LE SANG DU VAMPIRE
Blood of the vampire - Royaume-Uni - 1958
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Genre : Horreur
Réalisateur : Henry Cass
Musique : Stanley Black
Image : 1.66 16/9
Son : Anglais et français 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 87 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 6 avril 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Transylvanie, 1874. Des villageois exécutent sauvagement un homme accusé de vampirisme. Un scientifique parvient à le ressusciter grâce à une transplantation du cœur. Quelques années plus tard, on le retrouve à la tête d’un asile d’aliénés implanté dans une forteresse. Dénommé à présent Callistratus, il expérimente des transfusions sanguines sur ses patients.
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Le vampire s'est échappé...

Parmi les nombreuses œuvres estampillées "cinéma fantastique britannique", Le Sang du vampire n'est pas la plus connue, mais mérite de toute évidence l'attention du cinéphile. Un film mis en scène par Henry Cass, qui n'a pas forcément brillé dans le domaine du fantastique, mais surtout scénarisé par Jimmy Sangster, l'un des cerveaux créatifs de la Hammer de la grande époque, puisqu'on lui doit entre autres les scripts de Frankenstein s'est échappé, Le cauchemar de Dracula ou encore Dracula, prince des ténèbres. Et l'auteur d'en remettre une couche en matière de vampirisme dans ce Sang du vampire qui, paradoxalement, s'éloigne nettement des œuvres séminales avec Christopher Lee.

La présence du vampire du titre n'est ici qu'un prétexte, probablement un argument commercial. Car il n'y a à première vue aucune canine proéminente à l'écran au sein des 84 minutes de bobines, si ce n'est celles des chiens affamés de l'abominable professeur Callistratus. Celui-ci, interprété en mode "Bela Lugosi" par le comédien de théâtre Donald Wolfit, et en dépit d'un jeu de sourcils évocateur, n'a rien à voir avec l'imagerie du vampire tel qu'on l'entend, et tel que pourrait le laisser suggérer la séquence pré-générique du film. Tournée en studios, elle dévoile la mise à mort d'un personnage d'un pieu dans le coeur, cette première séquence sonne déjà très "Hammer". Mais cette proximité va vite laisser place à une approche plus scientifique du thème du vampirisme.

 

Un met de choix


Le professeur Callistratus n'a rien d'un monstre à proprement parler. Il s'agit davantage d'un scientifique en roue libre, à l'image d'un professeur Frankenstein, obsédé par ses recherches sur le sang humain. A la tête d'un asile d'aliénés, il dispose de tous les cobayes dont il a besoin pour ses sinistres expériences de transfusions.
Ce qui a semblé motiver Jimmy Sangster et Henry Cass avec ce projet, c'est de pouvoir réaliser un film d'épouvante classique et humble. Ainsi, si Le Sang du vampire n'atteint pas des sommets d'originalité, d'envergure et de pertinence, d'où son relatif anonymat dans les mémoires, il constitue néanmoins un solide film d'horreur typiquement anglais. Dans de somptueux décors gothiques, porté par une interprétation toujours pleine d'une emphase jouissive et disposant d'un casting féminin tout en charme et en rondeurs, le film d'Henry Cass est un mets de choix pour les amateurs. D'autant qu'il s'accompagne d'un point de vue original sur le concept du vampire, et propose même dans sa version intégrale, quelques beaux moments sanguinolents... A découvrir, assurément...

Nicolas Mouchel






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Image :
Évènement unique dans la maison Artus Films, voici donc une réédition d'un titre déjà exploité sous la forme d'un DVD en 2013 comprenant, rareté d'alors, la version intégrale mais dans une copie forcément un peu abimée et visiblement composite. Si Artus revient sur Le Sang du Vampire c'est tout simplement parce que depuis le film a profité d'une véritable restauration, à partir d'un scan 2K, redonnant enfin toute sa beauté au film. Les couleurs pastelles sont superbes, les contrastes admirablement gérés et les cadres d'une propreté franchement étonnante. Rien ne vient gâcher le spectacle puisque la matériel film à été respectée à la lettre avec un grain de pellicule des plus charmants et organiques et des reliefs argentiques des plus élégants. Si tous les films gothiques anglais pouvaient connaître un même traitement...

 

Son :
La bande son s'applique à restituer correctement une version originale anglaise que l'on aurait aimé un peu plus dynamique à l'image de la version française. Cette dernière dispose d'un doublage qui pourra irriter tant les voix françaises d'époque sont particulièrement "typées" et à la limite de la caricature. Mais elles ajoutent un aspect attachant au film.

 

 

Interactivité :
Question d'accompagner comme il se doit la découverte de cette nouvelle copie restaurée, Artus propose désormais le film en duo Bluray / DVD dans un superbe Mediabook (attention un visuel spécial internet est limité à 200 ex) comprenant un ouvrage de 80 pages. Rédigés par Alain Petit, celui-ci revient, tout comme sa présentation vidéo toujours présente, sur les filmographies des noms associés au film, le studio de production, sa place au sein de la vague anglaise et sa petite carrière international. Au rayon des autres nouveauté, le journaliste Nicolas Stanzick (bien connu des collectionneurs de Bluray Hammer) creuse encore l'analyse pour souligner les liens intimes que le film cultive avec le célèbre studio de la famille Carreras et le travail exemplaire du scénariste Jimmy Sangster.

Liste des bonus : Le livret « L'Âge d'or du British Gothic & Le Sang du vampire » rédigé par Alain Petit (80 pages), Présentations du film par Nicolas Stanzick (33'), « Le vampire Callistratus », par Alain Petit (37'), Diaporama d'affiches et photos (9'), Bande-annonce (2'), Générique français (3')

 
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