X-MEN ORIGINS : WOLVERINE
Etats-Unis - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « X-Men Origins : Wolverine »
Réalisateur : Gavin Hood
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS-HD Master Audio, DTS français, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, néerlandais…
Durée : 105 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 4 novembre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « X-Men Origins : Wolverine »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Après avoir intégré le programme militaire " Weapon X " qui transforme les mutants en armes vivantes, Wolverine n'a de cesse de retrouver ceux qui ont tué son père et la femme qu'il a aimée.
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X-Men Apocalypse

Après le désastre artistique de X-Men 3, fomenté par un Brett Ratner décidément nuisible au cinéma populaire, la Fox avait l'occasion de se racheter auprès des fans en développant, via ce Wolverine, l'une des intrigues les plus passionnantes des deux volets de Bryan Singer. Hélas, le résultat flirterait plutôt avec les zèderies d'un Resident Evil Apocalypse...

 

Si l'évocation du second volet ultra bis de la série produite par Paul W.S. Anderson risque de glacer les sangs des connaisseurs, difficile de ne pas voir en X-Men Origins Wolverine une excroissance de ce spectacle décérébré et poseur. Les super-héros de la Marvel sont ici traités avec la même vulgarité que cette bonne vieille Milla Jovovitch, décanilleuse de zombies pourvue de talents d'acrobates, et d'une réactivité hors du commun. L'approche scénique de Gavin Hood, pourtant embauché par Hugh Jackman pour son savoir-faire dramatique (cf son film sud-africain Mon nom est Tsotsi), pioche elle-même dans l'arsenal d'effets d'Alexander Witt : bande son hard rock, caméra agitée, obturateur salement ouvert, gros plans à tous les étages, surtout lors des combats au corps-à-corps... Le rapprochement est embarrassant, jusqu'à un affrontement final entre notre héros et une version terriblement peu cinégénique de Deadpool (les fans vont hurler), faisant écho à la baston illisible entre Alice et le Némésis. Le plus gênant ? Resident Evil Apocalypse avait coûté 30 millions de dollars. Malgré un spectacle comparable dans son nivellement par le bas, Wolverine en a brûlé quant à lui plus de 100 millions.

Sortez les griffes

Qui invectiver dans cette affaire ? Qui Diable, au sein d'une équipe comptant une armada de producteurs (dont la star Hugh Jackman) tenir pour responsable de ce saccage ? Sans doute pas Gavin Hood, cavalier anonyme sur un échiquier qui le dépasse à tous les niveaux. Relégués à la seconde équipe (et ça se voit), souffrant des remontages successifs et handicapés par des effets visuels inachevés (les images de synthèse, notamment les griffes du héros, sont d'un autre âge), les morceaux de bravoure sentent le DTV à plein nez, jusqu'à un générique accumulant les plans figés à la manière d'une ouverture de série télé. Cantonné aux ressorts dramatiques d'une intrigue réécrite, à son insu, au fur et à mesure de la production (la cohérence avec les opus de Bryan Singer s'envole d'ailleurs au fil de la projection), Hood est littéralement contraint de prendre le mythe à revers. Au flashback tétanisant de X-Men 2, voyant un Logan déambuler nu en hurlant, toutes griffes dehors et du sang perlant sur ses muscles, Wolverine substitue une succession de séquences-gags, dont une course à pied tout droit sortie de Benny Hill et un défonçage de salle de bain digne de Blake Edwards. Incapable de trouver le ton juste, Wolverine aggrave son cas en se moquant ouvertement de son plus petit second rôle (pauvres Blob et Gambit !). Un parti-pris quasiment ordurier vis-à-vis du matériau d'origine, qui achèvera de reléguer cet X-Men Origins aux oubliettes dans lesquelles X-Men 3 a déjà sombré. Il y a fort à parier que le prochain opus annoncé par le studio, un Young X-Men annoncé avec une maladresse inouïe dans l'épilogue de ce Wolverine, peine à relever le niveau...
Alexandre Poncet


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Image :
FPE a soigné son travail, produisant ici un master détaillé et précis où apparaît une jolie palette de couleurs et des noirs bien profonds. On regrette un léger manque de « relief » dans certains plans, mais le piqué est solide toute comme la compression. Seul problème, Wolverine ne semble pas être un film qui supporte le format HD puisque outre une photographie parfois trop floutée et austère, la copie Blu-ray souligne tous les mauvais effets de composites (et ils sont nombreux) et des effets de synthèse nanardeux (vive les griffes bleutées). Reste un joli grain de pellicule qui nous rappelle qu'il y a quelques acteurs qui se débattent là-dedans.

 

Son :
Encore une fois, les retardataires vont devoir sérieusement songer à se mettre à l'anglais ou du moins à la VO sous-titrée, puisque le mixage français doit se contenter d'un DTS mi-débit plutôt honnête, mais qui paraît bien faiblard à côté du DTS-HD Master Audio anglais. Une piste des plus impressionnantes et musclées qui sait s'imposer sur chacun des canaux avec une efficacité redoutable. Equilibrée et limpide, elle laisse entendre une profondeur imparable, tout en donnant aux dialogues et à la musique la présence qui leur est due.

 

Interactivité :
Curieusement lorsqu'un film s'essaye au portait d'un personnage aussi populaire que Wolverine, on s'attend à voir débarquer une édition monstrueusement chargée et bourrée de détails sur la production. Bizarrement (ou pas), ici c'est un peu comme si tout le monde se moquait magistralement du métrage. La preuve ? Tous simplement les deux commentaires audio (réal d'un côté, producteur de l'autre) franchement peu loquaces et absolument pas passionnés. Un ange passe comme dirait l'autre. Et c'est malheureusement le même constat sur le reste des bonus avec des featurettes vite expédiés et ultra promotionnels, un document bien trop long sur les différents mutants du films, voire des scènes coupées accessoires. Même l'habituel segment sur les origines de papier (ici une interview croisée de Stan Lee et Len Wein) paraît bien trop succinct. Reste l'option X-Mode qui peut faire illusion avec ses quatre pistes de lecture à visionner pendant le film : liens entre Wolverine et la trilogie (sic) X-men, un point de vue sur la réalisation, un trivia et une dernière sur les plans sans effets spéciaux. Ca donne un peu de couleur au moins.

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur, commentaire audio des producteurs Lauren Shuler et Ralph Winter, Les Racines de Wolverine (16'), Wolverine dévoilé (12'), Les Fichiers mutants de l'arme X (54'), Le frisson de la poursuite (6'), Le X-Mode ultime, La première du film, 4 scènes coupées, bandes-annonces

 
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