HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT 2èME PARTIE
Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2 - Etats-Unis / Angleterre - 2011
Image plateforme « Blu-Ray »Image plateforme « DVD »
Image de « Harry Potter et les Reliques de la Mort 2ème partie »
Genre : Fantastique
Réalisateur : David Yates
Musique : Alexandre Desplat
Image : 2.35 16/9
Son : DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais ; Dolby Digital 5.1 français, italien, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, italien, Néerlandais…
Durée : 130 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 16 novembre 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort…
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last but not least

Après la première partie vient tout logiquement la seconde. Après les adaptations des six premiers livres viennent forcément les derniers chapitres du 7ème. Après le début, le grand final. Mais celui-ci pouvait-il sauver la saga de sorcellerie des océans vaseux dans lesquels elle avait plongé (presque) depuis le début ?

 

Voici donc après 10 ans de bof et loyaux services, la dernière exploration cinématographique de l'univers littéraire riche et aventureux imaginé par J.K. Rowling il y a plus longtemps encore. Une accumulation progressivement de plus en plus handicapante de mauvais choix narratifs (les amourettes plutôt que la part d'ombre), d'évacuations prématurées de personnages de seconds plans (Ginny Wesley, Dobbie) rattrapées in extrémis, le tout resserrant constamment le récit sur la poignée de héros plutôt que d'ancrer le tout dans une réalité ample (le monde moldu totalement absent des films) et le fourmillement de détails de celui des sorciers. Tout ceci fait des trois derniers opus - Le prince de sang mêlé, le pire, et les deux parties du même Les Reliques de la mort - les symptômes dramatiques d'une politique stupide de nivellement par le bas. Cette culture de l'anecdote, incapable d'illustrer le tableau dans son ensemble, revient tragiquement plomber la première bobine du dernier essai de David Yates : des personnages qui passent en clins d'œil pour sortir une phrase ou deux, des disparitions évoquées hors champ, une course aux horcruxes ridiculement incompréhensible (pour ceux qui n'ont pas lu les romans) et une explication des pouvoirs des baguettes magiques totalement foireuse.

 

apocalypse au coin du feu

 

On ressent dans cette première moitié quelques grands moments de solitude, plongé dans la pénombre d'une photographie pesante et grisonnante parce que « attention, maintenant Harry Potter c'est sérieux ». Finalement, on se retrouve sauvé du chaos comme par miracle, lorsqu'enfin le film réussit à s'approcher de la poésie, de la sensibilité du roman d'origine. En particulier lors des dernières scènes de Rogue (toujours impérial Alan Rickman), offrant enfin la place qui se doit à ce personnage troublant, complexe et attachant. Essayant de s'approcher au plus près de la maestria d'un Peter Jackson et de son Retour du roi, des séquences spectaculaires font effectivement appel à des effets spéciaux mirifiques, des jets de magie en tout sens et une tripotée de morts qui s'effondrent aux sols, mais cela reste aussi agréable que pauvre en terme d'envolées épiques. On a beau y apercevoir loups-garous, trolls et automates de pierre, la rencontre définitive entre le bien et le mal fait terriblement expédiée. Un peu comme l'ensemble du spectacle, qui aligne quelques prouesses pour rappeler son devoir de grand spectacle, sans jamais vraiment y croire. A l'arrivée Les Reliques de la mort 2ème partie a beau offrir une échappée à dos de dragon et de jolies variations thématiques par Alexandre Desplat, tout cela ne remplacera jamais la négation totale des dialogues entre Potter et Dumbledore, qui éclairaient le jeune homme sur les natures du bien et du mal, sur la part de ténèbres de chacun. Harry Potter est une série de 7 grands livres, et pour l'instant ce ne sont pas ces productions Warner Bros. qui risquent de les remplacer.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Pas forcément obligé de revenir une nouvelle fois sur le travail exceptionnel de Warner concernant les derniers épisodes. A l'instar de la première partie, le travail est exceptionnel avec un transfert riche et organique, assurant des contrastes bien dessinés malgré la « sombritude » ambiante. Attention aux sources de lumière dans la pièce de visionnage (sinon une partie des infos disparaissent) mais en tout cas ce Blu-ray est totalement en adéquation avec les volontés du réalisateur et de son directeur photo.

 

Son :
Le DTS-HD Master Audio 5.1 va tellement bien aux Harry Potter qu'on se demande pourquoi la série aura mis tant de temps à s'y mettre. Qu'importe, à l'image de la première partie, Les Reliques de la mort exploite pleinement la puissance et la richesse phonique de cette compression, livrant des ambiances amples et complexes, soutenant les explosions magiques sans jamais perdre de vue dialogues et musiques. Idéal... en tout bien plus que le triste Dolby Digital 5.1 français qui en l'occurrence fait de son mieux. Mais entre un doublage toujours aussi pâlot (en même temps les voix n'ont pas changé, donc bon) et des effets souvent en retrait, le spectateur y perd beaucoup.

 

Interactivité :
Depuis quelques films, l'attrait principales des Blu-ray Harry Potter est a débusqué du coté du Maximum Movie Mode. Une option qui sur de nombreux autres produits est restée cantonné aux gadgets puérils, refourguant sans esprit les différentes interviews promos disponibles séparément. Bien plus passionnant, ce Picture in Picture boosté aux Dragées de Bertie Crochue agrémente le film de témoignages, d'images de tournage, de comparatifs SFX ou story-boardés, mais aussi propose une autre façon de raconter la genèse du long-métrage via les participations d'une grande part de l'équipe en tant que présentateurs / narrateurs. Le tout s'intègre parfaitement au film, avec de rares efforts de montage et de mise en scène, et offre un lot de secrets de tournage des plus conséquents. Mais au final, ça, on l'a déjà vu. La grosse nouveauté de cette édition, et en tout cas ce qui en fait une sortie indispensable pour les fans de la saga, est l'interview croisée entre Daniel Radcliff et J.K.Rowling sur le second disque HD. Une heure d'échanges tour à tour touchants, informatifs, anecdotiques, qui donne agréablement l'impression de participer à un tea-time avec de vieux copains. Des différences entre les livres et les films, des soucis avec des fans trop envahissants jusqu'à la séparation finale avec cet univers qu'ils ont portés pendant des années, les deux se livrent avec une grande fraîcheur et transmettent une vraie émotion. Cette dernière poursuit d'ailleurs son chemin dans le documentaire « Quand Harry quitte Poudlard », journal de bord des dernières semaines avec des détours sur quelques questions techniques (explosion du décors, maquillages), mais se recentrant essentiellement sur le ressenti des jeunes acteurs, et d'une entreprise devenu presque familiale... avec les participations amusées et amusantes d'ouvriers manutentionnaires qui pestent pendant que les stars répètent et d'un chef plâtrier magnétiseur à ses heures. Émouvant de voir au détour d'un préparatif longuet le trio principal s'inquiéter de l'après-Potter, voire fondre en larmes lors du dernier plan. Même sans être un accro définitif, ça fait son petit effet. Reste ensuite à visionner quelques petits scènes coupées anecdotiques, un sujet sur les figure féminines de la série (bien plus intéressant que ça en a l'air), un détour sur les gobelins (beaucoup de Warwick David dedans et c'est tant mieux) et quelques menues featurettes plus techniques. De grands moments donc dans cette édition sans doute moins portée sur la chose cinématographique que sur l'idée d'une certaine communauté, d'une réflexion plus poussée autour de l'œuvre romanesque et ses huit pendants sur grand écran.

 

Liste des bonus : Copie DVD, Copie Digitale, « Maximum Movie Mode : la destruction de Poudlard »  (167'), Points focus (27'), « Les adieux de l'équipe et des acteurs » (3'), Entretien avec J.K. Rowling et Daniel Radcliffe (53'), « Quand Harry quitte Poudlard » (48'), « Les gobelins de Gringott » (11'), « Les femmes dans Harry Potter » (22'), 8 scènes coupées (6'), « Visite des studios de Warner Bros. à Londres »  (2'), « Pottermore : le nouveau site de J.K. Rowling » (1'), Démo du jeux vidéo « LEGO Harry Potter : Années 5 à 7 » pour console PS3

 
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