MAD MAX 2
The Road Warrior - Australie - 1982
Image plateforme « Blu-Ray »HD-DVD
Image de « Mad Max 2 »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : George Miller
Musique : Brian May
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et espagnol Dolby Digital Plus 5.1, français et italien en stéréo
Sous-titre : Français, anglais et divers
Date de sortie : 24 octobre 2007
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Mad Max 2 »
portoflio
LE PITCH
Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte au secours d'une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d'une citerne de raffinerie.
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Avant le dôme, le tonnerre

Alors que George Miller est enfin en train de revenir dans les bonnes grâces de la Warner avec pas moins de trois projets dans les starting-block (Babe 3, Justice League, Mad Max : Fury Road) suite à son oscar du meilleur film d'animation pour le sublime Happy Feet, l'une de ses plus grande réussites revient enfin, éclatant de jeunesse, dans un HD DVD déjà indispensable.

 

Sorti en 1979, le premier Mad Max était un film d'anticipation sauvage qui montrait la déchéance de l'homme, personnifié par l'inquiétant Max dont le seul îlot de pureté était sa femme et son enfant. Dans ce combat pour la survie, ce flic ripou et fêlé finissait par perdre famille, raison et espoir. Deux ans plus tard, George Miller donnait suite à son œuvre nihiliste et réinventait littéralement le cinéma post-apocalyptique en livrant pour la première fois un univers désincarné, simple désert parcouru par quelques punks décadents et sadiques qui cherchent au volant de leurs véhicules les dernières traces de pétrole pour rester les rois de la route. Un principe très série Z (comme le montreront par la suite toutes les repompes ritales) mais que le métrage va hisser durant 90 minutes d'adrénaline à des hauteurs cinématographiques insoupçonnées, grâce au charisme de Mel Gibson, alors beau comme un dieu (c'est de ma femme ça) et surtout à la réalisation exceptionnelle de Monsieur George Miller. Considéré aujourd'hui encore comme l'un des summum (si ce n'est le) des films casse-bagnoles, The Road Warrior n'est sans doute pas un film de SF comme les autres, mais bien un actioner orgiaque constitué autour d'une seule et unique scène d'action s'étirant sur toute la longueur du métrage, avec une violence et une efficacité qui laisse, près de 25 ans après sa sortie, le spectateur à bout de souffle.

 

On a pas de pétrole mais on a des idées

 

Production spectaculaire et crépusculaire, le second opus est donc un western atomique (vive le Scope) qui limite au maximum les dialogues, leur préférant les horizons sans fin. La caractérisation des second couteaux est elle aussi laissée vacante au profit du rugissement des moteurs. Un cocktail furieusement opératique qui lorgne bien évidemment vers la trilogie de L'Homme sans nom de Sergio Leone. Mel Gibson en nouveau Clint Eastwood ? Même barbe de trois jours, même détachement face à la bêtise humaine, même personnification par le costume (Pancho pour l'un, cuir pour l'autre)... Mais là où la création de Leone reste monolithique au cours de ses trois aventures, notre cher Max se nourrit clairement de chaque épisode. Simple être humain en pleine vendetta dans le premier film, ce fou de Max se met par la suite à habiter chaque plan comme une icone sortie d'un autre âge. Tout d'abord déshumanisé, il va au final venir en aide au groupe de survivants retranché et surtout au petit enfant sauvage, incarnant alors définitivement la figure du héros. Un héros classique plus qu'un guerrier de la route, puisqu'il en est le roi. Ce « lonesome cowboy » disparaîtra finalement de l'écran, prêt à devenir dès le film suivant (le sous-évalué Beyond Thunderdome) une véritable légende. Un statut que possède déjà ce long-métrage, prouesse historique dénuée du moindre effet numérique, qui a depuis nourri l'esprit de nombreux scénaristes, réalisateurs et producteurs sans jamais être égalé.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

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Image :

AAAAAAAAAAH ! On peut enfin jeter méchamment aux ordures l'immonde DVD Warner disponible depuis trop longtemps à travers le monde. Pour l'occasion de son arrivée sur HD-DVD et Blu-Ray, le chef-d'œuvre de George Miller a eu droit à un petit lifting en règle. Et si de rares plans montrent encore une nette fatigue (particulièrement visible lors de la sortie de nuit du camp), le travail de restauration est particulièrement bluffant et offre à Mad Max 2 une patine inédite. Désormais la production n'affiche plus inlassablement le même jaune délavé mais bien un ciel bleu éclatant, des blancs immaculés et un rouge sang vermillion. Une colorimétrie exemplaire, sans doute largement au-dessus de celle diffusée en salles en son temps, à laquelle s'ajoute un piqué permettant d'apercevoir même le plus infime grain de sable expulsé par les dérapages des machines destructrices.  Un résultat d'autant plus impressionnant que même les plus pointilleux auront bien du mal à mettre la main sur la moindre tache ou artefact. Mad Max 2 est sans aucun doute la restauration la plus spectaculaire fournie pour l'instant par la nouvelle technologie HD.

 

Son :

Le matériel d'origine devait véritablement être particulièrement abimé pour que Warner Home Vidéo se batte ainsi pour livrer un mixage Dolby Digital Plus 5.1 dans un tel état. Un mixage qui manque clairement de dynamisme avec, en dehors de quelques petits passages, une spatialisation quasiment absente. Tous les effets sont essentiellement concentrés sur les enceintes avant et certains dialogues restent aujourd'hui encore sourds ou criards pour un résultat forcément daté. On est tout de même bien loin de la catastrophique piste stéréo d'origine (disponible sur la VHS ou le DVD) comme l'atteste la présence d'un doublage français sorti d'un autre âge. Par contre pas sûr qu'en ce qui concerne la piste originale on puisse avoir un jour un résultat plus spectaculaire.

 

Interactivité :

Certains se souviennent peut-être de l'excellente édition collector du premier chapitre disponible uniquement aux USA par les bons soins de MGM (Warner détenant les droits en France, on n'est pas prêt d'en voir l'ombre) qui offrait moults bonus et documentaires pour un évènement anniversaire. On en est bien loin pour Mad Max 2 qui, malgré un succès mondial jamais démenti et une aura toujours aussi prépondérante auprès des fans de films d'action, se voit certes mieux traité qu'en DVD mais laisse clairement sur sa faim. Une introduction sirupeuse signée Leonard Maltin (mais qui est ce type qui bousille tous les collector Disney par sa fadeur écœurante ?), une bande-annonce kitchissime et un commentaire audio non-sous-titré ne font pas une édition collector. Reste qu'heureusement les connaisseurs grappilleront de nombreuses informations au cours de cette piste audio... pour peu qu'ils soient parfaitement bilingues.

 

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur de George Miller et du chef opérateur Dean Semler, Introduction de Leonard Maltin, Bandes annonces

 
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