérif tente de s’interposer quand un homme d’affaire, associé à une femme mystérieuse, essaie de gagner la confiance des colons pour gagner beaucoup d’argent...
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Pour une poignée de bétail

Point d'Indiens, de voleurs de banques ou de hors-la-loi ici. Dans La Belle Rousse du Wyoming, le principal antagoniste du film est un homme souriant, toujours élégant et éduqué. Un homme d'affaire, Jim Averell, qui brigue la place de gouverneur et qui est prêt à mettre une ville à feu et à sang pour y arriver. Comme pour Le Territoire des comanches sortie dans la même collection, le principal intérêt de ce La Belle Rousse du Wyoming se situe avant tout dans son scénario qui aborde une thématique interessante. Ainsi, la guerre que va provoquer Averell, est la retranscription d'un évènement qui a réellement existé dans l'ouest, la guerre du comté de Johnson. Un affrontement qui a duré 4 ans (entre 1889 et 1893) et qui a opposé de riches éleveurs à des confrères plus modestes pour le contrôle des terres dans le Wyoming. Un conflit qui a pris de plus en plus d'ampleur au fil des années et qui s'est terminé avec l'intervention de la cavalerie des Etats-unis.

 

Il était une fois la criminalité


Un sujet qui a nourri de nombreux scénarios de films, le plus connu étant sans doute La Porte du Paradis de Micheal Cimino. Mais en 1953 cet évènement n'est pas si éloigné que ça dans l'Histoire des Etats-unis et Hollywood va s'en emparer pour en faire, à l'écran, un mythe fondateur du pays à l'image de la conquête de l'ouest, la guerre de sécession ou le règlement de compte à Ok Corral. Époque oblige, le film reste surtout en surface de cette histoire et ne va jamais questionner les paradoxes de ses participants, notamment le fait que les premiers éleveurs refusent aux nouveaux arrivants les méthodes qu'ils avaient pourtant, eux-même utilisées, auparavant, dans l'appropriation du bétail. D'autres aspects sont par contre plus intéressants, notamment le personnage de Jim Averell incarné par William Bishop, un homme assoiffé de pouvoir qui n'hésite pas à jeter de l'huile sur le feu et même à lancer lui-même l'incendie pour parvenir à ses fins. Sa relation avec le personnage de Maureen O'Hara, faite de manipulation, d'attirance et de répulsion est finalement bien plus intéressante que l'histoire d'amour inévitable qu'elle vivra avec le héros du film. Le vrai climax du film si situera d'ailleurs dans le face à face qu'elle aura avec Averell plutôt que dans la bagarre entre les deux hommes.

Guerre de territoire, trahison, manipulation, pouvoir. Ces thèmes, généralement associés aux films de gansters, se retrouvent tous dans La Belle Rousse du Wyoming. On peut tout à fait voir dans cette histoire les débuts de la grande criminalité, qui sera aussi un autre genre mythique du cinéma Hollywoodien. Une filiation qui sera plus tard magnifiquement illustré par Sergio Leone dans sa trilogie des « Il était une fois... ».

De la même façon que Le Territoire des Comanches traitait de la question de la cohabitation avec les peuples Indiens après l'arrivée des colons, La Belle Rousse du Wyoming nous raconte un évènement réel et fondateur du pays qui a eu de lourdes répercussion par la suite. Ces deux thèmes seront repris bien plus tard avec Little Big Man d'Arthur Penn et La Porte du paradis de Micheal Cimino, cette fois de manière beaucoup plus ambitieuse et politique mais le traitement romantique et aventureux des années 50 n'occulte pas, et aide même parfois à faire ressortir, les questions humanistes que posent ces actes.

Benoit Llamazares




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Image :
Le transfert souffle le chaud et le froid avec une image parfois abimée, avec plusieurs taches et griffures et quelque fois trop contrasté, ce qui enlève de la définition. Mais le reste du film bénéficie d'un jolie travail sur les couleurs, qui fait très bien ressortir les différentes robes de Maureen O'Hara.

 


Son :
Attention il n'y a qu'une seule piste VO, pas de version française. Le transfert DTS-HD Master 2.0 est néanmoins très efficace et rend très bien les fusillades, coup de poing et chevauchés du film.

 


Interactivité :
Le bonus principal du blu-ray est la présentation du film par Jean-Pierre Dionnet. Anecdotes de tournage, biographie des acteurs, un supplément qui rappellera de bons souvenirs aux spectateurs du « Cinema de quartier » de Canal plus. On retrouvera à côté de ça, une bande annonce du film, une galerie de photo haute définition et la bande annonce de la collection western d'éléphant film.

Liste des bonus : Le film par Jean-Pierre Dionnet, Galerie Photos, Bandes-annonces

 
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