LE TRANSPORTEUR 3
The Transporter 3 - France - 2008
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Le Transporteur 3 »
Genre : Action
Réalisateur : Olivier Megaton
Musique : Alexandre Azaria
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français 5.1 DTS-HD Master audio
Sous-titre : Français
Durée : 105 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 3 juin 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Parce qu'il est le spécialiste incontesté des livraisons à haut risque, Frank Martin se voit contraint, sous la menace, de transporter deux sacs imposants et une jeune Ukrainienne depuis Marseille jusqu'à Odessa. Que contiennent les sacs ? Qui est cette fille? Pourquoi doit-il l'accompagner ? Quels enjeux se cachent derrière cette livraison ?
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Aller-retour

Souvent décriés dans la masse des productions Besson, les deux premiers Le Transporteur étaient pourtant de vrais divertissements, d'une efficacité que l'on jalouse souvent aux américains. S'ils avaient servi de ticket d'entrée à Hollywood pour Louis Leterrier (L'Incroyable Hulk), pas sûr que Le Transporter 3 ouvre beaucoup de portes à Olivier Megaton.

 

En ne se voulant rien d'autre que de sympathiques séries B d'action, viriles, fun et bien troussées, les deux Le Transporteur de Leterrier avaient prouvé que l'exploitation à la française pouvait échapper au pathétique. Cette licence, conçue et produite par un Luc Besson qui a désormais comme ligne de conduite d'épuiser jusqu'à la mort le moindre succès, ne demandait pourtant pas forcément un nouveau comeback, en particulier après le sympathique Hitman de Xavier Gens (toujours produit par Europa) qui s'inspirait largement des aventures de Franck Martin. La boucle est bouclée, puisque à l'arrivée The Transporter 3, comme disent les distributeurs, n'est ni plus ni moins qu'un produit dérivé de ce dernier, et lui emprunte la majeure partie de ses ingrédients scénaristiques, la photographie glacée mais aussi son réalisateur de second équipe : Oliver Megaton. Un technicien au sens visuel incontestable certains mais qui a toujours autant de mal à convaincre depuis Exit et La Sirène Rouge. Plutôt bien cadrée, la pelloche se révèle assez divertissante lors de ses excès les plus « actioner » avec des poursuites mécanisées bien speed et quelques scènes de baston solides.

 

Panne d'essence

 

Toujours chorégraphiés par Corey Yuen ( DOA), les affrontements directs de Jason Statham ont encore de la gueule, même si à force de vouloir se la jouer « Jackie Chan », la mise en scène déborde et tourne au ridicule lorsque l'acteur effectue un strip-tease progressif totalement hors propos. Cette difficulté à trouver le ton juste pilonne l'ensemble du métrage. Refusant l'ironie et le second degré des deux premiers opus, Megaton tente de remplir le cahier des charges, passant mécaniquement d'une scène de romance (parfaitement ringarde), à de la comédie (même Berléand n'est plus drôle), puis de la bagarre. Aucun naturel, aucune sensation : le spectacle défile et rien ne passe. En roue libre, Statham a beau tenter le sourcil charmeur ou le « casse-bras » en hommage à Steven Seagal, son interprétation dramatique (sic) laisse perplexe. Finalement le seul qui s'en sort à peu près dans ce marasme reste Robert Knepper (Prison Break) qui avait déjà tourné pour Megaton dans... Hitman. Tiens, comme on y revient...

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :

En tout cas visuellement, Le Transporteur 3 pourrait faire illusion et l'édition Blu-Ray travaille à la perfection la photographie glacée voulue par Megaton. Des teintes bleutées qui n'empêchent pas une belle vivacité et des contrastes joliment dépeints. La compression subtile et parfaite laisse transparaître un grain des plus naturels et un piqué créant un réel effet de relief. Un visionnage techniquement irréprochable

 

Son :

C'est forcément sur les bonnes scènes de castagne et les poursuites en bagnoles que le DTS HD Master Audio se montre le plus appréciable. La dynamique est totale, voire explosive et use de l'installation sonore d'une façon on ne peut plus musclée. Entre la version française et la version anglaise, la différence se fait sur les détails. Le doublage ayant tendance à écraser certains effets, l'anglais est largement plus naturel.

 

Interactivité :

Malgré l'énorme succès rencontré par ce troisième Transporteur à travers le monde, les bonus ne se bousculent pas au portillon. Surtout que le peu qui reste n'a pas vraiment de quoi casser trois pattes à un canard. A commencer par un commentaire audio (en Picture-in-Picture) où le réalisateur sait certes occuper la piste sonore en explorant tous ses souvenirs du tournage, mais se perd rapidement dans les remerciements d'usage et l'autosatisfaction. Un joli petit melon qu'il n'arrive plus à dissimuler dans le making of, s'exaltant lorsqu'il déclare vouloir se mettre au niveau des Bourne ou des Die Hard. Presque, presque...Le reste du documentaire s'efforce tout de même de s'intéresser à toute l'équipe, des acteurs jusqu'aux cascadeurs, mais le tout est tellement politiquement correct que cela en devient vite ennuyeux.

 

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur, Making of (21'), Storyboards, Bandes-annonces.

 
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