LASERBLAST
Etats-Unis - 1978
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Réalisateur : Michael Rae
Image : 1.66 16/9
Son : Anglais et français mono
Sous-titre : Français
Durée : 85 minutes
Distributeur : Bach Films
Date de sortie : 26 janvier 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Bill est un adolescent solitaire et persécuté par son entourage. Il découvre un jour un puissant pistolet laser qui le transforme en créature monstrueuse assoiffée de vengeance…
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La menace de l'espace

Petit succès dans les drive-in et les cinémas de quartiers, profitant vraisemblablement de l'engouement du public pour la SF après la découverte de Star Wars, Laserblast fait aussi partie du club privilégié des candidats au prix du pire film jamais tourné.

Un mini-statut culte qu'il ne retrouva qu'au milieu des années 90 grâce à la série Mystery Science Theater 3000 qui lui rendit un hommage amusé, alors qu'il dormait tranquillement dans les limbes des nanars oubliés. Et pour cause, cette étrange production imaginée par un Charles Band (la série des Puppet Master, la série des Subspecies, Reanimator...) encore débutant sent terriblement l'amateurisme professionnalisé avec une petite enveloppe de dollars. Conçu au départ comme un simple film de vengeance, avec un adolescent qui découvre une arme à feu et se décide d'éliminer tout ceux qui lui on fait du tort, le petit objet bis va pourtant se transformer en trip SF, voir Space Opera, lorsque le premier opus de la saga imaginé par George Lucas explose les standards de l'époque. Qu'à cela ne tienne, désormais le pauvre Bill tombe nez-à-nez avec un canon laser (bfiou, bfiou...) en plein désert, oublié là par deux aliens aux airs de lézards à priori un peu têtes en l'air et se transforme peu à peu en mutant revanchard verdâtre (juste le visage, le cou ça devait couter trop cher) et grimaçant.

 

à des millions d'années-burosse de la terre


Avec un soupçon de Carrie (1976), Laserblast tente de mélanger ses différents ingrédients sans vraiment donner à l'ensemble une quelconque logique, en particulier lorsque nos chers lézards, venus du fin fond de l'espace kitch, se trimbalent à l'écran pour une petite poignée de plans. Un design plutôt sympa d'ailleurs, une stop-motion assez soignée qui est due à David Allen, disciple de Ray Harryhausen, dont on retrouvera le savoir-faire indéniable dans les futurs Puppet Masters, Hurlements, SOS Fantômes II, Willow ou Chérie j'ai rétrécie les gosses. Et au rayon des petites gloires, on notera tout de même la présence à la bande originale d'un duo formé par Richard Band (Re-Animator, From Beyond) et Joel Goldsmith (les séries Stargate) et la participation flash éclair de l'excellent Roddy McDowall (La Planète des singes, Vampires vous avez dit vampires ?) sans doute venu là pour financer son weekend sur la côte.

Fait de bric et de broc, se passionnant plus que de raison pour l'explosion de voitures (la vengeance de Bill est terrible !), Laserblast sent fermement le galop d'essai, le petit élan censé lancer la carrière de tout ce beau monde, ce qui avec une réalisation mollassonne et austère de l'inconnu Michael Rae (un fan des errances de Jean Rollin ?) et l'interprétation autistique du tout aussi inconnu Kim Milford (le fils caché de Plastic Bertrand ?) manque sa cible de quelques années lumières. L'objet tentera bien de se la jouer OFNI rebelle en explosant une affiche publicitaire de Star Wars, Laserblast reste tout de même un nanar de proportions cosmiques.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Echappé des tréfonds de nos mémoires de rats de vidéoclubs, le bien nommé Rayon Laser en France revient via un DVD qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Il semblerait qu'aux USA non plus la qualité ne soit pas au rendez-vous d'ailleurs. Ici le transfert est directement issu d'une bande VHS vieillissante, repassée sous le lustre de quelques artifices numériques. Les couleurs sont fades et bavent, la définition plus que fluctuante, le piqué presque absent... Pas magnifique, magnifique. Mais rêvez pas, il n'y aura jamais de vrai restauration sur ce film.

 


Son :
La bonne nouvelle est que Bach Films a réussi à retrouver le bon vieux doublage d'époque, avec ses acteurs totalement dépassés par le spectacle et qui tentent laborieusement de combler les tunnels dialogués. La nouvelle "ni bonne ni mauvaise" c'est que la piste, tout comme la version originale, est proposée uniquement en mono d'origine, avec un son des plus plats.

 


Interactivité :

Tiens, on avait plus vu le journaliste Marc Toullec, ancien rédac' chef de Mad Movies (entre autres) depuis sa participation au bien plus attachant La Galaxie de la terreur. Il s'efforce ici d'offrir une petite présentation du métrage, mais peine manifestement à trouver de la matière, révélant tout de même les futurs grands noms derrière la péloche et l'impact d'un certain Star Wars sur la conception du film.

Liste des bonus : Entretien avec Marc Toullec (10').

 
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