BROADCHURCH SAISON 1
Royaume-Uni - 2013
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Broadchurch saison 1 »
Réalisateur : Chris Chibnall
Musique : Olafur Arnalds
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 416 minutes
Distributeur : France télévision distribution
Date de sortie : 13 mars 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Broadchurch saison 1 »
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site officiel
LE PITCH
Broadchurch, paisible village anglais de bord de mer, se retrouve soudain sous les projecteurs des médias après la mort d’un petit garçon, Dany Latimer. Deux enquêteurs (pas si) mal assortis, Ellie Miller et Alex Hardy, sont chargés de résoudre cette affaire délicate, tout en essayant de garder la presse à distance et de préserver le tourisme. Face à un tel drame, les habitants commencent à s’épier les uns les autres, faisant remonter à la surface bien des secrets…
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Just facts

Dernière sensation anglaise en date, Broadchurch réussit le miracle de cartonner dans tous les pays où il passe, d'être diffuser en prime-time sur France 2 et d'être d'ors et déjà envisagé dans une suite directe, auquel il faut ajouter un remake aux USA (avec le même David Tennant) et même potentiellement chez nous. Un miracle pour une histoire à priori déjà vue, mais où tout repose sur la justesse du storytelling.

Si autant de grandes séries sortent régulièrement des cartons britishs c'est aussi parceque la télévision anglaise à un atout de taille avec l'usine à fiction et le vivier de talents que brasse la fameuse BBC. Pas étonnant dès lors de retrouver à différents niveaux d'implication nombres de participants déjà investis dans les derniers grands succès dont un duo de réalisateurs, James Strong et Euros Lyn, reconnus pour leur travail sur le fameux Doctor Who et en particulier pour l'incroyable 3ème saison du spin-off Torchwood pour le second. Deux séries mythiques, sans oublier Sherlock, qui reviennent régulièrement dans le curriculum vitae des acteurs présents à l'écran, dont un inattendu Arthur Darvill et le bien entendu magnétique et inoubliable 10ème Docteur de la série culte, David Tennant. Plus qu'une vitrine, c'est surtout une question de savoir-faire qui fait passer Broadchurch du statut de série policière classique à celui de petit bijou télévisuel. Car à aucun moment la mini-série n'essaye de jouer sur les effets de mode, et en particulier les désormais insupportables polars à concept (ou à tiroir) dérivés à l'infini aux USA, mais bien de revenir à une notion plus simple, celle d'un meurtre (un enfant de 11 ans) qui choque et malmène la petite vie d'une ville de bord de mer. Un regard sur l'essentiel.

 

Ordinary people


Un cadavre sur les côtes, deux enquêteurs qui fouillent dans la vie de ces gens à la vie d'apparence bien tranquille et c'est le quotidien qui vole en éclat, laisse affleurer la part d'ombre de chacun, les secrets inavouables, les tromperies et les failles. La dynamique est souvent très proche de celle de Twin Peaks, la folie délirante en moins, la mélancolie en plus. Broadchuch est ainsi à la fois une série d'enquête où les huit épisodes décortiquent les indices, placent efficacement (mais sans esbroufe) les pistes possibles et les faux coupables, confrontent un pays nourri de presse poubelle au pouvoir destructeur de la rumeur, mais est surtout une série chorale qui devient passionnante par la justesse et la variété de ses personnages (tous excellemment interprétés), autant que par leur simplicité. Scénariste de la quasi-intégralité des huits épisodes et créateur du programme, Chris Chibnall (ancien showrunner des deux premières saisons de Torchwood) fait preuve d'une maîtrise extraordinaire des dialogues, de la construction des caractères, mais surtout de l'économie, laissant constamment son récit inspirer, se nourrir des silences, des regards et de la force de son environnement. Une légère langueur parfaitement voulue d'ailleurs, qui permet à la réalisation de prendre de la distance, un recul pertinent qui par la longueur des plans, les décadrages subtiles et une imposition du hors champs, développe sobrement une véritable réflexion visuelle de l'absence et du deuil. Une série troublante, émouvante, perturbante jusqu'à un dernier épisode déchirant (et parfaitement logique) qui combine une écriture au cordeau et une mise en scène d'une grande élégance. Finalement l'excellente symbiose entre le duo d'enquêteur, Tennant bien sure mais aussi la fragile Olivia Colman (Hot Fuzz), n'est que la cerise sur le gâteau.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Belles surprise que de pouvoir profiter directement de la série en deux Bluray (les DVDs sont aussi disponibles), en particulier pour une réalisation qui soigne autant son image et sa photographie. Les paysages sublimes de la côte anglaise sont richement rendus avec une compression en 1080p resplendissante de couleurs, de chaleur et de lumière qui plonge immédiatement dans l'ambiance. Précis à chaque moment, même dans les séquences plus sombres, les masters offrent un rendu sans faute et un piqué impitoyable. Parfait.

 


Son :
Les disques proposent du DTS HD Master Audio 2.0 en français (bof, bof) et en anglais (régal) avec certes une frontalité évidente, mais aussi quelques jolis effets de dynamisme latéraux. C'est surtout la précision de la restitution qui séduit avec un son constamment clair et parfaitement balancée entre les dialogues et les ambiances pesantes soulignées par les musiques de l'islandais Olafur Arnalds.

 


Interactivité :

Tristement, il n'y a rien à se mettre sous la dent ici, les bonus de l'édition anglaise restant inédits en France. Pas de commentaire audio des acteurs, pas de scènes coupées, ni de making of. Dommage.

Liste des bonus : Aucun.

 
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