GAME OF THRONES SAISON 1
Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Game of Thrones Saison 1 »
Genre : Heroic Fantasy
Musique : Ramin Djawadi
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, DTS 5.1 français, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, espagnol, norvégien…
Durée : 561 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 7 mars 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Game of Thrones Saison 1 »
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site officiel
LE PITCH
Il y a très longtemps, à une époque oubliée, une force a détruit l’équilibre des saisons. Dans un pays où l’été peut durer plusieurs années et l’hiver toute une vie, des forces sinistres et surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. La confrérie de la Garde de Nuit, protégeant le Royaume de toute créature pouvant provenir d’au-delà du Mur protecteur, n’a plus les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de tous. Après un été de dix an...
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Winter is coming

Dernier carton d'HBO, la première saison de Game of Thrones, ou Le Trône de fer, a déjà atteint les mêmes sphères lors de ses sorties en vidéo à l'étranger. Aucun doute qu'en France, les ventes soient du même acabit.

 

Entamée en 1996, la saga fleuve A Song of Ice and Fire est la combinaison entre la Dark Fantasy en droite ligne des textes de Robert E. Howard (Conan le Barbare) et des considérations plus politiques, évoquant fortement les véritables remous historiques de la vielle Europe (en particulier la ''Guerre des Deux-Roses''). Un univers peuplé de personnages sombres, inquiétants et surtout souvent très fourbes qui se disputent chapitre après chapitre les terres de Westeros et le trône de fer, confectionné à partir d'épées tranchantes. Creusant la psychologie de ses nombreux personnages, l'œuvre de George R.R. Martin happe le lecteur, fasciné par la crédibilité d'un monde fantastique où justement la magie fait partie de l'histoire, mais où les revirements et les drames s'enchaînent. Et c'est d'ailleurs l'auteur même des romans qui a glissé l'idée d'une adaptation à certains producteurs d'HBO, histoire d'éviter les propositions catastrophiques des studios de cinéma. Il fallait une chaîne adulte, aimant les fresques et les illustrations colossales pour tenir le projet jusqu'au bout, et aucun doute que le visionnage de Rome aura conforté le romancier dans son choix. On y retrouve la même importance des personnages, la même propension au dialogue et à un réalisme visuel imposant.

 

by the book

Impressionnant d'ailleurs à quel point le moindre décor, le moindre costume est la fidèle réplique de celle décrite dans le premier tome, les épisodes s'efforçant même de reprendre certains dialogues à l'identique en même temps que l'agencement progressif des différentes séquences. Une telle fidélité au matériau d'origine force le respect, mais n'est heureusement jamais synonyme de lourdeur, même si, il faut le reconnaître, la réalisation manque clairement de personnalité. Les meilleurs techniciens d'HBO s'affairent ici, mais aucun n'est manifestement capable de dépasser la puissance du script en amenant un point de vue dans le placement de la caméra, dans l'éclairage particulier d'une scène. Un travail d'artisan solide et doué cependant, qui fait naître d'épisode en épisode une première saison flamboyante où navigue un casting magistralement dirigé, mené par un très grand Sean Bean (Le Seigneur des anneaux, Black Death), a la fois impérial et terriblement fragile. Un personnage central dont le destin va marquer définitivement la tragédie de ces royaumes où les ambitions personnelles et la perfidie l'emportent trop souvent sur les bonnes volontés. Trahisons en coulisses, jeux de masques et de miroirs, les personnages positifs ne sont pas forcément là où on les attendrait, les survivants non plus. C'est sans doute cet aspect théâtral qui fait vivre Game of Thrones, tout autant en tout cas que cette sensation de chaos à l'avènement d'un nouvel ordre... et du retour de la magie.

Simon Gruber






 

 

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Image :
Game of Thrones n'a rien à envier au cinéma, et encore moins lorsqu'on l'on observe l'époustouflante beauté des masters des épisodes. De la neige qui virevolte devant l'objectif à la lumière qui frappe directement la caméra, la photographie tour à tour chaude et glaciale en fonction des localisations, n'entame jamais la tenue irréprochable de la compression. Doté d'un relief savoureux capable de souligner la moindre variation des étoffes ou une pierre érodée sur la surface d'un château gigantesque, la HD fait resplendir une maîtrise totale de la reconstitution physique finissant de crédibiliser à l'extrême une œuvre fleuve. Sur la masse d'heures étalées sur les cinq disques, seules quelques très rares secondes viendront baisser le rendement avec un plan en basse lumière qui vrille un peu. Une goutte d'eau dans l'océan.

 

Son :
Débauche totale du côté du DTS-HD Master Audio 5.1 sans aucune perte de débit, qui étale une richesse de détails incommensurable dans les ambiances, faisant respirer avec élégance les images tout en leur offrant encore un volume supérieur. Mais si le tout affiche une clarté et une limpidité à toute épreuve, c'est clairement l'utilisation du caisson de basses qui surprend. Faisant ressentir chaque élan de violence avec une brutalité sensible, le canal est surtout la source d'un vrombissement lourd et inquiétant qui fait peser une menace supplémentaire sur les épaules des personnages. Chose étonnante, le simple DTS 5.1 français s'en sort particulièrement bien avec une amplitude quasiment équivalente et un doublage aussi honnête que la traduction.

 

Interactivité :
Le gros problème avec Warner, c'est que l'éditeur a un petit travers depuis les débuts du DVD, qui revient à intervalle régulier. Ici une fois encore la malédiction des commentaires audio non traduits frappe le spectateur. Sept exercices dans lesquels l'équipe technique, les acteurs et même George R.R. Martin viennent discourir sur les choix artistiques, l'adaptation ou livrer quelques anecdotes de tournage... mais tout cela est uniquement réservé à ceux qui maîtrisent parfaitement la langue anglaise. C'est heureusement le seul impair de cette édition assez imposante qui s'efforce de contenter les différentes attentes des fans. A commencer d'ailleurs par un astucieux guide interactif qui permet de faire apparaître les portraits des différents lieux ou personnages pendant le visionnage d'un épisode (pour ceux qui ont tendance à se perdre) mais aussi et surtout des évocations de légendes ou faits historiques à peine évoqués dans les dialogues. Ces derniers sont joliment mis en scène par des illustrations légèrement animées et du meilleur effet. Le principe du visionnage caviardé est doublé sur le sixième épisode qui se pare d'un véritable Picture in Picture, permettant d'accéder à de nombreuses interventions techniques sur la création des décors, la mise en place d'une scène ou les rares effets spéciaux. Classique mais bien fait, à l'instar de l'attendu making of qui brasse efficacement toutes les étapes de fabrication sans oublier les petits élans promotionnels. Du coup après tout ça, les deux featurette Adaptation du livre à l'écran et Création du générique, qui se contentent de réutiliser du matériel déjà vu, restent des plus anecdotiques.


Liste des bonus : Commentaires audio (vo non sous-titré), Guide de l'épisode, Guide Complet de Westeros, Portraits des personnages (31'), Anatomie d'un épisode : « Une couronne en or » (61'), Making of (30'), Adaptation du livre à l'écran (5'), Création du générique (5'), Création de la langue Dothraki (5'), La Garde de nuit (8').

 

 

 

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