BATMAN - BATMAN LE DéFI
Batman - Batman Returns - Etats-Unis - 1989 / 1992
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Batman - Batman le défi »
Réalisateur : Tim Burton
Musique : Danny Elfman
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais, Français en Dolby Digital 5.1, Anglais en True HD
Sous-titre : Français, anglais et divers
Date de sortie : 3 mars 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Traumatisé par la mort de ses parents, le jeune milliardaire Bruce Wayne décide, sous l'armure high tech d'un homme chauve-souris, de rétablir la loi et la justice dans les rues de Gotham City…
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Chroniques de la chauve-souris
Batman et sa suite, pièces maîtresses de la filmographie de Tim Burton, ressortent enfin chez Warner en Blu-Ray collector, dans des écrins luxueux dignes de leur renommée cinéphile. Une occasion comme une autre de revenir quelques quinze années en arrière, tandis que le monde retenait son souffle dans l'attente de la sortie du premier film...

La Batmania de 1989, véritable phénomène de société sans précédent ni commune mesure, avait lancé en pompe la carrière de Tim Burton, jusqu'alors spécialisé dans les comédies fantastiques jugées un peu trop étranges par le grand public international. Le film lui-même avait d'ailleurs beaucoup souffert de son importance, Burton ratant de justesse quelques éléments clefs de se narration et les critiques tirant à vue à la moindre bourde apparente, avec d'autant plus de virulence que leur rôle se voyait pour la toute première fois depuis Le Retour du Jedi éludé au profit d'un sacro-saint marketing, d'une gargantuesque et imparable promotion. La jeune génération actuelle, élevée très tôt à la valse frénétique des sorties événementielles cinéma et DVD, aura sans doute du mal à évaluer l'impact de Batman sur le public de l'époque, une puissance qui trouve aujourd'hui sa légitimité avant tout dans la vision que Burton avait du personnage.
S'approprier la franchise
Film de commande à la base, Batman appartient désormais organiquement à la filmographie de Tim Burton, ses majestueuses qualités comme ses énormes défauts se fondant dans une logique de recherche stylistique et d'obsession thématique on ne peut plus personnelles. Bien que daté par certains aspects (la fumée et les étincelles font aujourd'hui quelque peu télévisuels), inégal dans ses séquences d'action (chapeau bas tout de même aux scènes en Batmobile et en Batwing) et fragile d'un point de vue dramatique, le métrage trouve vite un rythme de croisière intéressant, livrant un à un quelques secrets du personnage et explorant son profil psychologique sans jamais en briser le mystère. Déjà à l'époque, soutenu par l'interprétation toute en retenue et en non-dit d'un Michael Keaton transfiguré, Burton avait beaucoup mieux saisi l'essence du comics que les futurs auteurs de Batman Begins, David S. Goyer et Christopher Nolan : de fait, l'oeuvre de Bob Kane ne pourra en aucun cas fonctionner pleinement une fois comblés les vides de la genèse du personnage.
S'affranchir du comics
Dans pareil contexte, l'extraordinaire Batman le défi représentera non seulement l'accomplissement cinématographique du Dark Knight mais aussi et surtout la maturité artistique du réalisateur qui, débarrassé de toutes les contraintes d'adaptation du comics original grâce au triomphe du premier film, puisera dans l'oeuvre de Bob Kane matière à exprimer pleinement ses obsessions, et à exposer au grand jour son univers intime. La monstruosité et la marginalité transpirent ainsi de ce Batman Returns, de ses tableaux de maître apposés à un score opératique, de sa photographie contrastée soutenant toujours à l'écran les émotion des protagonistes, de ses dialogues acérés, systématiquement écrits à double-sens, qui contribuent à transformer la ville en parc zoologique à échelle humaine. Chats, pingouins, chauves-souris et charognards politiques s'affrontent ainsi dans le no man's land fascisant de Gotham City, transformant le blockbuster estival attendu en tragédie à la fois effrayante et drôlatique. Batman le défi ? Un requiem gothique beau à pleurer, un Freaks nouvelle vague qui aurait oublié jusqu'au concept même de "popcorn movie". On sort marqué, blessé et à la fois grandi d'une telle expérience.
Alexandre Poncet










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Image :

La Batmobile inoubliable de Anton FurstOubliées, les précédentes éditions balancées sans efforts dans les bacs à l'aube du support DVD. Oubliées également les récentes versions collector, qui offraient pourtant ce que la résolution standard avait de mieux à offrir pour des films de cette époque. Les copies proposées aujourd'hui par Warner, et surtout les incroyables compressions VC-1 du Blu-Ray permettent de redécouvrir les deux métrages de Tim Burton tels qu'ils avaient été envisages au départ, dans leur splendeur comme dans leurs petits défauts. Conçu comme un film noir des années 1940, le premier Batman a ainsi beaucoup vieilli, et son design comme ses scènes d'action semblent bien plus datées, plus fragiles que celles du second opus. La photographie ocre, assez isolée stylistiquement dans la carrière de Burton, reste néanmoins singulière et forte, et les textures urbaines (crasse, murs abimés, ruelles humides, etc.) révèlent ici un niveau de détail ahurissant, qui met d'autant plus en exergue les plans miniatures et autres matte-paintings, légèrement plus flous.
De son côté, Batman le défi n'a simplement jamais été aussi majestueux depuis son exploitation en salles, et son transfert Haute Définition est à comparer avec d'autres résurrections filmiques signées Warner, Mad Max 2 en tête. Travail d'artiste accompli sur les contrastes (étendues neigeuses immaculées sur une nuit d'un bleu profond, illuminée de part et d'autre par un feu purificateur d'un orange agressif), la photo retrouve toute la finesse, toutes les teintes nuancées (un vert toxique dans l'antre du Pingouin, un rose passé et déprimant dans l'appartement de Selina Kyle) qu'elle avait perdues à l'ère VHS. Infime revers de la médaille : une petite faute de continuité lorsque Batman ôte son masque au cours du grand final saute plus que jamais aux yeux...
Déjà impressionnant en DVD collector, Batman le défi gagne également considérablement en détail au format Blu-Ray, au point de mettre en avant le moindre accessoire. En faisant une pause, on peut même lire les journaux de Gotham décrivant les premiers exploits de Catwoman : un choc ! Quant aux décors, ils n'ont jamais été aussi beaux qu'ici, l'architecture quasi-fasciste de la ville et les murs rocailleux des égoûts profitant d'un relief inédit. A se demander si une telle perfection était déjà d'actualité lors de l'exploitation originelle du film en salles...

 

Son :

Une piste True HD destinée à la VO restitue la splendeur des scores de Danny Elfman, marche gothique frénétique pour le premier opus et requiem tragique pour le second teinté de cordes aigues et de musique de cirque pour le second. La bande originale de Batman le défi reste d'ailleurs l'une des trois meilleures partitions de Elfman, côte-à-côte avec celles d'Edward aux mains d'argent et L'Etrange Noël de M. Jack. Si les bruitages n'ont jamais vraiment été mis en avant par la série (on a tout de même droit à un beau catalogue de coups de poings dans la tronche et d'explosions de toutes sortes), les dialogues sont souvent irrésistibles et offrent, dans le cas de Batman le défi, des trésors de sous-entendus. Une fois n'est pas coutume, on précisera que la VF était parvenue à l'époque à ne pas trahir outre mesure le travail magistral de Burton et Daniel Waters à ce niveau.

Interactivité :

Tim Burton au microCommentaires audio de Tim Burton : La surprise est de taille. Jusqu'ici, nous avions connu un Tim Burton timide, effacé voire désincarné au travers de ses commentaires audio, impression qui se dissipe totalement à l'écoute de la piste analogue du premier Batman. De très loin, le réalisateur enregistre ici son intervention la plus passionnante au sujet de sa filmographie, revenant sur les enjeux de cette titanesque production au même titre que son rapport au matériau originel (il n'a jamais été fan de bande-dessinée - "je ne savais jamais par quelle case commencer" - mais s'est toujours retrouvé dans le personnage de Batman ; il apprécie réellement le serial des sixties mais a préféré, pour le film, se tourner vers The Killing Joke et Dark Knight Returns de Frank Miller - ces épisodes étaient beaucoup plus graphiques et me parlaient directement"). Le casting très riche du film fait également l'objet d'une sympathique analyse, notamment le choix d'un Michael Keaton dont la folie se reflète dans le moindre regard ("il faut être un peu fou pour pouvoir sortir costumé comme pour Halloween sans avoir l'air ridicule"). Burton aborde également l'écriture du script en compagnie de Sam Hamm, la construction des décors aux studios anglais de Pinewood ("ces acteurs ont l'air de crever de froid dans une ruelle : c'est normal, ils crevaient réellement de froid dans une vraie ruelle") ainsi que ses affinités de metteur en scène ("je ne suis vraiment pas un réalisateur d'action, mais tourner toutes ces fusillades étaient très amusant).
Légèrement moins éveillé (notre orateur semble un peu fatigué), le commentaire de Batman le défi s'avère paradoxalement encore plus burtonien, insistant comme jamais sur les choix thématiques et graphiques du métrage, des costumes remaniés à la direction artistique systématiquement en phase avec le script de Daniel Waters. On le répète, voici de très loin les deux meilleurs commentaires audio jamais enregistrés par Tim Burton, ce qui augure du meilleur pour les futures ressorties collector de Beetlejuice et Mars Attacks !.

 

L'Histoire de Batman (40mn) : Raconter en guise d'introduction à l'interactivité de Batman l'histoire du Dark Knight en quarante minutes, depuis sa première aventure solo en 1939 dans Detective Comics jusqu'aux relectures multiples des eighties / nineties, Killing Joke et Dark Knight Returns en tête, tel était le premier défi des éditorialistes de Warner. A partir d'interviews d'archive de Bob Kane (décédé après Batman Forever) et d'entretiens récents avec des historiens de la bande dessinée américaine, des pontes de DC, de jeunes artistes mais aussi des monstres sacrés tels que Stan Lee ou Frank Miller, ce documentaire parvient à rendre accessible aux profanes le parcours mouvementé du Vigilante sans pour autant sacrifier la soif de connaissance des fans. Condensé mais riche, le doc permet par ailleurs à Stan Lee de nous évoquer une anecdote douce-amère : depuis 1989, son vieil ami Bob Kane lui répétait sans cesse "Batman, film de l'année ! Où est Spider-Man ?" Evidemment, Kane disparaîtra avant que Lee ne puisse lui répondre...


Sur le plateau avec Bob Kane (2mn30) : Assez brève (à peine trois minutes), cette courte featurette de 1989 montre Kane croquer des scènes de tournage puis arpenter les rues de Gotham telles que l'équipe de Tim Burton les avaient recréées dans les studios anglais de Pinewood, un endroit qu'il qualifie d'entièrement conforme aux images qu'il avait en tête en créant le personnage près de cinquante ans auparavant. Entre les lignes, Ces images laissent évaluer la complexité des effets visuels liés à la ville, notamment les innombrables extensions d'immeubles en matte paintings pour les plans les plus larges. A noter qu'au cours du commentaire audio, Tim Burton n'hésitait pas à rendre hommage au travail de l'équipe de Blade Runner, qui servit dans son concept d'inspiration à Gotham.


Batman, Catwoman & le Pingouin (20mn) : A film atypique, promotion singulière. Ce making of diffusé à la télévision américaine en 1992 reste encore aujourd'hui une bobine étonnante dans le contexte d'un blockbuster hollywoodien. Divisée en trois chapitres, la featurette s'attarde sur chacun des trois personnages principaux et décrypte les effets visuels, costumes, accessoires ou performances d'acteurs qui y sont liés, avec force interviews enregistrées durant le tournage et images de plateau. Dans le désordre, on peut apercevoir un Michael Keaton grimé en Batman manipuler, perplexe, un téléphone devant un Tim Burton sûr de lui, une Michelle Pfeiffer décapiter au fouet une demi-douzaine de mannequins dès la première prise, un Danny DeVito encore dans la peau du Pingouin bousculer en grognant la camera des documentaristes... Le réalisateur lui-même enfonce le clou : "si, si Michael, tiens le téléphone d'un air naturel, je t'assure que ça va fonctionner" ; "j'ai fais faire des choses bizarres à Michelle pendant ce film : 'habille-toi en cuir et brandis un fouet', mets un piaf dans ta bouche'"... Qui a dit qu'en son temps, Batman le défi avait été vendu comme un film pour enfants ?


Shadows of the Bat (71mn / 31mn) : Fans des deux films de Tim Burton, retenez votre souffle : voici l'histoire complète de la genèse des deux métrages narrée par leurs principaux initiateurs, par les producteurs, par les acteurs, par les artistes et, bien sûr, par Burton en personne. Ce documentaire fleuve sous forme de Talking Heads entrecoupé de photographies d'époques et d'images de tournage est en fait divisé en six parties, les quatre premières étant dédiées à Batman et Batman le défi. Complémentaires, ces 102 minutes de métrage retracent donc le chemin de croix de la production du premier film, en fait en projet depuis le milieu des années 1970, avant même la sortie du premier Superman. L'arrivée des producteurs Jon Peters et Peter Guber sur le film, puis le choix du réalisateur Tim Burton, tout juste sorti de Pee Wee's Big Adventure et du tournage de Beetlejuice, seront réellement les éléments déclencheurs. Tout s'accélèrera par la suite, de l'écriture du script par Sam Hamm, engagé chez Warner à peu près en même temps que Burton, au casting de Michael Keaton, qui provoquera une telle levée de bouclier des média que le studio manquera de peu de céder à la panique. L'arrivée de Nicholson sur le projet changera la donne du tout au tout, transformant selon les termes de Peter Guber "la simple adaptation de comic book en véritable oeuvre cinématographique". Il serait inutile de vous dévoiler les trésors d'informations que nous livrent les trois chapitres dédiés au premier film, ni non plus ceux du quatrième chapitre, consacré à Batman le défi. Sachez seulement que, comme en témoigne la projection en elle-même du chef-d'oeuvre de Tim Burton, la création du second film s'est faite sur un élan artistique impensable de la part d'un studio hollywoodien, les pontes de Warner ayant convaincu le réalisateur à rester en lui offrant de faire du projet un film de Tim Burton pur et dur. Daniel Waters le dit lui-même : "it was all about the art". Il conclura d'ailleurs vingt minutes plus tard de manière un peu ironique : "à la fin des projections, les enfants pleuraient, le public tirait une tête de six pieds de long comme si on les avait frappés à l'estomac. Intérieurement, je ne pouvais m'empêcher d'être satisfait. Et une autre part de moi-même me soufflait : 'oups...'".


Danny Elfman revient sur les scores de Batman et Batman le défiLes Gentils / Les Méchants (20mn / 20mn) : On attendait un exposé académique, voire populiste sur les gadgets et accoutrements des divers protagonistes, et c'est un tout autre programme que nous propose l'éditeur. Ces portraits sont ainsi l'occasion d'entretiens approfondis avec les acteurs qui, plutôt que de décrire vaguement les motivations de leurs personnages, reviennent sur des séquences clefs, des choix d'improvisations, des répliques cultes, des regards... Tim Burton enrichit systématiquement le débat, tandis que décorateurs, costumiers et techniciens décrivent, sur fond d'images de tournage, les contraintes techniques et les directions artistiques liées à chacun des protagonistes..


Beyond Batman (55mn / 65mn) : Dans le cas où vous ne seriez pas rassasié par Shadows of the Bat, Beyond Batman devrait satisfaire votre gourmandise d'informations. Divisé pour chaque film en une demi-douzaine de featurettes avant tout technique (en réponse à l'analyse thématique rétrospective du documentaire susmentionné), Beyond Batman compte parmi les trésors de ces rééditions, livrant quelques-uns des secrets les mieux gardés depuis les prémices de la saga cinématographique du Dark Knight. Plus qu'une simple démonstration de professionalisme, ce making of souligne la cohérence du projet à travers les témoignages des acteurs principaux de la production, tous guidés par la vision de Tim Burton, dont il est désormais impossible de douter de l'implication sur le premier opus. La batmobile, le costume du héros et les décors de Gotham sont ainsi viscéralement liés dans les deux films : organiques, bruts dans le premier épisode, ils deviendront ainsi, de concert, sculpuraux et incroyablement anguleux dans le second, dont la direction artistique s'inspirera de l'art fasciste pour mieux souligner la manipulation politique des citoyens de la ville par Max Shreck et le Pingouin.

Au-delà de ces bobines passionnantes, le doc explore la genèse du Joker et du Pingouin, entretien avec l'excellente maquilleuse Ve Neill à l'appui, avant de décrypter les effets visuels les plus marquants de Batman le défi, allant des miniatures ultra-élaborées (le berceau dans les égoûts, le manoir de Wayne, le batboat dans l'antre du Pingouin) à la perspective forcée (la chute de la blondinette sur une maquette en contrebas), du matte-painting multi-couches (la scène d'ouverture) aux images de synthèse (l'armée de pingouin lors du grand final, les plans rapprochés étant réalisés en partie grâce à des animatroniques de Stan Winston). Enfin et surtout, c'est au sein de ces documentaires que les fans du grand Danny Elfman pourront voir profiter des déclarations du maître et, luxe ultime, le surprendre en pleine séance de composition sur une scène de Batman le défi. On a souvent accusé Elfman de reléguer une grande partie de sa composition à son orchestrateur Steve Bartek (lequel est également interviewvé, YIHA !), et ces quelques bobines devraient rétablir la vérité une bonne fois pour toutes. Chaque note du chef-d'oeuvre opératique Batman le défi, chaque contre-point, chaque envolée de choeur ou variation thématique vient bien de l'esprit d'Elfman, qui avoue s'enfermer à double tour, ne parler à personne, ne rien voir ni écouter et travailler quinze heures par jour dès lors qu'il est engagé sur un film. La conclusion de la featurette de Batman le défi restera gravée dans les mémoires pour sa modestie : "j'ai l'impression de gratter à chaque fois un peu plus la surface ce cet art si complexe et si riche, et peut-être que dans dix ou vingt ans, je serai bon."


Tim Burton face au Dark KnightStoryboard d'une scène abandonnée (5mn) : Il fut question un temps que Robin fasse une apparition dans le premier Batman. Ces storyboards animés, doublés par les acteurs du dessin animé (dont Mark "Luke Skywalker" Hamill) ressuscitent cette séquence charnière, qui voyait l'acrobate Dick Grayson attaquer le Joker après la mort de ses parents. Une belle idée, qui n'apportait tout de même rien d'important au fim et aurait imposé au second épisode de traiter directement du personnage.


Clips Vidéo : Comme son nom l'indique, une sélection de clips d'époque. Dans le cas du premier film, vous allez pouvoir revivre la Batmania en compagnie de Prince, dont l'album original a considérablement vieilli depuis 1989. Le "Face to Face" du second opus s'avère bien plus intéressant, puisque les partis pris gothiques du clip (carrément inspirés par The Cure !) laissent évaluer le marketing adulte mené par Warner en 1992. A noter que la chanson est co-écrite par Danny Elfman, ce qui n'arrive pas tous les jours...


Bandes-annonces : Le premier teaser de Batman, long d'une minute trente, est absolument culte et se vendait sous le manteau dans les conventions de bandes-dessinées, comme nous le rappelle Kevin Smith dans le long making of. Tellement culte que Warner aura omis de rechercher le trailer final, légèrement plus long. La bande-annonce de Batman le défi, quant à elle, vendait en son temps un film adulte, bizarre, sale et tragique, une fidélité au bébé de Tim Burton qui laisse encore pantois d'admiration près de treize ans plus tard.

 
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