DIRTY DANCING
USA - 1987
Image plateforme « DVD »
Image de « Dirty Dancing »
Réalisateur : Emile Ardolino
Musique : John Morris
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais 5.1 Dolby Digital
Sous-titre : Français
Date de sortie : 13 octobre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dirty Dancing »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Dans les années soixante, Bébé passe des vacances familiales monotones jusqu'au jour où elle découvre qu'un groupe d'animateurs du village estival forment un groupe de danse. Pour la jeune fille sage, c'est le début de l'émancipation grâce au "dirty dancing", cette danse ultra-sensuelle, et la rencontre avec Johnny Castel, le professeur de danse.
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Lascif

Hasard des plannings, le beau Patrick Swayze vient tout juste de quitter notre monde que Metropolitan propose une troisième édition du film qui, à la fin des années 1980, a lancé sa carrière et fait toujours autant fantasmer les adolescentes nostalgiques.

 

C'est que malgré ses apparitions plus ou moins remarquées dans Outsiders, Youngblood ou Red Dawn, le jeune Patrick Swayze était alors destiné à ne jouer que des petits rebelles en goguettes. Avec Dirty Dancing, l'acteur en herbe trouve le lieu idéal pour prouver ses qualités de danseur (indéniables) et son charme félin, mélange de virilité et de fragilité. Le fantasme absolu pour de nombreuses femmes en somme, qui trouvent dans cette réalisation d'Emile Ardolino (Sister Act) une version à peine modernisée de l'antique Prince Charmant. Destinée en priorité aux adolescentes aux hormones en pleine ébullition, cette comédie aussi romantique que musicale, montre donc une gamine mal dégrossie et maladroite (Jennifer Grey, hilarante dans La Folle Journée de Ferris Bueller) apprendre la danse de salon professionnelle en six jours et faire tomber un mec plus âgé qu'elle grâce à sa douceur. Inévitablement, les minettes s'extasient et apprennent toutes les répliques par cœur : « on ne laisse pas bébé dans un coin », « ceci est ton espace »...


Pas de côté

Les garçons, eux, soufflent à chaque apparition du bellâtre et attendent désespéramment de pouvoir se re-mater le Phantom of Paradise de Brian de Palma. A consommer un bac de glace Ben&Jerry à la main lors d'une soirée pyjama, donc. Reste qu'en termes cinématographiques, malgré des parties musicales (et une sélection de standards des années 60) relevées, on s'étonne de redécouvrir une mise en scène plate et sans envergure, où seul le talent des deux interprètes principaux permet de sauver les meubles. On pourrait toujours se gargariser du scénario d'Eleanor Bergstein (Danse avec moi) qui, derrière les regards brûlants, décrit les derniers jours des grands centres de vacances populaires américains, la lutte des classes, les dégâts des préjugés... Mais soyons honnêtes, la plupart des spectatrices n'en auront jamais que pour le torse, les déhanchés et le « She's like the wind » de mister Swayze, qui ne renouera avec leurs rêves les plus chauds que pour une petite séance de poterie dans un certain Ghost. Un vrai tombeur ce Patrick !
Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

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Image :
A croire que malgré la masse de clientes potentielles (peut-être peu concernées par les questions techniques), Dirty Dancing n'aura jamais le droit à une copie digne de ce nom. Les couleurs sont certes vives et le master relativement propre, mais le tout est toujours autant envahi par un flou pas véritablement artistique. Surtout, même les moins regardants ne pourront que s'étonner de voir encore apparaître de vrais déraillements de la compression entraînant la naissance d'amas d'artefacts imposants. Pas très sérieux tout ça !

 

Son :
Passant de Opening à Metropolitan, Dirty Dancing perd au passage ses deux pistes DTS qui sans être véritablement inoubliables offraient tout de même une ampleur supplémentaire par rapport aux honnêtes Dolby Digital, toujours présentes. Beaucoup d'effets frontaux, au profit d'une clarté non négligeable.

 

Interactivité :
A priori, il y avait tout pour se réjouir en voyant apparaître un bonus totalement inédit sur le second disque de la présente édition. Problème, à peine le disque glissé dans le lecteur, c'est le choc ! Un cours de danse pour revivre les meilleures chorégraphies du film... les donzelles sautent peut-être de joie. Malheureusement il faut en passer par deux endives désarticulées qui enchaînent les mouvements pas sexy pour un sou. Triste à mourir et par certains côtés, carrément flippant. Clairement pas le meilleur hommage à rendre à ce « film culte », ni à son interprète principal. On regrette donc amèrement le commentaire audio, les interviews et surtout le concert reprenant toutes les chansons du métrage façon Broadway. Il n'y avait pas de quoi se relever la nuit, mais au moins ça ne risquait pas de vous coller de sérieux cauchemars.

 

Liste des bonus : Le cours de danse (93'), bandes-annonces

 
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