THE BIG LEBOWSKI
Etats-Unis - 1998
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « The Big Lebowski »
Genre : Comédie
Réalisateur : Joel Coen, Ethan Coen
Musique : Carter Burwell
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD master audio 5.1 Anglais, DTS 5.1 Français, Allemand, Italien…
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 117 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 27 septembre 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « The Big Lebowski »
portoflio
LE PITCH
Jeff Lebowski, prénommé le Dude, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu'un certain Jackie Treehorn veuille récupérer une somme d'argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n'est pas marié...
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Over the line !!

 Après un sympathique mais parfois balourd Arizona Junior, le très décalé Barton Fink et l'indémodable Fargo, les frères Joel et Ethan Coen poursuivent leur parcours dans les comédies inattendues. Mais se doutaient-ils qu'en l'an de grâce 1998, ils livreraient avec The Big Lebowski leur ultime comédie de qualité ?

 

Savaient-ils qu'ils donneraient naissance, par la même occasion, à l'une des comédies les plus inspirées, les plus maîtrisées et surtout les plus respectées de ces 30 dernières années, voire de l'histoire du cinéma moderne ? Une communauté de fans vite grandissante propulse The Big Lebowski au rang de légende, érigeant sans le vouloir les bases d'une nouvelle religion basée sur la nonchalance absolue du protagoniste éponyme. La glande comme ultime aboutissement de vie : un pied de nez assez génial au sacro-saint dogme de la performance, instillé à coups de marteau dans nos esprits depuis plusieurs décennies.

 

his dudeness

 

The Big Lebowski fait l'effet d'une bombe pacifique à sa sortie, réussissant à allier ce qui semblait être impossible, la comédie (à l') américaine et la subtilité ; marier le fond et la forme. Et quelle forme mes amis ! Une première clé de voûte de ce monument n'est autre que sa distribution, chaque personnage constituant une curiosité et un élément primordial dans la cohésion complexe du long-métrage. Jeff Bridges tout d'abord qui, grâce au Dude (le « type » en Anglais, devenu « Le Duc » en Français pour des raisons de synchronisation labiale), est devenu le porte-étendard d'une certaine frange de la population (masculine et autour de 30 ans... à dix années près). Un peu perdu de vue des écrans depuis le sympathique Tron, Bridges crève l'écran dans un rôle taillé sur mesure. Allure, physique bedonnant et cheveux gras, tout semble ici être plus vrai que nature et surtout parfaitement assumé. The Dude devient, en moins de 2h, l'idéal masculin... des hommes. Une conception finalement complémentaire avec celle du nouvel idéal féminin qui marquera la gente masculine la même année, incarnée par Cameron Diaz dans Mary à tout prix.

 

glandeurs professionnels

 

The Big Lebowski ne se résume pas à son seul personnage principal et s'est forgé son identité grâce à une pléthore de seconds rôles historiques. Incarnés par de grands fidèles au cinéma des Coen, les seconds couteaux affichent des caractéristiques uniques qui égratignent les grands principes de l'Amérique. Sans tomber dans l'exhaustivité on retiendra John Goodman, incarnant un personnage largement inspiré du grand John Milius, le vétéran azimuté ultra-patriotique, et ses lunettes fumées qui entrent dans l'histoire ; Steve Buscemi dans le rôle d'un malheureux Yes-man ; une artiste déjantée campée par l'excellente Julianne Moore ; enfin l'Icône du bowling Jesus Quintana, incarné par John Turturro, apporte au film son lot de charisme décalé et de morceaux d'anthologie.

 

they peed on your rug !

 

Ce socle en béton, les Coen le complètent en démontrant une nouvelle fois leur totale maîtrise de tous les rouages du 7ème Art. Leur mise en scène, à base de plans parfaitement cadrés, de mouvements de caméra soyeux et subtilement choisis, a de quoi faire rougir de honte de nombreux confrères. Truffé de références, de dialogues jouissifs, porté par un score somptueux et un scénario s'inspirant des grands moments du film noir (dont le « subtil » clin d'œil à La mort aux trousses d'Hitchcock), The Big Lebowski fait partie de ces rares films qu'on peut voir et revoir sans aucune lassitude, à la recherche de détails oubliés. Si vous ne l'avez toujours pas vu, cette nouvelle édition est le moment rêvé pour combler vos lacunes !

Jeremy Chateauraynaud






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Image : 
Après une première sortie HD-DVD il y a quelques années, The Big Lebowski nous revient sur le format ayant survécu au combat ! Malgré un âge plutôt avancé, le rendu du master est très acceptable. Le piqué est excellent et la colorimétrie est parfaitement retranscrite. Les parquets des couloirs du bowling sont resplendissants et vous donneront envie d'aller faire tomber quelques quilles. Quelques fourmillements sont présents ça et là, mais l'ensemble est plus que correct, cette version du film étant sans doute la meilleure disponible à ce jour.

 

Son :
Grande capacité oblige, le disque dispose d'une grande quantité de versions sonores : une piste anglaise en HD bien entendu, une version française en DTS ainsi que 4 doublages supplémentaires (allemand, Italien...). Pour les deux versions qui nous intéressent, il faut avouer que la qualité sonore ressentie est excellente. La musique omniprésente nous entoure durant tout le film et crée une agréable immersion. Du côté du doublage français, hormis l'agaçant « Le Duc », le résultat est également très honorable. Que du bon.

 

Interactivité :
Universal était attendu au tournant avec la sortie en Bluray d'un tel objet de culte. Du côté des nouveautés, outre la présence du traditionnel U-Control cher à Universal, on a le droit à trois petits segments en haute-définition, La vie de The Dude  et  The Dude perdure : The Big Lebowski 10 ans après. Le premier est une brève étude des personnages principaux, vus par leurs acteurs respectifs. Sans grand intérêt objectivement, mais on peut ainsi ressentir le plaisir qu'ont eu les acteurs à tourner ce film. Le second segment fait quant à lui le point sur la façon dont le film est devenu un phénomène de société au fil des ans, relativisant sur l'accueil méfiant du film à sa sortie. Enfin la dernière nouveauté est un making-of / décodage des séquences oniriques de Lebowski. Pour les autres parties en définition standard, on dispose d'un making-of d'époque d'un peu moins de 25 minutes, un peu trop aseptisé et surtout artificiellement surchargé par des séquences du film, ce qui finit par casser un peu le rythme. Enfin, dans la catégorie des bonus anecdotiques, on a droit à une nouvelle introduction, un petit reportage sur un festival créé par des fans en hommage au film, une carte interactive qui repère les lieux où se déroule l'action (un clic vous renvoie vers la scène en question). Les photos de tournage sont enfin de la partie pour les plus passionnés.

Liste des Bonus : Nouvelle introduction exclusive, La vie de The Dude, The Big Lebowski 10 ans après, Making of, Le festival Lebowski : l'histoire d'un gagnant, Rêves de tapis volant et de quilles : La séquence de rêves de The Dude, Carte interactive, L'album photo de Jeff Bridges, Diaporama, Bandes-annonces  

 
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