ALADDIN (2019)
Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
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Réalisateur : Guy Ritchie
Musique : Alan Menken
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 7.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 français, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, espagnol...
Durée : 128 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 30 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois voeux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…
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Le retour de prince Ali

Et un remake live de plus pour le studio Disney qui, au vu des scores au box office, a manifestement trouvé sa nouvelle poule aux œufs d'or. Entre Dumbo et Le Roi Lion, voici donc Aladdin nouvelle génération, encore une fois partagé entre modernité et nostalgie des de trentenaires bercés par un rêve bleu.

Les remakes et les réinterprétions ont toujours été une constituante du système hollywoodien et on ne va pas ici refaire l'analyse de la pertinence ou non des réinterprétations de classiques animées en cinéma live gavé de CGI. Le plus gênant n'est pas le concept mais le systématisme. Face au déluge d'exercices du même type et de titres qui se rapprochent de plus en plus des années 2000, Aladdin comme les autres a donc dans le concept le postérieur entre deux chaises. Celui des attentes incontournables de certaines images, personnages, scénettes et surtout chansons, et la nécessité d'en offrir tout de même un regard légèrement neuf. Une suite d'aller-retour vers ses deux pôles donc qui offre quelques vraies surprises à l'instar de la personnalité de Will Smith choisi pour remplacer le regretté Robin Williams qui avait définitivement marqué le personnage de sa propre folie et d'une énergie nourrie par de multiples improvisations. L'ex-Prince de Bel Air (même décennie, même génération) réussit à garder la ligne tout en insufflant une bonne dose de groove dans le phrasé et les chansons du métrage. Un soupçon de RnB' à l'ancienne, des chorégraphies tout aussi inspirées par les productions Bollywood, la musique d'Alan Menken ne s'est rarement aussi bien portée, et ce même lorsque le compositeur s'essaye à deux chansons inédites dédiées à une Jasmine beaucoup plus volontaire.

 

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Une volonté marquée de développer plus avant les personnages effectivement très agréable lorsqu'il s'agit d'insuffler un peu de féminisme dans la figure passive de la (très) jolie princesse (Naomi Scott.... Whoua !), mais qui s'avère bien moins convaincante lorsque sous couvert de mettre en lace un léger parallèle entre Aladdin et le vilain Jaffar (désormais ancien voleur et self-made criminal en quête de reconnaissance). Là le métrage perd totalement de vue le charisme machiavélique de ce dernier avec une erreur de casting très handicapante. Le petit manque de maitrise de cet Aladdin de 2019 se ressent tout autant dans un spectacle impressionnant dans sa démesure budgétaire (effets spéciaux et décors renversants), mais trop souvent ramené au sol par un découpage hasardeux et des plans pas franchement inspirés. Ancien auteur de film culte british (Snatch, Arnaques crimes et botaniques) Guy Ritchie s'est depuis longtemps perdu dans le système américain et se livre ici à un nouvel exercice de yes man anonyme où ses rares tentatives d'imprimer son style sec et tranché sur certaines scènes très Indiana Jones jurent immédiatement avec le débordement de couleurs, de dorures et la naïveté volontaire d'un conte des 1001 nuits à la sauce Disney. Forcément très loin de la réussite totale du dessin animé de 1992, son pendant live reste un spectacle agréable, souvent assez drôle (encore une fois merci Will Smith) et à la bande son presque supérieure dans ses décalages... Mais pas sûr que ce soit celui que les parents choisiront de montrer aux enfants les dimanches pluvieux.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Capturé en 3.4K le nouvel Aladdin doit clairement être renversant sur support UHD. On se contentera ici d'un Bluray légèrement plus sage, mais tout de même plus qu'impressionnant dans le flot de couleurs et de détails qu'il déverse constamment à l'écran. Les plans d'une profondeur sidérants creusent des matières présentes et à la définition optimale, tandis que la palette de couleurs chatoyantes et admirablement contrastées retrouve sans peine la magie des contes animées. On notera bien des séquences nocturnes un peu trop numériques, mais là le support n'y est pour rien.

 


Son :
Sans faiblesse, sans baisse de régime le DTS HD Master Audio 7.1 anglais joue lui aussi la carte du grand spectacle avec des chansons qui semblent couler dans la pièce, des ambiances chargées mais toujours limpides et un équilibre constamment maitrisé entre une dynamique de blockbuster et la netteté d'une comédie musicale familiale. Dommage de voir que l'éditeur n'a pas encore perdu sa fâcheuse habitude de ne proposer pour les versions doublées que de pauvres et sous-alimentés Dolby Digital 5.1.

 


Interactivité :
Vu le succès rencontré par le film et l'aura toujours intacte du petit bijou d'animation, on aurait pu s'attendre à un peu mieux coté suppléments quecette  petite succession de featurettes promotionnelles. Le jeune Mena Massoud qui joue les fans boy sur le tournage, le réalisateur et Will Smith qui viennent se faire reluire l'égo... Pas très passionnant tout ça. On pourra toujours chercher quelques surprises du coté des scènes coupées... En vain.

Liste des bonus : Le Journal vidéo d'Aladdin (10'), Chanson coupée (2'), Guy Ritchie : un génie du cinéma (5'), Un Génie comme ami (4'), Scènes coupées (11'), Clips (12'), Bêtisier (2')

 
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