STREET FIGHTER : LA LéGENDE DE CHUN-LI
Street Fighter : The Legend of Chun-Li - Etats-Unis / Inde / Canada / Japon - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Action
Réalisateur : Andrzej Bartkowiak
Musique : Stephen Endelman
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 99 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 1 juin 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Le terrible Bison a décidé de prendre par la force le pouvoir à Bangkok à l’aide de son organisation maléfique. Pour ce faire il enlève un maître des arts-martiaux, Xiang Li. Sa fille, Chun-Li, détentrice de pouvoirs incommensurables et guerrière redoutable, est la seule en mesure d’affronter Bison et son gang afin de sauver son père.
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Ultime combat, bis repetitae

Autrefois incarnée par l'actrice Ming-Na de Stargate Universe, Urgence ou Mulan, la guerrière chinoise Chun-Li aux kicks éclairs et aux coups de pieds circulaires possède de nombreux atouts de charme qui pourraient faire un malheur au cinéma. Mais la malédiction se perpétue, Kristen Kreuk ne pouvant porter autant de stupidité sur ses frêles épaules.

 

Grosses machines lucratives, les jeux de baston font depuis longtemps fantasmer les studios de cinéma, persuadés de dénicher dans leur pléthore de personnages caricaturaux, de trames faméliques et de mandales à tout va le terreau idéal pour donner naissance à un spectacle facile et binaire. Le kitsch et foireux Street Fighter de Steven E. de Souza (pourtant scénariste de Piège de cristal et Hudson Hawk), avait pourtant marqué le coup en montrant que la ressemblance iconique à l'américaine avait des limites rapidement atteintes, sa tentative aboutissant à un sommet de nullité entré dans la légende. Cela n'aura pourtant pas empêché Capcom d'avaliser une nouvelle fois, quinze ans plus tard, une nouvelle aventure sur grand écran. Exit les têtes d'affiche comme Jean-Claude Van Damme, Raul Julia ou Kylie Minogue, ici on fait dans le seconde zone avec les déjà has-been Michael Clarke Duncan (Daredevil), Chris Klein (American Pie), Neal McDonough (pourtant excellent dans la 5ème saison de Desperate Housewifes) et la jolie Lana Lang de Smallville dans le rôle titre.

 

new challenger go home !


Son minois a beau être joli, il ne ressemble en rien à l'athlétique Chun-Li même si cette fois, les scénaristes ont une ambition plus poussée : développer le personnage, lui offrir un versant plus dramatique et donc attachant. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions. Oscillant constamment entre des apparitions et clins d'œil poussifs (voir les fameux coups balancés en deux secondes, ou l'apparition de la tenue bleu) et surtout une sur-dramatisation exaspérante, La Légende de Chun-Li n'arrive même pas à renouer avec l'humour involontaire et crétin du premier essai pour réveiller l'auditoire. Script lardé de poncifs, de flashbacks larmoyants au ralenti et d'une conception psychologique que même les jeux vidéo ont abandonnée depuis vingt ans, le long-métrage n'apporte rien, ni à la licence, ni au personnage, ni au cinéma. On dénotera de-ci de-là quelques séquences un peu mieux troussées, mais il faut se rendre à l'évidence : une fois encore Andrzej Bartkowiak (Doom, Roméo doit mourir) se montre incapable de donner de l'ampleur à l'action et encore moins de s'approprier la grammaire visuelle d'un jeu vidéo, si ce n'est dans son approche la plus caricatural. A l'arrivée Street Fighter : La Légende de Chun-Li s'approche le plus souvent d'une série Z (l'interprétation est désastreuse) légèrement gonflée niveau budget, mais méchamment à la ramasse artistiquement. Les fans savent qu'ils vont devoir ressortir l'animé Super Street Fighter II The Movie pour passer un bon moment.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Sans atteindre des sommets de définition, la copie de ce Street Fighter est clairement de grande qualité. L'image, à peine perfectible, apporte un grand soin au piqué, faisait apparaître nombre de détails sur les visages ou les arrières plans, tout en soutenant chaudement la palette colorimétrique. Avec une belle profondeur de champ et des noirs maîtrisés, le travail est réussi et ne souffre au final que d'une photographie trop timorée.

 

Son :
Les pistes sonores ne recherchent pas forcément le réalisme (et pour cause), mais sans sombrer dans la distance propre au cinéma chinois, elles suscitent des sensations d'impact et de mouvements joliment fluides et spectaculaires. S'appuyant sur une dynamique spatiale soutenue et un caisson de basses tonitruant, le tout ferait presque croire à un blockbuster bien balancé.

 

Interactivité :
Si fans il y a, ils seront sans doute tentés de se rendre sur les sites de revente import puisque Metropolitan a effectué ici un choix drastique dans les bonus proposés. On retrouve certes le petit making of, un regard léger sur le personnage original et une sélection de scènes coupées. Mais si les deux premiers sont assez horripilants par le ton sur-joué des interviewés (Chris Klein est a baffer), le troisième continue de démontrer la vacuité du script. On ne sait pas forcément ce qu'ils valent, mais la présence sur l'édition triple disque américaine du montage uncut (47 secondes supplémentaires !), d'un commentaire audio, de story-boards, de retours sur les jeux vidéos, du film d'animation Street Fighter Round One : Fight !, avait de quoi rendre le tout un peu plus sexy.

 

Liste des bonus : Devenir un Street Fighter (18'), Chun-Li : Faire revivre la légende (7'), 13 scènes coupées (16'), Bandes annonces

 
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