COCOON
Etats-Unis - 1985
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Cocoon »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Ron Howard
Musique : James Horner
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 117 minutes
Distributeur : Carlotta
Date de sortie : 8 août 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Cocoon »
portoflio
LE PITCH
Pensionnaires d’une maison de retraite en Floride, Art, Ben et Joe vont régulièrement se baigner dans la piscine d’une villa voisine à l’abandon. Un jour, ils remarquent la présence de cocons géants dans l’eau. Les trois compères retrouvent soudain l’énergie de leurs vingt ans et voient tous leurs problèmes de santé s’envoler. Mais ces cocons aux pouvoirs magiques sont en réalité des extraterrestres en hibernation que leurs semblables, déguisés en humains, veulent ramene...
Partagez sur :
They come in peace

Symbole parmi d'autres du cinéma popcorn des années 80, Cocoon reste un souvenir chaleureux pour de nombreux spectateurs de l'époque, émerveillés par ce conte fantastique sensiblement SF, pédalant sur les traces d'un certain E.T.

Tout comme dans le classique de Steven Spielberg apparu sur les écrans en 1982, l'alibi de science-fiction et l'apparition de gentils extraterrestres en pleine mission de sauvetage n'est effectivement qu'un moyen pour transformer un mélodrame hollywoodien en fable intemporelle. Un peu à la manière d'un épisode de La Quatrième dimension, quitte à ressembler étrangement au sketch de Spielby pour le long métrage sorti en 1983 et sa réflexion doucereuse et attendrie sur la fin de vie, la vieillesse et la mort. N'en déplaise à quelques irréductibles, Ron Howard réalisateur n'est jamais aussi efficace que lorsqu'il se glisse dans les codes de ses mentors soit George Lucas (Willow.... Euh oublions Solo) et Spielberg, dont il partage clairement la nostalgie de l'approche sentimentale de Capra, et préserve une forme classique. Entamé juste après le succès populaire du charmant Splash (avec Tom Hanks période marrant), Cocoon en retrouve régulièrement la fraicheur et la justesse, essentiellement d'ailleurs lorsqu'il s'intéresse directement à son casting du 3ème âge. Des visages ridés, échos d'un âge d'or d'Hollywood (Jessica Tendy, Don Ameche, Hume Cronyn... d'authentique ex stars sous contrats), que le film confronte sans détour à une fin du voyage terriblement proche, constamment rattrapés par la fatigue, la douleur, les souvenirs, et pour certains le grand C ou des pertes de mémoires séniles.

 

grnnies on the loose


Touchants, attendrissants, ils sont surtout interprétés et écris comme des personnes qui tentent de retrouver un second souffle. Un miracle qui apparaitra sous la forme de quelques cocons plongés dans la piscine d'un particulier, que ces joyeux drilles ont l'habitude de squatter. Douce réflexion sur la quête de la jeunesse éternelle, sur l'acceptation de la mortalité (d'où l'image d'un faisceau de lumière venu des cieux), Cocoon a par contre pris au cour des années quelques coups de vieux. Pas uniquement du coté des effets spéciaux lumineux dessinants les fameux « antariens » (le maquillage est tellement visible que cela devient gênant), mais surtout par le besoin de Ron Howard d'en donner pour toute la famille. Comme si ce fameux « grand publique » ne pouvait se satisfaire d'une bande de papy retrouvant leur fougue avec beaucoup d'humour, le métrage tente de développer des personnages secondaires peu convaincants et surtout assez inutiles. Si Brian Dennehy est forcément impérial en ambassadeur venu d'ailleurs, la romance entamée par Steve Guttenberg (échappé des Police Academy) et Tahnee Welch (fille de Raquel alors bien plus belle que maman) alourdie le rythme d'un spectacle qui n'aurait rien perdu avec vingt petites minutes en moins. Reste que ce mélange des genres, cette poésie jamais poussive et sa fantaisie joliment profonde pour une comédie popcorn, préserve clairement ses charmes aujourd'hui où tant de studio tentent de retrouver l'esprit « Amblin ».

Nathanaël Bouton-Drouard












COCOON © 1985 TWENTIETH CENTURY FOX FILM CORPORATION. TOUS DROITS RÉSERVÉS.
Partagez sur :
 

Image :
Cela faisait bien trop longtemps que Cocoon trainait dans les bacs promos dans une copie granuleuse et fadasse. Même si le master proposé aujourd'hui en France par Carlotta date un peu (il est dispo aux USA depuis 2010) et se fait régulièrement rattraper par quelques séquences trop douces et surtout des plans à FX composites très marqués par des tentatives de sauvetage numérique, l'amélioration est plus que notable. Au niveau de la colorimétrie tout d'abord, plus riche et plus chaude (aaah ces couchés de soleil en pleine mer) , et une netteté avouons-le totalement inédite pour cette production.

 


Son :

Les puristes seront sans doute un peu déçus de ne pas retrouver ici les mixages Stéréo d'origine, mais les DTS HD Master Audio 5.1 s'avèrent heureusement très soignés dans leur restitution assurant un équilibre et une clarté constante et ne délivrant des effets surround qu'à bon escient. Les ambiances maritimes, le chant des dauphins, une boule de lumière qui virevolte dans une large piscine à l'écho audible... Très efficace.

 


Interactivité :
Un peu chiche, la section bonus ne contient qu'une petite série de featurettes promotionnelles d'époque, ne dépassant en général pas les deux-trois minutes. Les thèmes abordés (le réalisateur, les scènes sous-marines, les acteurs...) sont bien entendu survolés et baignés dans un propos des plus sages, heureusement sauvé par un Brian Dennehy qui révèle sa méthode pour interpréter un « extra-terrestre ». C'est peu. Un peu triste de ne pas retrouver sur la galette le commentaire audio de Ron Howard...

Liste des bonus : 5 featurettes (18'), Bandes-annonces.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020