A FEU ET à SANG
The Cimarron Kid - Etats-Unis - 1951
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « A feu et à sang »
Genre : Western
Réalisateur : Budd Boetticher
Musique : Joseph Gershenson
Image : 1.33 4/3
Son : Français et anglais DTS HD 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 84 minutes
Distributeur : Sidonis
Date de sortie : 20 août 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « A feu et à sang »
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LE PITCH
Accusé à tort d’avoir prêté main forte aux frères Dalton dans une attaque de train, William Doolin n’a pas d’autre choix que de rejoindre le gang dans leur fuite.
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les dalton en cavale

Quasi inconnu du grand public, Budd Boetticher avec son nom de légende de l'Ouest l'est beaucoup moins des aficionados du Western qui voient en lui un solide artisan du genre, capable de surprendre dans ce milieu balisé.

Il est vrai que loin des grands noms de légende qui ont donné au western leurs lettres de noblesse, Boetticher a su faire son trou sans être médiatisé pour autant. Plus connu pour Sept hommes à abattre où Randolph Scott et Lee Marvin s'affrontaient dans un extraordinaire duel final, A feu et à sang se pose comme un melting-pot de son savoir-faire. Le scénario de son film met en scène un hors-la-loi malgré lui qui, pourchassé, est obligé de rejoindre le gang pour lequel on l'accuse de complicité. Ses bandits de grands chemins ne sont autres que les frères Dalton ! N'y cherchez pas de ressemblance avec les personnages créés par Morris dans les célèbres BD de Lucky Luke, ceux-ci en ont dans la cervelle et leurs méfaits font souvent mouche. Spécialisé dans les attaques de train (filmées avec brio), elles attirent les foudres des shérifs locaux.

 

héros national


Rien de révolutionnaire du côté du soleil couchant dans cette histoire et c'est bien là que le bas blesse. Prévisible, elle ne passionne guère et la mise en scène fait souvent office d'illustration dans la psychologie naïve des personnages. Boetticher délaisse Randolph Scott au profit de l'acteur Audie Murphy qui n'a rien du flic habitant à Beverly Hills. Difficile d'imaginer que sous ses airs de jeune premier, cet acteur de 26 ans fut l'un des soldats les plus décorés de la Seconde Guerre Mondiale. Il deviendra une tête récurrente du genre jusqu'à son dramatique décès dans un accident d'avion vingt ans plus tard après le tournage de Qui tire le premier de... Budd Boetticher. Ne laissant pas une interprétation inoubliable, l'acteur est ici plutôt fadasse. Le film se rattrape néanmoins quand le réalisateur s'attaque aux scènes d'action. A feu et à sang nous en offre au moins une excellente, avec une fusillade où les rebelles tombent dans un traquenard dans un décor de gare abandonnée. Sèche, et loin d'une exaltation lyrique à la Sergio Leone, la mise en scène peut rappeler par moment celle d'un Robert Aldrich : rêche tout en allant droit au but. C'est malheureusement la meilleure chose du film. Celui-ci se conclut avec une morale sauve où la bien-aimée du héros l'oblige à se rendre afin de reprendre un nouveau départ.

Loin d'être inoubliable, ce western comme tant d'autres reste une série B sans grande surprise aussi vite vu qu'oubliée. Il devient juste assez anecdotique pour apprécier une autre vision des fameux Dalton loin de l'imagerie populaire.

Cédric Lemaire




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Image :
A feu et à sang n'en est pas à sa première édition, mais c'est la première fois qu'il s'invite sur le support blu ray. La nouvelle copie est particulièrement propre et contrastée même si elle a tendance à une certaine instabilité sur ses arrières plans avec un flou parfois persistant.

 


Son :
Comme souvent, on préfère la VO à la piste française qui malgré son mixage en DTS HD les ambiances sont en retrait. Plus proche du mixage d'origine, celui-ci est claire et équilibré avec des dialogues de bonnes factures et souffre moins du souffle récurent ressenti sur la piste française.

 


Interactivité :
En guise de bonus, nous avons le droit à un documentaire d'une heure sur le projet cher au cœur du réalisateur sur le thème de la corrida. Film qu'il mis dix ans à concrétiser engloutissant par là bon nombres de ses économies. Pas inintéressant, mais un poil hors de propos.

Bonus : Les années Arruza 55', Galerie photo.

 
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