ROBIN DES BOIS - PRINCE DES VOLEURS
Robin Hood Prince of Thieves - Etats-Unis - 1991
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Robin des Bois - Prince des Voleurs »
Genre : Aventure
Réalisateur : Kevin Reynolds
Musique : Michael Kamen
Image : 1.85 16/9
Son : Français & Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 143 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 10 décembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Robin des Bois - Prince des Voleurs »
portoflio
LE PITCH
Robin de Locksley rentre de croisade pour découvrir que le sheriff de Nottingham lui a volé ses terres et réduit les sujets du royaume à la misère. Autant pour vengeance que pour l’empêcher de prendre le trône d’Angleterre en épousant Lady Marianne, Robin rejoint les rebelles retranchés dans les bois…
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Bullseye

Enorme succès populaire des années 90 iconisant à l'extrême un certain Kevin Costner, Robin des bois Prince des voleurs réussit, malgré les prédictions, à traverser le temps.

Pas un chef-d'œuvre, mais une tripotée d'acteurs inoubliables et une remise à neuf d'un mythe que Ridley Scott n'aurait peut-être pas du se risquer à critiquer alors qu'il était en tournage de sa propre version. Assez malvenu...

 

Les films de cape et d'épée, c'est un peu le même combat que pour les westerns... en pire. Alors que les cowboys et les indiens réussissent régulièrement leur retour dans les grandes pleines, les héros en collants verts font figure de grands paria. A cet instar, la tentative de Kevin Reynolds (La Bête de guerre, Waterworld) à l'aube des années 90 est on ne peut plus méritante. Comment faire oublier le long-métrage de Walt Disney, le sourire d'Errol Flynn voire l'incarnation romantique de Sean Connery dans La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) ? Pari impossible a priori, sauf que le réalisateur n'a aucunement l'intention de s'y confronter. Quitte à heurter les puristes, les aventures du héros de Sherwood sont largement réécrites, des personnages disparaissent, d'autres apparaissent... On y découvre un demi-frère à Robin (Christian Slater), un camarade des croisades maure (Morgan Freeman, jovial au possible) et surtout un Shérif de Nothingam (compilation du personnage et du Prince Jean) devenu un adepte de la magie noire, sous le joug d'une mère/sorcière castratrice.

 

Double cible

 

Première surprise donc, Robin des bois n'est plus le seul héros de ce long-métrage décomplexé, puisque le méchant de l'histoire a le don de bouffer par son jeu volontairement théâtral et hystérique toutes les scènes ou il apparaît. Un constat forcément plus évident depuis l'apparition d'une version longue qui lui est quasiment entièrement dédiée. Dans le rôle, on trouve de gigantesque Alan Rickman, qui certes joue sur le même registre que pour un certain Hans Gruber, mais apporte une folie réjouissante dans un film ne se voulant rien d'autre qu'un pur divertissement, drôle, fun et bien troussé. Quelques blagues potaches, une pointe d'ironie et beaucoup d'aventure où Reynolds assume son statut d'artisan honnête et dévoué. Et Kevin Costner dans tout ça ?  Alors en pleine gloire (il sort tout juste des Incorruptibles, de Jusqu'au bout du rêve et surtout de Danse avec les Loups et s'apprête à tourner dans l'immense JFK), la star resplendit de décontraction et du sourire enjôleur qui faisait alors fondre toutes les femmes du monde. Acteur impeccable, il incarne Robin avec une justesse presque juvénile tout en restant crédible dans ses vêtements pseudo-moyenâgeux, plus postmodernes qu'autre chose. Enorme succès en son temps, Robin des bois Prince des Voleurs représente à la perfection une certaine idée du cinéma populaire des années 90. Capable de digérer les références, les icones pour offrir une œuvre moderne, inventive et un spectacle toujours aussi efficace. Même la chanson de Bryan Adams nous donnerait presque la larme à l'œil... Et pas que par nostalgie. 

Nathanaël Bouton-Drouard
Un Autre Avis :

"Propulsé très haut par le score de Michael Kamen et un casting en or massif, ce Robin des Bois jette un pont entre tradition et modernisme. Le résultat est à la fois indispensable et indémodable."

A.W.









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Image :
Il est impossible de cacher sa déception face à un rendu très inégal. C'est un peu comme si ESC avait tenté de concilier deux masters très différents l'un de l'autre. L'exemple le plus frappant est le contraste entre un générique d'ouverture à la définition très pointue et aux couleurs vibrantes et la scène des geôles de Jérusalem aux noirs délavés et aux couleurs ternes, la faute à un bruit vidéo non négligeable. Ce n'est pas franchement pire que la précédente édition de 2009 mais ça n'est guère mieux non plus.

 

 

 

Son :
Aucunes mauvaises surprises avec une stéréo robuste et propre et des basses agréablement réparties. L'exhaustivité reste la proposition la plus judicieuse de l'éditeur avec le choix entre les deux versions françaises, l'originale et celle de 2003, sur la version longue ... même si la VO reste loin devant, notamment dans le rendu du score de Michael Kamen avec une belle ouverture à l'avant.

 

 

 

Interactivité :
Mi-figue, mi-raisin. Malgré les annonces sur le site de l'éditeur, tous les bonus n'ont pas fait la traversée depuis la galette (épuisée) de Warner Video. Adieu les commentaires audio, donc. Mais aussi l'extrait live de Bryan Adams en Irlande, devant Slane Castle. Pour compenser ces pertes, ESC a produit deux courts entretiens maisons avec des historiens du cinéma qui offrent une vision du mythe à la fois globale et joliment analytique. Restent aussi le pseudo-documentaire présenté avec entrain par Pierce Brosnan et qui mélange Histoire et promotion, une série d'interviews d'époque avec le casting et la piste musicale isolée en 5.1. En fin de compte, le seul avantage de cette réédition, en plus de la présence combinée des deux montages, tient dans un packaging très classe où l'on retrouve l'affiche originale. Les collectionneurs seront comblés, à condition de conserver précieusement l'édition blu-ray de 2009.

 

Liste des bonus : Version longue (151'), Entretien autour du film avec Hervé Dumont, « La légende de Robin des Bois » par Frédéric Albert Levy, Documentaire, Entretiens avec Kevin Costner, Alan Rickman, Morgan Freeman, Mary Elizabeth Mastrantonio et Christian Slater, Piste musicale séparée en 5.1, Bandes-annonces

 
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