L’INTERVENTION
France - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « L’Intervention »
Genre : Action
Réalisateur : Fred Grivois
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS HD Master Audio 5.1 et 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 98 minutes
Distributeur : M6 Vidéo
Date de sortie : 30 mai 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « L’Intervention »
portoflio
LE PITCH
1976 à Djibouti, dernière colonie française. Des terroristes prennent en otage un bus d’enfants de militaires français et s’enlisent à une centaine de mètres de la frontière avec la Somalie. La France envoie sur place pour débloquer la situation une unité de tireurs d’élite de la Gendarmerie. Cette équipe, aussi hétéroclite qu’indisciplinée, va mener une opération à haut risque qui marquera la naissance du GIGN.
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snipers

Après La Résistance de l'air, l'ancien réalisateur de génériques titres Fred Grivois continue de creuser l'idée d'un cinéma français qui assumerait sa culture du ciné de genre. Ainsi si L'Intervention revient sur la première mission du GIGN, il s'apparente beaucoup plus à une version hexagonale des 12 salopards qu'à un documentaire.

Attaqué par quelques membres de la gendarmerie et par les proches des victimes de cette terrible prise d'otage à Djibouti, L'Intervention n'avait pourtant absolument rien du film dossier, ni même de l'outil de propagande venant célébrer le courage et la force de nos militaires. Metteur en scène plutôt modeste dans ses ambitions, Fred Grivois avait simplement envie ici de livrer un divertissement efficace et de retrouver ce qui faisait le charme du cinéma populaire des décennies passées et en particulier des 70's. Une cinéphilie qu'il illustre frontalement par des effets de montages bien marqués (split screen à foison), par un scope à l'amplitude citant ouvertement le western italien ou de nombreuses astuces scéniques (le montage son par exemple) largement inspirées du maitre Sergio Leone. Clairement, malgré des moyens clairement en dessous des ambitions, L'Intervention a de la gueule et surtout un sens de l'efficacité admirable.

 

cibles mouvantes


Là où les péloches conditionnées par la télévision ont tendance à multiplier les trames secondaires, à se vautrer dans le mélo et les bons sentiments, le réalisateur préfère construire son film en ligne droite, dure comme un coup de trique, et faire monter un suspens maitrisé reposant à la fois sur un enjeux géographiques (le bus pleins d'enfants otages coincé entre deux armées) et historiques (dernière colonie française, première mise en marche des méthodes du GIGN), desquels va pouvoir naitre une certaine émotion. Tous les efforts évidents pour donner un grand réalisme à l'opération, à crédibiliser les codes de l'élite de la gendarmerie, à donner une vraie dimension à un ennemi dénué de manichéisme, permettent d'habiller le métrage pour mieux qui infuser une décontraction tout à fait franchouille. Certaines vannes tombent parfois à plat, quelques membres du casting sont un peu en dessous (ou trop au dessus), mais il faut avouer que voir débarquer la bande de barbouzes, hétéroclite, décontractée et souvent totalement décalée avec la rigueur militaire, donne un charme certains à L'Intervention. Une bonne dose de Belmondo jusque dans le cigare au bec, de bons gros coups de coudes virils que n'auraient pas renier un Charles Bronson et ses copines, quelques saillies beaucoup plus colorées à rapprocher d'une écriture à la Astier, la poignée d'acteurs, menée par le solide et ironique Alban Lenoir (Goal of the Dead, Hero Corp), fonctionne à merveille jusque dans ses petits excès. Un peu au détriment de la gentille institutrice jouée avec conviction par la charmante Olga Kurylenko, il est vrai. Avec son assaut final d'une quinzaine de minutes, sec et professionnel à l'extrême le second long métrage de Fred Grivois ne fera pas forcément date, mais reste un spectacle plus qu'honnête et bien troussé.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Question de se refaire une santé en Home Video, L'Intervention est doté d'un superbe master HD qui insiste admirablement sur les teintes chaudes et les matières du désert africain. Le cadre est bien entendu immaculé, les noirs tendus et la définition constamment aux limites du support. Seul petit bémol, toute cette précision n'épargne pas par contre quelques rares retouches numériques (les giclées de sangs) dont l'aspect artificiel peut sauter aux yeux.

 


Son :
M6 a l'habitude de proposer un petit DTS HD Master Audio 2.0 équilibré et idéal pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une installation Home Cinema. Les plus chanceux opteront alors pour le DTS HD Master Audio 5.1 beaucoup plus affriolant. Dynamique, voir même ludique, la piste séduit tout particulièrement dans sa capacité à rendre, voir accentuer, tout le travail effectuer sur les effets sonores, les petits détails d'ambiance, qui donnent une dimension supplémentaire au film.

 


Interactivité :
Pas de making of au programme, ni de participation des acteurs (ce qui est bien dommage) mais une compilation de trois interviews plutôt intéressantes. D'un coté le réalisateur qui revient sur les origines du projet, ces choix du casting, sa direction artistique et quelques anecdotes de tournage. Et de l'autre Jean-Michel Chapelain et Daniel Cerdan, deux ex-membres du GIGN qui racontent à la fois l'entrainement vécu par leurs homologues à l'écran, tout en précisant quelques détails plus ou moins réalistes du film. Sans en faire des tonnes ni se perdre dans les congratulations d'usage, le supplément se montre précis et efficace et retient sans problème l'attention.

Liste des bonus : Interview du réalisateur et de deux ex-membres du GIGN (35'), Bande annonce.

 
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