KINGDOM OF WAR
An Empress And The Warriors - Hong-Kong - 2008
Image plateforme « DVD »
Image de « Kingdom Of War »
Genre : Wu Xia Pian
Réalisateur : Ching Siu-Tung
Musique : Mark Lui
Image : 1.85 16/9
Son : Français DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0, Mandarin Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Date de sortie : 3 juillet 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Kingdom Of War »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Chine, 2e siècle avant JC. Les royaumes en guerre combattent sans relâche. A la mort de son père, la princesse Yen Feier accède au trône et prend la tête de l’armée pour défendre le royaume. Mais son ambitieux cousin Wu Ba commandite son assassinat et usurpe le pouvoir. Rescapée de l’attaque, ivre de vengeance, Feier rassemble ses guerriers et s’engage alors dans une lutte sans merci pour la reconquête du trône.
Partagez sur :
Le miel et les abeilles

Cela faisait six ans que l'on n'avait pas eu de nouvelles du réalisateur de Dr Wai et autres Histoires de fantôme chinois, dont le dernier essai derrière la caméra devra se contenter d'une sortie direct-to-DVD en France. Manque de courage de l'éditeur ou lucidité ?

 

Chorégraphe plébiscité pour son sens du mouvement aérien et sa fluidité des gestes, Tony Ching Siu-Tung est aussi l'un des grands réalisateurs de l'âge d'or de Hong-Kong. Mais le virage des années 2000 semble se faire avec certaines difficultés puisque depuis le décadent et excitant (dans tous les sens du terme) Naked Weapon, l'artiste était surtout resté cantonné à la télévision. Son retour sur grand écran était d'autant plus attendu qu'après avoir chorégraphiés Hero, Le Secrets des poignards volants ou La Cité Interdite, le bonhomme profite enfin d'un budget équivalent pour ce qui devait être son grand film épique. A l'image des récents Warlords (Peter Chan) et  Les 3 Royaumes (John Woo), Kingdom of War se fonde ainsi sur une période archi-connue de l'histoire guerrière chinoise en s'intéressant aux remous qui secouaient le pays avant la réunification des dix royaumes à grand renfort de batailles bourrées de figurants et de prouesses physiques. Plus habitué à un style arrondi, Ching Siu Tung se montre pourtant très habile dans la mise en scène d'affrontements secs, violents et spectaculaires. Des séquences où excelle comme toujours l'immense Donnie Yen (Hero, Flashpoint), en général monolithique, et se transformant dans la dernière partie en Conan à la chinoise.

 

La fleur au fusil

 

C'est que la réalité historique n'intéresse pas vraiment le réalisateur, qui préfère recréer un univers héroïque où les armures mélangent allégrement esthétiques japonaise et occidentale et où les assassins semblent tout droit sortis du Seigneur des Anneaux. Un aspect féerique dans lequel Siu-Tung se complaît en s'épanchant sans doute plus que de raison sur les romances de la jeune princesse incarnée par Kelly Chen (Infernal Affairs, Breaking News), filmées avec naïveté et un érotisme suranné. Ching Siu Tung est ici clairement en décalage avec les ambitions récentes du cinéma chinois et semble vouloir retrouver la poésie et les envolées aériennes de ses Swordman ou Histoires de fantômes chinois. Corps serrés dans une montgolfière survolant les collines, poursuite sous-marine dans une eau bleutée, ralentis sur le regard de la demoiselle, anciens guerriers devenus apiculteurs... Mais n'est pas Leslie Cheung ou Joey Wang qui veut.  Surtout, les deux extrémités de tonalité peinent sérieusement à réussir leur mariage, aboutissant à un rythme défaillant et un récit tiraillé de toute part. Le résultat sait tout de même se montrer charmant, enchanteur par instants, mais on est bien loin de la grandeur de l'artiste. Surtout quand le message martèle sans grande finesse : « la guerre c'est pas bien ». Ah bon ?

Nathanaël Bouton-Drouard

 

Partagez sur :
 

Image :

Chose très étonnante, le métrage a manifestement été tourné en caméra numérique. Un matériel qui n'est sans doute pas aussi au point que le concurrence américaine puisque qu'apparaît régulièrement dans les arrières plans un scintillement disgracieux. L'avantage de ce type d'image est cependant de mettre en évidence une foule dé détails comme les motifs gravés sur les armures, l'écorce des armes, et d'accentuer les effets de lumière. Malgré de petits défauts, la qualité de l'image est tout de même largement convaincante avec des contrastes méchamment boostés et des noirs solides.

 

Son :

Comme toujours pour un film asiatique, on ne saurait que trop conseiller de se pencher immédiatement sur la version originale, le doublage français étant, malgré de réels efforts, toujours aussi décalé par rapport à l'interprétation locale. Un Dolby Digital 5.1 de bonne facture qui compose agréablement entre les interprétations du casting, les musiques sirupeuses et les ambiances générales. Les effets restent tout de même essentiellement frontaux et on peut regretter que la dynamique ne soit pas un chouïa plus soutenue. Pour les irréductibles de la langue de Molière, le DTS se montre bien plus musclé et la stéréo fonctionnelle.

 

Interactivité :

A peine un an d'existence et pourtant Kingdom of War ne débarque pas accompagné d'une ribambelle de bonus en tout genre. Il va falloir ici se contenter d'un simple making of produit pour la promotion pré-sortie en salles. On y rencontre une équipe extrêmement professionnelle, revenant brièvement sur leur découverte du projet, quelques idées de choix artistiques, mais la plupart du temps les propos restent polis et satisfaits. Le réalisateur semble même impressionné que Kelly Chen soit capable de jouer plusieurs sentiments.... Mouais.

 

Liste des Bonus : Making-of (23'),

bandes-annonces.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020