NOTRE HOMME FLINT
Our Man Flint - Etats-Unis - 1966
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Image de « Notre homme Flint »
Genre : Espionnage
Réalisateur : Daniel Mann
Musique : Jerry Goldsmith
Image : 2.35 16/9
Son : Français & Anglais DTS-HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 107 minutes
Distributeur : BQHL
Date de sortie : 25 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Notre homme Flint »
portoflio
LE PITCH
Lorsqu'un trio de scientifiques mégalomaniaques menacent le monde en manipulant le climat, les gouvernements n'ont d'autre choix que d'engager Derek Flint, un super-espion dont l'indépendance ne plaît guère…
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Man of International Mystery

Parmi les influences majeures citées par Mike Myers pour son hilarante trilogie Austin Powers, on trouve Notre Homme Flint, premier volet d'un diptyque de pastiches so sixties produit par la Fox. Cette première édition en haute-définition dans nos contrées est donc l'occasion de juger sur pièces de la valeur de cet instantané de pop-culture. Encore faut-il ne pas piquer du nez avant le générique de fin...

Lorsque James Bond débarque au cinéma en 1962 sous les traits de Sean Connery dans Dr No (réalisé par Terence Young), le succès est immédiat et le phénomène s'amplifie les années suivantes avec Bons Baisers de Russie et Goldfinger. Une formule est lancée et, naturellement, pastiches, parodies et copies plus ou moins frauduleuses se multiplient pour combler les attentes du public, avides d'espions virils, de gadgets explosifs et de belles pépées en petites tenues. Si les français font partie des premiers à surfer sur cette vague incroyablement rentable en ressuscitant OSS 117 (le premier volet cinéma au titre prophétique de OSS 117 n'est pas mort date de 1956), la Fox s'offre un vrai carton avec Notre Homme Flint. Sans nul doute conscient de ne pas pouvoir reproduire le même cocktail si particulier des aventures de 007, le producteur Saul David, n'ayant à son actif qu'un seul long-métrage, L'Express du Colonel Von Ryan avec Frank Sinatra, préfère une approche au second degré. Outrancier et coloré, Notre Homme Flint flirte avec la parodie sans s'y adonner complètement comme le fera le Casino Royale de Ken Hughes et cie en 1967. L'intrigue imaginée par Ben Starr et Hal Fimberg se veut tout aussi soignée que celle d'un James Bond lambda tout en multipliant les clins d'œils méta et en grossissant le trait juste comme il faut.

 

l'espion qui s'endormait


Notre Homme Flint, c'est aussi et surtout l'occasion pour James Coburn de s'imposer au premier plan. En effet, sorti du doublé Les Sept mercenaires / La Grande évasion (1960 et 1963), ce grand échalas au charisme reptilien, élève et ami de Bruce Lee, peine à décrocher autre chose que des seconds rôles. Mais le rôle de Derek Flint, espion polygame, réfractaire à l'autorité et hyper-instruit (au point qu'il conçoit lui-même ses gadgets!), captive l'imagination du public et lance la carrière de Coburn pour de bon. Au générique, un autre génie est de la partie : Jerry Goldsmith. Déjà rodé aux histoires d'espionnages pour avoir signé la musique de la série The Man from UNCLE (inspiré de vous savez quoi), le compositeur signe une partition jazzy et bondissante du plus bel effet. Goldsmith est d'ailleurs le seul à offrir un semblant de rythme à un film qui en manque cruellement. Signée Daniel Mann, un spécialiste de l'adaptation de pièces de théâtres (dont The Rose Tattoo, d'après Tennessee Williams), la mise en scène de Notre Homme Flint ruine consciencieusement tous les atouts d'une bande prometteuse. Cadres mous, montage neurasthénique, direction d'acteurs indolente, il faut le subir pour le croire. Peu importe que James Coburn ait la classe, que la musique claque et que les actrices soient affolantes (mention spéciale à l'israélienne Gila Golan), on s'ennuie copieusement et l'on rit bien peu. Comme quoi, la qualité des ingrédients n'a rien à voir avec la réussite d'un plat. A moitié assoupi, le cinéphile pourra emporter avec lui deux détails amusants : le bruit d'une sonnerie de téléphone, réutilisée dans Hudson Hawk (où James Coburn venait s'amuser aux côtés de Bruce Willis et Danny Aiello) et Austin Powers, et un patronyme, Hans Gruber...

Alan Wilson




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Image :
Les sources très variables des plans de miniatures lors du pré-générique laissent à croire que la copie n'a pas été restaurée. La suite vient heureusement suggérer le contraire avec une définition globalement acérée, des rouges éclatants et une compression qui résiste à tout, même aux intérieurs noyées dans la fumée d'un bistrot marseillais.

 


Son :
On est certes loin de l'acoustique nettoyée et boostée des récentes rééditions des Bond originaux mais la dynamique est parfaitement appréciable avec une piste musicale aux petits oignons, des effets qui ne saturent jamais, des ambiances au relief stéréo évident et des dialogues clairs.

Liste des bonus : aucun.

 
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