HIGHLANDER : LE GARDIEN DE L’IMMORTALITé
Highlander : The Source - Etats-Unis / Lituanie - 2007
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Image de « Highlander : Le Gardien de l’immortalité »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Brett Leonard
Musique : George Kallis
Image : 2.35 16/9
Son : Français et Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 95 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 11 juillet 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Dans un futur proche, le monde a sombré dans le chaos. Dans une ville en ruines quelque part en Europe de l'Est, Duncan MacLeod, le Highlander, se remémore les joies de sa vie passée. Esseulé et sans espoir, il finit par se joindre à un groupe d'Immortels qui tente de découvrir la source de leur pouvoir, une mystérieuse entité avec laquelle la femme de Duncan, Anna, semble avoir un lien. Protégé par un Gardien aussi puissant que destructeur la source est le secret le mieux gardé des I...
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Extra Ball

En des temps immémoriaux, il existait une époque bénie des dieux : Les années 1980. Dans cette période magique, de nombreux artisans du septième art ont fait bouillonner leur imagination pour donner vie à une multitude de bonnes idées et osaient les sortir à l'écran.

 

De cette ère sacrée est née Highlander, sympathique histoire fantastique au casting surréaliste : Sean Connery, Clancy Brown, une des plus grandes gueules de méchant de ces 30 dernières années et le jeune Christophe(r) Lambert, le frenchy qui faisait la fierté de son pays et qui n'était pas encore devenu un des grands représentant de la beaufitude absolue (Beowulf, Vercingetorix, Resurrection, et on pourrait en ajouter une belle palanquée...). Highlander, c'était un concept simple, bien développé mais difficilement ré-exploitable, si ce n'est à travers des préquelles. Et pourtant, grâce à un autre pouvoir magique, celui du gain, les producteurs se sont approprié la célèbre maxime des Inconnus « Ne pas prendre les gens pour des cons mais ne pas oublier qu'ils le sont » et, tout en violant allégrement tout ce qui faisait la matière du long métrage initial, ont sorti de leur slip (pardon, de leur chapeau) une succession de séquelles minables (dont Highlander 2, une des pires suites de l'histoire du cinéma) et de séries télévisées plus ou moins réussies.

 

Bye bye couette couette

 

Au milieu de cette mare d'immondices surnageait malgré tout un petit succès populaire : la série Highlander qui, il y a une petite vingtaine d'année, réunissait un public fidèle, cherchant alors un moyen de reconnecter ses neurones ankylosés après plusieurs heures consécutives devant le Club Dorothée. Co-produite par M6, la série apporta une notoriété relative à Duncan Mac Leod (Adrian Paul), beau gosse un peu rebelle aux cheveux longs (c'était la mode, ne le niez pas mesdemoiselles, souvenez vous, Lorenzo Llamas ou Bernard Montiel...). Et c'est à ce même Adrian Paul que revient l'idée de relancer une nouvelle trilogie. N'ayant pas réussi à rebondir depuis la fin de la série, il décide de faire table rase, se portant garant du résultat en arborant la double casquette d'acteur et de producteur executif (avec des gros gants de ménage aussi, un masque et beaucoup de produits). Et c'est le drame.

 

talent virtuel

 

L'ex-chevelu a beau avoir plein de bonne volonté, le résultat final va plonger dans la torpeur le reliquat d'ardents défenseurs sur lequel la « saga » pouvait compter. Le défilé des scénaristes sentait déjà le souffre, et voir apparaitre le mythique Brett Leonard aux manettes (faudrait-il se méfier des Brett ?), à qui l'on doit les fameux Le Cobaye, T-Rex 3D ou encore un documentaire sur Sigfried & Roy (pitié...), laissait présager du pire. Et bien oui Madame, Highlander 5 dépasse toutes les limites de la médiocrité et mérite sa place dans le classement des pires films jamais tournés. La vision du long-métrage est une souffrance permanente, la photo est ignoble : Brett fait du sous Darren Lynn Bouseman en secouant sa caméra dans tous les sens et y incorpore une couche de Bay avec des travelings circulaires systématiques. Aucune cohérence dans le scénario non plus, à tel point qu'on se demande si les dialogues n'ont pas été improvisés juste avant d'être tournés. La direction d'acteurs fait peine à voir, tout comme les acteurs eux-même, les combats sont illisibles et pour couronner le tout, c'est tourné sur fond vert (et ça se voit).

 

regime dukan mcleod

 

On n'oublie pas les faux raccords à la pelle, les explosions qu'on passe deux fois de suite histoire de meubler. Brett Leonard est un réalisateur visionnaire : si un spectateur endormi rate la première déflagration, il pourra savourer la seconde à son réveil ! Restait un infime espoir avec le méchant de service, un personnage généralement soigné dans les opus précédents. Ca démarrait plutôt bien, Le gardien transpire les inspirations multiples, allant de Pyramid head jusqu'à l'effayant cocher du Dracula de Coppola. Mais ce personnage qui aurait pu apporter une petite note positive est savamment ruiné par son interprète Cristian Solimeno, souvenez-vous : Mother of tears ! Finalement insupportable de bout en bout, arborant un costume de latex mal ébarbé, alignant des punchlines ridicules, le bonhomme assène un coup fatal à l'entreprise, allant jusqu'à singer ouvertement le Kurgan d'un premier opus qui ne méritait pas cette ultime affront. Cet amer constat n'est pourtant qu'une infime parcelle de l'outrage que constitue Highlander 5 dans sa globalité, insultant une dernière fois (on l'espère) l'une des plus sympathiques mythologies conçues dans les eighties. Si sa vision vous file des ulcères, on ne pourra pas dire qu'on ne vous aura pas prévenus...

Jerremy Chateauraynaud












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Image :
Malgré les soins tout particuliers qu'apporte Metropolitan à tous les titres de son catalogue, il est difficile de transformer le plomb en or. L'ensemble est assez médiocre, avec un contraste qui fait peur, des noirs bouchés et un rendu numérique omniprésent. Finalement, le résultat n'est peut être qu'un transfert fidèle du matériau d'origine.

 

Son :
Les pistes anglaise et française remplissent leur office, ni plus ni moins et pour une fois, que ce soit en version originale ou en version doublée, rien n'arrive à faire oublier cette désagréable sensation d'être devant une grosse série Z qui se prend un peu trop au sérieux. La spatialisation fait son job, ça explose de partout, les voix sont centrales et plutôt bien rendues. Mais y fait-on vraiment attention durant le film ?

 

Interactivité :
Malgré l'extrême médiocrité du film, l'éditeur respecte toujours son public en offrant un making of tout à fait honnête, d'un peu plus d'une vingtaine de minutes. Un documentaire nettement plus regardable que le long-métrage en lui-même. On y voit comment les cascades ont été préparées, on y scrute des fonds verts, des caméras qui tournicotent et on profite des commentaires mi-figue mi-raisin d'un Brett Leonard qui semble être coincé dans les années 90. En prime, on retrouve les incontournables bandes-annonces et des liens internet.

Liste des bonus : Making of (24')

 
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