TERMINATOR GENISYS 3D
Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Terminator Genisys 3D »
Réalisateur : Alan Taylor
Musique : Lorne Balfe
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby TrueHD Atmos 7.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français, italien et allemand
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 126 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 23 novembre 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Terminator Genisys 3D »
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LE PITCH
Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l’avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.
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cette saga est plus forte que toi !

En suivant la politique actuelle des studios hollywoodiens, il était facile de parier que le cyborg interprété par Schwarzy allait refaire une apparition sur les écrans et que les honnêtes films de Jonathan Mostow et McG seraient bien évidement éclipsés. L'équation ne possédant plus aucune inconnue au jour de la sortie du film après une promotion des plus calamiteuses et ridicules de l'Histoire du cinéma, il était bien sur permis d'avoir encore une lueur d'espoir. Le résultat est encore pire que ce que l'on pouvait même imaginer. Bien pire.

Lorsque McG relance la franchise en 2009 avec Terminator Renaissance, il réussit à se détacher de la trame narrative que suivaient les trois premiers films - un protagoniste et son antagoniste sont projetés dans le passé pour modifier le futur - pour s'ouvrir sur un univers étendu et accéder aux richesses offertes par James Cameron. Cet univers post-apocalyptique n'entrait pas dans les plans de Paramount qui, en suivant la recette à succès d'un Star Trek version JJ Abrams, décide de ne miser uniquement sur la nostalgie en produisant un film à la fois suite et reboot de la franchise d'origine. Mais là ou Abrams réinventait un univers en le dépoussiérant, Alan Taylor, responsable du crime Thor : Le monde des ténèbres (2013), n'arrive pas une seule seconde à se détacher du matériel matriciel. Pire. Il n'en a même pas la volonté, tant le film ne joue que sur la nostalgie du spectateur pour les films de Cameron (expliquant l'effacement au passage de Terminator 3). Cette stratégie, qui n'est pas récente, ne peut fonctionner artistiquement si elle est le seul ingrédient de la recette et Terminator Genisys en est la preuve ultime.

La première partie du film est un véritable pot-pourri indescriptible et nonsensique de tout ce qui a marqué les films de Cameron. Bien sûr, l'idée de modifier la timeline d'origine n'est pas mauvaise, mais de jouer en même temps sur les acquis du spectateur si. A un niveau qui n'est même plus du fan service, le ridicule est atteint dès l'arrivée de Kyle Reese dans le passé. Poursuivi par un T-1000 complètement inoffensif et qui ne restera que quelques minutes à l'écran. La où les chefs d'œuvres de Cameron parlaient d'humanité, d'amour, de sacrifice tout en instaurant un climat de peur et de paranoïa, Taylor brasse du vide, emballe tout en 20 minutes et trouve encore le temps d'insérer des vannes tellement mal venues qu'elles en feraient vomir de honte un John McClane de la bonne époque.

 

terminathor 2


La suite n'est pas mieux, car les faiblesses du scénario se ressentent dans chaque scène. Comment voulez vous que les personnages sachent ce qu'ils font alors que les personnes leurs donnant vie ne le savent pas elles mêmes ? Dès lors, l'arrivée du nouveau bad guy, un John Connor devenu une machine, devient une course immonde, honteuse et sans la moindre once de danger. Si son but était de tuer ses parents pour s'assurer une victoire totale de Skynet, on se demande encore longtemps après la séance pourquoi il passe son temps à parler. Peut être cherche-t-il lui aussi à combler les vides entre deux scènes d'action grand public ? Scènes d'une laideur rarement vue pour un budget de cette ampleur... exception faite de Thor 2 justement. Car il ne faut pas se leurrer. Avec un opportunisme sentant le super cocktail raté, c'est bien Alan Taylor qui est le grand responsable de ce gigantesque fiasco artistique. De son choix de rajouter des éléments faisant sensations sur le moment (Emilia Clarke, Matt Smith) dans sa croisade nostalgique à son rythme chaotique, en passant par son manque de direction d'acteur (mais où était il pour que tout le monde joue comme ça ?), une conclusion se profile facilement dans la tête du spectateur : être un réalisateur important pour la télévision n'accorde aucune légitimité pour venir sur le grand écran. Différentes cours, différentes règles.

Le Governator ajoute donc une nouvelle balle creuse dans le chargeur destiné à tirer dans le pied de son come-back raté. On pourrait avec une certaine ironie rejeter toute la faute sur le très mauvais Jai Courtney, qui est probablement un cyborg venant du futur pour flinguer les franchises des années 80 (McClane Jr dans Die Hard 5, c'était déjà lui), mais ca serait trop facile (mais sérieusement Jai, ne tourne jamais avec Stallone, s'il te plait). Non. Genisys est bel et bien un film raté du début à la fin sur lequel il n'y a presque rien à sauver. Si les voyages dans le temps étaient possibles, il faudrait peut être en profiter pour aller donner les clés de T5 à ce mec qui inondait internet il y a quelques années en prétendant avoir écrit le scénario ultime. En toute honnêteté, ça n'aurait pas pu être pire.

François Rey












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Image :
Pas de soucis à se faire, la copie présentée sur cette édition Bluray est bien entendu à une phalange de la perfection. Avec ses rendus métalliques, ses noirs impérieux, sa profondeur ravissante et une compression indéboulonnable, l'image impacte de ses teintes bleutées, de sa lumière rasante, révélant constamment, et sur tous les plans, un sens du détail pointilleux. C'est en sommes aussi beau que la direction artistique peut le permettre, et déboite parmi les meilleurs standards de la HD. Une qualité qui ne se perd jamais non plus sur la galette 3D avec une intensité qui se maintient admirablement tout en délivrant un relief franchement réussi, avec son rendu rond et naturel et surtout ses nombreux jaillissements bien orchestrés.

 


Son :
Pas de faiblesses du coté du Dolby TrueHD Atmos 7.1 anglais qui en met lourdement plein les oreilles avec ses explosions vibrantes, ses cliquetis métalliques et ses ambiances futuristes et/ou urbaines enveloppantes et musclées. C'est constamment dynamique et tendu, bien équilibré entre les dialogues, les effets et la musique passable. Là encore techniquement il n'y a pas grand-chose à redire, si ce n'est que le Dolby Digital 5.1 français se montre bien moins pointu.

 


Interactivité :
Trois sujet viennent émailler la section bonus pour faire office de making of. Le premier se concentre essentiellement sur le cast et ne cesse de reluire le crane de Schwarzy. Le second, plus complet, part faire une virée dans les coulisses du tournage avec la mise en place des scènes clefs autant dans les rues de San Francisco que sur un décor post-apocalyptique. Enfin le dernier, clairement le plus intéressant, fait l'inventaire des nombreux plans (presque tout le film) retouchés avec des effets numériques ou des images de synthèse. A voir au moins pour découvrir la prouesse incroyable de l'équipe pour reconstruire et animer la version jeune du Terminator du film de James Cameron.

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : « La dynamique familiale » (16'), « Infiltration et élimination » (26'), « Mise à jour » : les effets visuels de Terminator Genisys (15').

 
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