JAMES BOND 007 QUANTUM OF SOLACE
Etats-Unis / Angleterre - 2008
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « James Bond 007 Quantum of Solace »
Réalisateur : Marc Forster
Musique : David Arnold
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais en DTS HD HR 5.1, français et russe DTS 5.1
Sous-titre : Français, anglais et divers
Durée : 105 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 13 mai 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « James Bond 007 Quantum of Solace »
portoflio
site officiel
LE PITCH
James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé. Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation...
Partagez sur :
On ne renaît que deux fois

Le nouveau millénaire était-il encore compatible avec la classe anglaise de James Bond ? Si la période décevante incarnée (à son corps défendant) par Pierce Brosnan semblait indiquer une lente disparition, le retour fracassant de la licence sous les traits de Daniel Craig prouve définitivement le contraire. Restait maintenant à savoir si cette vision musclée garderait la même énergie dans - pour la première fois dans l'histoire de la série - la suite directe de Casino Royale.

Il paraissait très difficile de succéder à Casino Royale, sorte de fantasme absolu de tous les fans de la série des James Bond et des amateurs de films d'action : un script humain, un héros charismatique et impitoyable, des morceaux de bravoure dantesques, de l'émotion... Un spectacle total qui modernisait cette vieille relique de la guerre froide tout en revenant aux origines des romans de Ian Flemming. Démarrant tout juste une heure après le final du métrage de Martin Campbell (Le masque de Zorro pour le meilleur, Goldeneye pour le pire), Quantum of Solace en reprend le ton noir, voire désenchanté avec toujours la même volonté de marcher sur les traces de la trilogie Bourne dans sa mise en place de l'action. Mais que les choses soient claires, à aucun moment Marc Forster (L'Incroyable Destin d'Harold Crick, Neverland) ne réussit à leur donner la même amplitude. Dénuées du moindre travail sur la spatialisation, celles-ci se voient largement sur-découpées, mal construites (malgré des cascades phénoménales) et font une nouvelle fois office de miroirs des travers modernes du genre aux USA. Un constat d'autant plus désolant que le réalisateur n'est pourtant pas avare d'ambitions, jouant constamment sur les contrastes qui façonnent la société d'aujourd'hui  : entre le monde réel et celui, obscur, de l'espionnage, entre l'aristocratie people et la pauvreté des autres.

Casino princier

Une optique totalement inédite dans l'univers de l'agent préféré de sa Majesté et qui conditionne totalement ce 22eme épisode officiel. Le film se concentre certes sur la vengeance de Bond mais également sur la découverte d'une nouvelle organisation tentaculaire (pas Octopussy heureusement), sans visage ni pays, entièrement vouée à la course au profit, et faisant son beurre des crises des énergies et de celle, imminente, de l'eau. Rarement un Bond ne s'était autant ancré dans la réalité ou ne s'était essayé à un embryon de discours politique, en peignant un contexte en nuance de gris, où le scandale et la manipulation touchent aussi les icones d'antan : l'Angleterre et les USA. Un retour aux anciennes ambitions de vrai film d'espionnage de la période Sean Connery, en somme. Dans ce contexte, le méchant de Quantum of Solace est bien loin du machiavel habituel. Falot, mal vêtu et faiblard, le magnat faussement écologique incarné par Mathieu Amalric offre un beau contraste avec le physique massif et le charisme indéniable d'un Daniel Craig désormais indispensable. Alors certes il ne reste aucune trace des gadgets (donc de Q), une seul scène de sexe émaille la narration (et même pas avec la sublime Olga Kurylenko) et on n'entend même plus le fameux « mon nom est Bond, James Bond »... La modernité doit sans doute passer par là.    

Nathanaël Bouton-Drouard








Partagez sur :
 

Image :
Difficile de remplir l'espace réservé à l'image quand il n'y a rien d'autre à dire que « Parfait ». On va essayer tout de même en soulignant le travail admirable effectué sur la profondeur de champ et la puissance des noirs, en s'extasiant devant un piqué sidérant et des contrastes précis qui lustrent le tout d'une patine éclatante. Un excellent disque démo pour gâcher l'après-midi des copains en leur montrant les capacités du duo lecteur Blu-Ray / télé HD.

Son :
Si les connoîsseurs se plaindront sûrement de l'absence de piste anglaise DTS HD Master Audio, au profit d'un High Resolution légèrement en dessous en terme de puissante. Pourtant le mixage n'en manque pas, avec une agressivité soutenue et un dynamisme de tous les instants. Un travail idéal pour recréer des ambiances réalistes avec une utilisation pointue de la spatialisation de l'installation. On ne peut qu'être déçu du coup devant le DTS français manquant de pêche où le doublage a une fâcheuse tendance à écraser la limpidité du son.

Interactivité :
Il ne fait jamais bon d'être un petit James Bond tout jeunôt. Alors que les anciens profitent de longs documentaires rétrospectifs et d'une accumulation de documents épars, à partir de la période Brosnan on tombe dans les facilités du Home Cinéma. Quantum of Solace n'y coupe pas et son interactivité se complaît constamment dans l'auto-promo. Enregistrées sur le tournage les interviews constituant le making of reviennent essentiellement sur l'excellence de la réalisation, du scénario et toute la clique. Quelques petites informations mais surtout beaucoup de salive. Idem du côté des featurettes, extra-courtes et donc jamais approfondies. On pourrait croire qu'avec le long segment « l'équipe technique » on va découvrir enfin les secrets du tournage. Manqué ! On ne trouvera ici que l'amas de web-isodes déjà vus sur le site Internet et s'efforçant eux aussi de vendre un film... que l'on vient d'acheter. A croire qu'à l'image de Casino Royale une autre édition est en préparation...

Liste des bonus :
Bond sur les lieux du tournage (25'), Le début du tournage (3'), Les lieux de tournage (3'), Olga Kurylenko et la poursuite en bateau (2'), Le réalisateur (3'), La Musique (3'), L'équipe technique (46'), Clip, Bandes-annonces

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020