CREED II
Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Creed II »
Genre : Drame, Sport
Réalisateur : Steven Caple Jr.
Musique : Ludwig Göransson
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos et DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Allemand, Français, Italien…
Sous-titre : Français, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol...
Durée : 130 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 15 mai 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Creed II »
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site officiel
LE PITCH
Neuf ans après le crépusculaire Rocky Balboa, Creed premier du nom relançait avec brio une franchise qu’on croyait à tout jamais terminée. Quatre ans plus tard, le fils d’Apollo continue son parcours de champion dans une suite nettement moins réussie mais toujours aussi marquée par l’esprit et la patte de l’irremplaçable Sly.
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le tournoi des champions

Neuf ans après le crépusculaire Rocky Balboa, Creed premier du nom relançait avec brio une franchise qu'on croyait à tout jamais terminée. Quatre ans plus tard, le fils d'Apollo continue son parcours de champion dans une suite nettement moins réussie mais toujours aussi marquée par l'esprit et la patte de l'irremplaçable Sly.

A l'issue de Creed, Adonis s'était montré digne de porter le short de son père et les couleurs de son pays. Lui qui n'était qu'un nom, dans l'ombre d'un père qu'il n'a pas connu, gagnait enfin son prénom et marquait ses débuts dans l'Histoire. Creed II, au bout d'un match d'une dizaine de minutes (sans aucun souffle, un comble), le voit enfin entrer en possession de la mythique ceinture des champions du monde poids lourds. Une introduction qui n'est là que pour faire intervenir son prochain challenger, un russe nommé Drago et qui va réveiller les vieux démons couchés sur les braises encore incandescentes de la vengeance. Alors que le film de Ryan Coogler réinventait la franchise, celui de Steven Caple Jr. (un seul film au compteur, The Land) se complaît à sauter les deux pieds joints dedans. Dès les présentations faites, cette suite ne devient alors qu'un presque copié/collé de Rocky IV, le plus blockbuster des Rocky, où ne compte que la longue montée en puissance jusqu'au choc irrémédiable des deux mastodontes. Une ressemblance qui dessert le film, qui devient du coup extrêmement prévisible. Heureusement, la plume de Stallone, toujours aussi prompte à replonger dans l'encre bleue des hématomes (récoltés hors du ring), va encore une fois se montrer très efficace.

 

Au nom du père


Au-delà des entraînements et des combats, finalement vus et revus, Sly va placer le thème du père au centre de son scénario. Comme il l'avait fait pour le mal-aimé Rocky V (et qu'il va s'évertuer à rappeler) pour donner à Rocky une conclusion digne de lui avec son propre fils. Cette histoire d'héritage, commencée avec le premier Creed, continue donc bien ici mais sur plusieurs niveaux. Entre Adonis et le disparu mais terriblement présent Apollo, dont il peine encore à porter le nom. Avec sa fille, Amara, tout juste née et pour laquelle il se doit, lui, d'être présent. Entre Rocky et son fils, avec qui il n'a plus aucun contact depuis des années (et qui est lui aussi père depuis). Et enfin entre les deux titans russes Drago, dont les relations ne semblent exister qu'au travers de l'esprit de vengeance du père, qui a tout perdu depuis sa défaite contre Rocky. Si la plume de Sly fait une nouvelle fois des merveilles et donne au film quelques belles séquences d'émotion (le test auditif de la petite Amara, les retrouvailles des Balboa), elle chute à certains moments, notamment autour des Drago, pas assez développés (le charisme de Dolph méritait mieux) et même décevants lors d'une conclusion au revirement de dernière minute peu crédible.
Côté réalisation, Steven Caple Jr. n'a pas l'expérience d'un Ryan Coogler et n'arrive jamais à insuffler l'énergie contenue dans l'ADN même de la franchise. Heureusement, la belle photo de Kramer Morgenthau alliée aux partitions de Ludwig Göransson (qui rempile) vont donner corps et liant à l'ensemble. Jusqu'à l'arrivée, forcément attendue comme le messie, du célèbre thème de Bill Conti, toujours prompt à injecter la dose d'adrénaline au moment propice, donnant à n'importe quel film de la série son apogée orgasmique.

Sans être totalement raté, loin s'en faut, Creed II n'est donc jamais à la hauteur de son prédécesseur. Et s'il réussit finalement à faire pencher la balance du bon côté, c'est parce qu'il sait capitaliser sur les qualités indéniables de la saga et le charisme exceptionnel de Sly, incroyablement touchant en Rocky vieux et fatigué. Tant qu'il sera présent et aussi actif devant que derrière la caméra, on peut parier que la franchise a encore de beaux jours devant elle.

Laurent Valentin






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Image :
Parfaite. Les noirs sont incroyablement profonds (mention spéciale lors de la mise en scène du premier combat entre Adonis et Viktor) et les détails explosent à l'écran (la sueur sur les visages, les gouttes de sang qui perlent). Un régal pour l'oeil.

 


Son :
Si une des pistes anglaises a droit à son Dolby Atmos forcément plus féroce, la piste française et son Dolby Digital 5.1 ne démérite pas et offre une belle expérience sonore très enveloppante. On lui préfèrera tout de même de toute façon la vo (même en DTS HD Master Audio 5.1) plus chaude et immersive.

 


Interactivité :
Plusieurs modules de quelques minutes reviennent sur différents éléments de la production ou du scénario. L'un d'entre eux se penche évidemment sur l'héritage père/fils tandis qu'un autre revient tout particulièrement sur Florian Munteanu, boxeur professionnel choisi pour incarner Viktor Drago. Un autre revient sur les rôles féminins. Le plus long est celui consacré à la franchise elle même, qui revient sur plusieurs de ses plus grands moments et l'héritage laissé derrière elle. Viennent ensuite quatre scènes coupées pas exemptes d'intérêt pour certaines mais qui devaient clairement ralentir (encore un peu plus) le rythme du film. En conclusion, des bonus plutôt rapides à parcourir et qui ont la qualité de donner la parole à certains intervenants intéressants (comme l'ex champion Sugar Ray Leonard).

Liste des bonus : Père et fils (7'16), Un interprète pour Viktor Drago (5'43), Les femmes de Creed II (5'51), L'héritage de Rocky (15'01), Scènes coupées (9'46).

 
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