STAR WARS: EPISODE VII - LE RéVEIL DE LA FORCE
Star Wars: Episode VII - The Force Awakens - Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Space Opera
Réalisateur : J.J. Abrams
Musique : John Williams
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 7.1 anglais, DTS HD Master Audio 5.1 français, allemand, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 135 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 16 avril 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Plus de 30 ans après la bataille d’Endor, la galaxie subit toujours la tyrannie et l’oppression. Les membres de l’Alliance rebelle, devenus la « Résistance », combattent les vestiges de l’Empire devenu Premier Ordre. Un mystérieux guerrier, Kylo Ren, semble vouer un culte à Dark Vador et pourchasse impitoyablement tout opposant. Au même moment, une jeune femme nommée Rey, pilleuse d’épaves sur la planète désertique Jakku, va faire la rencontre de Finn, un Stormtrooper en...
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Naguère les étoiles

Considéré à très juste titre comme le film le plus attendu de l'année dernière, Le Réveil de la Force de J.J. Abrams aura autant attisé les débats, qu'il aura répondu aux attentes vieilles de 30 ans de la plupart des spectateurs. Film facile et sans prise de risque ? Remake marketé shooté au fan service tape-à-l'œil ? Génial retour en force de Luke et son crew ? Si ces questions se sont posées en toute légitimité en décembre lors de la sortie mondiale, le recul pris à l'occasion de cette sortie Blu Ray s'imposait comme nécessaire pour appréhender le film de J.J. comme il se doit.

Lorsque Disney fait table rase de 30 ans d'un univers étendu à la qualité plus que variable, le spectateur reste tout de même dans l'attente d'une sorte de compensation. Exit le Grand Amiral Thrawn, Mara Jade et les gamins Solo; bonjour Kylo Renn, Rey, Finn et Poe Dameron. Mais pour établir un nouvel empire filmique, impossible de faire table rase complète du passé lorsque l'on retourne dans un univers aussi encré dans l'inconscient collectif que Star Wars. Le passage de relais se devait d'être fait sur des bases solides. La création d'une nouvelle légende ne pouvait exister qu'en s'appropriant les anciens mythes, qu'ils soient diégétiques ou réels. C'est sur cette idée que repose tout l'équilibre du Réveil de la Force. Ayant d'abord refusé le projet avant de retrouver la raison, Abrams paye son tribut en livrant un film qui à première vu manque cruellement d'ambition. Pourtant, ce remake de la trilogie originelle (pas seulement de l'Episode 4) fourmille de beaucoup plus d'idées qu'il n'y parait.

 

Fury space


Fan absolu de la première trilogie de Lucas, Abrams voulait retrouver la magie provoquée par Un Nouvel Espoir. C'est ce même magie qui habite Rey, sublime personnage central de cette nouvelle saga, adoptant le double rôle d'actrice et spectatrice des événements. De la même façon que les spectateurs de toutes générations, Rey est subjuguée par sa rencontre avec les éléments mythiques de cet univers. De son émerveillement et de la citation de ses prouesses en rencontrant Han Solo à la confirmation de l'existence des Jedi et de la Force, elle est le parfait point d'encrage et d'identification pour le spectateur retrouvant son univers favori, tout comme le novice ayant entendu les plus anciens parler de Star Wars. Un encrage qui trouve ses limites dans le manque de nuances et de retenue dans ses connaissances de l'univers. Qu'elle soit emballée à l'idée de partir à la recherche de Luke Skywalker soit, mais qu'elle ai l'idée du Jedi Mind Trick sans connaitre son existence... on pourrait croire qu'elle connait le Danny Manigan de Last Action Hero et son ticket magique !

Rey, Finn, Poe, BB-8 tous sont catalyseurs aussi bien d'un passage de relais que de la transmission de la légende, de l'Histoire. Si beaucoup ont regretté que le trio d'origine de reprenne pas du service et ne bénéficie de plus de temps à l'écran, leur rôle ne pouvait être que d'ouvrir la voie à cette nouvelle génération. Impossible d'envisager qu'un personnage puisse se développer si on lui colle Luke Skywalker dans les pattes. Si l'idée d'inclure le Maitre Jedi est envisagée, sa présence en filigrane en devenant lui-même le point central de l'intrigue est d'autant plus puissante qu'elle n'est handicapante pour les nouveaux joueurs. Le rôle du vieux sage est finalement attribué à Solo, permettant à Harrison Ford d'obtenir le ressort scénaristique qu'il souhaitait à l'époque du Retour du Jedi et de laisser, à sa façon, la place aux jeunes.

Si l'on peut regretter que Le Reveil de la Force, ne possède pas toutes les qualités d'un film propre à lui-même et de jouer les relais pour les années à venir, difficile de bouder son plaisir d'en reconnaitre le fort impact émotionnel déjà ressenti à l'époque de la bande-annonce et de la mythique réplique "Chewie, we're home" lancée par Solo. Les bases sont là, les personnages sont en place, il reste plus qu'à se lancer dans cette nouvelle aventure pleine de surprises. Tel Han Solo, J.J. a rempli sa part du contrat, aux jeunes d'écrire l'avenir. Et à cela nous n'avons qu'une chose à dire depuis la sortie du film en décembre dernier : In Rian We Trust !

François Rey








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Image :
Question encore une fois de préserver une partie du look de la trilogie originelle, le film a été capturé sur pellicule, assurant mine de rien un rendu vibrant, organique et naturel. Le master disposé sur le Bluray est en ce sens une grande réussite, délivrant un très léger grain franchement agréable, tout en profitant du meilleur de l'ère de la HD : le piqué est renversant, la profondeur de champs astronomique et chaque cadre rivalise de détails, de matières, même dans les séquences les plus rapides. Tout se marie superbement, des créations réelles aux effets numériques, profitant pleinement d'une photographie contrastée, aux ombres imposantes et aux couleurs vives. Très très beau.

 


Son :
Il va être tout aussi difficile de faire la fine bouche devant le mixage DTS HD Master Audio 7.1 de la version originale, qui travaille des mariages harmonieux et équilibrés entre les sources. Les compositions puissantes de John Williams y trouvent une amplitude chaleureuse, les dialogues sont clairs et dynamiques, mais surtout les effets sonores se montrent d'une générosité constante, fluide et spectaculaire. Le vol des X-Wing, une planète qui explose dans le cosmos, les sabres lasers qui se croisent, les fans de Star Wars vont être aux anges, retrouvant avec une musculature inédite toute la magie de la saga.

 


Interactivité :
On aurait pu craindre une interactivité limité, propre et trop sobre à cause du passage de Lucasfilms chez Disney... heureusement il n'en est rien. De retour à une licence qu'il connait par cœur Laurent Bouzereau, signe une fois encore des documents réussis, rythmés et précis. En particulier avec son making of de plus d'une heure, découpé en quatre chapitres, qui démarre du passage de la licence chez Disney jusqu'au tournage des séquences finales en passant par les apparitions de guests, le retour des anciennes stars et les nouveaux personnages / acteurs. Amusant de voir George Lucas louer son contrat avec la firme (avis qu'il a contredit dans des interventions plus récentes), tandis que justement les créateurs de ces nouveaux films ne cessent de louer les qualités de la trilogie originelle... laissant la plupart du temps sous silence la prélogie. Un segment incontournable, qui revient sur quelques hésitations scénaristiques, le besoin de limiter les CGI au minimum et de transmettre la mythologie à une nouvelle génération. Un item central autour du quelques gravitent des compléments comme un segment sur la nouvelle BO de John Williams, la fabrication des nouveaux aliens, la naissance de BB8 ou la préparation du duel final. Même si l'on aurait aimé que ces bonus, comme celui dédié à la première lecture du script (par Mark Hamill !), soient parfois plus long, le tout est assez complet, détournant parfois la nécessaire langue de bois par de légers sous-entendus ou silences. Un peu décevantes par contre, les très courtes scènes coupées n'apportent pas d'information inédites et méritaient effectivement de rester sur le coté.

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : « Secrets du Réveil de la Force : un voyage cinématographique » ( 69'), « Le réveil du récit : la lecture de groupe » (4'), «  Conception des créatures » (9'), «  La construction de BB-8 » (6'), « Schéma d'un combat : la bataille dans la neige » (7'), « ILM : la magie visuelle de la Force » (8'), « John Williams : la septième symphonie » (7'), 6 scènes coupées (5'), « La Force du changemement » (3'), Bandes-annonces.

 

 

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