TROLL HUNTER
Trolljegeren - Norvège - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Troll Hunter »
Genre : Fantastique
Réalisateur : André Øvredall
Musique : Aucun
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 Norvégien, DTS 5.1 Français, Italien, Espagnol, Allemand…
Sous-titre : Allemand, Espagnol, Italien, Français, Néerlandais…
Durée : 103 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 29 novembre 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Troll Hunter »
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site officiel
LE PITCH
Armés d'une caméra vidéo, un groupe d'étudiants norvégiens se lance à la recherche de mystérieuses créatures qui sèment la pagaille dans la région. Durant leur traque, ils vont découvrir un mystérieux braconnier surnommé le "chasseur de Trolls"...
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Who you gonna call ? ... Troll Hunter !

Le "documenteur" est devenu un sous-genre très rentable du cinéma américain, Projet Blair Witch et autres Dernier exorcisme ayant sensiblement marqué la rétine des spectateurs et abondamment nourri le compte en banque des producteurs ces dernières années. Face à ce juteux concept, il était tentant de faire du "bigger" and "faster", ce qui, au vu des coûts généralement très faibles de ces productions, laissait une marge de risque très faible et pouvait rapporter encore plus gros (cf. Cloverfield). Mais Hollywood n'a pas le monopole du concept vendeur, et ce Troll Hunter norvégien vient nous le prouver.

Les ingrédients restent les mêmes : une bande d'étudiants se mettent en tête d'aller effectuer un reportage sur un supposé chasseur de Trolls, lui collant aux basques afin de découvrir si c'est bien du lard... ou du troll.
L'intrigue du long-métrage d'André Øvredall est pour le moins balisée. Même si la fascination et la curiosité du reportage filmé caméra à l'épaule fonctionne toujours, aux côtés de jeunes protagonistes évoluant dans la frontière ténue séparant fiction et réalité, il devient malgré tout difficile de proposer du neuf sur ce canevas fortement éprouvé. Pourtant, le cinéaste norvégien parvient à démarquer son film de ce qui a déjà été réalisé dans le domaine en proposant quelques petites touches qui lui sont propres.

 

ki cé ka trollé ???


Partant d'un postulat au demeurant assez improbable, ce qui frappe tout d'abord à la vision de ce Troll Hunter, c'est la place accordée à l'humour, souvent peu fréquent dans ce genre d'œuvre jouant justement sur la sécheresse des émotions, et qui ne permet pas une distanciation liée à la comédie, qui entraînerait un décrochage de l'attention du spectateur. André Øvredall, lui, fait la pari de ce décalage entre scènes de suspense, voire de frissons, et moments plus détendus où l'on peut esquisser quelques sourires. Il pousse même le bouchon plus loin en associant les deux au sein d'une même séquence (cf. l'attaque du pont).
Dans cet élan rigolard, le cinéaste se permet même de porter une gentille pique vers le gouvernement et les autorités de son pays. Ces derniers sont présentés comme tirant les ficelles d'un vaste plan visant à cacher l'existence des trolls au grand public, et en prennent sacrément pour leur grade au travers de séquences amusantes remettant en cause leurs compétences.

 

à la hauteur

 
Force est de constater que le résultat fonctionne plutôt bien, l'attachement aux personnages est réel. Une gageure renforcée par l'interprétation générale d'un excellent niveau, tant pour nos jeunes reporters que pour le chasseur de trolls, qui jouent sans cesses sur le décalage imposé par le réalisateur.
L'autre point fort du film, plus évident celui-là, réside dans les scènes mettant en avant les trolls, excellemment servis par les effets spéciaux. Bien que la progression de l'intrigue repousse assez loin la découverte des monstres, chacune de leur apparition fait ensuite son petit effet, tant la mise en scène d'Øvredall et surtout le superbe travail des équipes de SFX rendent justice aux créatures, les situant elles aussi au croisement de l'abominable et du risible (dans le bon sens du terme).
Malheureusement, le film n'est pas exempt de défauts. Outre l'invraisemblance de certaines scènes et l'utilisation de raccourcis scénaristiques, le gros problème de Troll Hunter vient de sa longueur. Sa durée d'une heure quarante est bien longuette pour une production de ce style, rendant la deuxième moitié du film quelque peu pénible à suivre. Reste un final impressionnant, qui achève d'apporter un capital sympathie indéniable à cette œuvre norvégienne honnête et plutôt bien troussée.

Nicolas Mouchel








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Image :
L'image de Troll Hunter est fluctuante. La qualité visuelle du Blu-Ray est indéniable, et les scènes de jour disposent d'un superbe rendu visuel, les paysages de Norvège apparaissent dans toute leur luminosité, ce qui n'était pas forcément gagné vu le dispositif de faux documentaire mis en place. Evidemment, les séquences tournées de nuit ne sont pas à la même enseigne. Comme le veut la tradition de ce style d'œuvre, l'éclairage est à l'avenant, et le grain est de fait très prononcé dans les scènes nocturnes, amenant un côté réaliste à l'ensemble. Le tout reste tout de même largement regardable.

 

Son :
Le DTS 5.1 norvégien est dynamique comme il faut. La puissance sonore assez discrète dans un premier temps prend davantage d'ampleur à mesure que les trolls apparaissent, que les bruitages se font plus présents, mettant gentillement à contribution l'ensemble des enceintes et le caisson de basse. Le rendu sonore du disque est très honnête.

 

Interactivité :
Pas que la section des bonus soit vierge de toute proposition, mais il faut reconnaître que les quelques segments proposés par l'éditeur ne tiennent pas la route. Le making-of n'apprend pas grand chose d'intéressant et fait davantage penser à un film de vacances avec des comédiens enjoués, tandis que l'absence du réalisateur se fait cruellement sentir... Le court segment sur les effets spéciaux est quant à lui purement visuel. Une succession de plans truqués, mis en perspective avec les originaux, c'est bien, mais c'est envoyé trop rapidement, survolé, sans la moindre piste sonore qui plus est. Plus austère, on ne fait pas... Enfin, les scènes coupées, bêtisiers et consorts n'ont absolument aucun intérêt.

Liste des bonus : Scènes coupées (4'), Bêtisier (2'), Scènes versions longues (8'), Effets spéciaux (6'), Coulisses du tournage (24'), Galerie photo (6').

 
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