DRAGON QUEST : YOUR STORY
ドラゴンクエスト ユア・ストーリー - Japon - 2019
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Réalisateur : Takashi Yamazaki
Musique : Koichi Sugiyama
Durée : 103 minutes
Distributeur : Netflix
Date de sortie : 13 février 2020
Film : note
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LE PITCH
En digne fils de son père, Luca décide d'aller sauver sa mère des griffes d'Erebos le Fou, mais il lui faut d'abord trouver l'élu capable de brandir l'épée zénithienne.
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Adventure of a lifetime

Nouveau pourvoyeur de grandes productions animées japonaises (Ni No Kuni, les Ghiblis...) Netflix a marqué le coup en février dernier en proposant directement sur sa plateforme VOD le très attendu Dragon Quest Your Story, adaptation évènement de la première grande licence du RPG japonais. De l'animation 3D grand luxe pour un métrage qui n'a pas peur de s'attaquer à un gros, très gros, morceaux.

Plus que Final Fantasy, au Japon c'est bel et bien Dragon Quest qui règne depuis ce premier épisode paru en 1987 sur Famicom et qui créa tout seul comme un grand le fameux J-RPG. Depuis les épisodes s'enchainent avec un même succès sur l'archipel, associés régulièrement à quelques mangas soignés et leurs versionS animées (le fameux La Quête de Daï devenue chez nous Fly) mais le cinéma proprement dit était resté à distance. Venant accompagner avec un peu de retard les trente ans du titre, Dragon Quest : Your Story a de prime abord tout du film anniversaire, revenant fièrement sur l'un des opus les mémorables et les plus lucratifs, Dragon Quest V La Fiancée céleste (paru seulement sur DS en 2009 pour les frenchy) tout en le nimbant d'une déférence royale au modèle mais aussi à ses fans. Ainsi, les première images que voiT le spectateur ne sont pas une explosion couteuse et spectaculaire d'images de synthèse modernes, mais bien un texte pixélisé sur un fond noir contant les prémices du scénario avant d'enchainer sur des scènes directement empruntées à la première version Super Famicom. Plus qu'un clin d'œil, cette lente ouverture est une profession de foi qui va être poursuivi tout de long par l'utilisation tonitruante et merveilleuse des compositions originales (mais réorchestrées) de l'indispensable Koichi Sugiyama. Une bande sonore royale empruntée, qui ne se dépare pas du classicisme indéboulonnable de l'univers Fantasy des Dragon Quest et de ses ressorts scénaristiques, fables initiatiques charmantes, colorées et pleines d'humour, mais qui n'ont effectivement jamais rien de la sophistication et des thèmes poussées des autres JRPG. La différence sur Dragon Quest V se faisait alors beaucoup plus sur son découpage générationnel et ses énormes ellipses chronologiques, que sur son terrible affrontement contre un sorcier démoniaque.

 

les combattants et leurs destinées


Des ingrédients replacés tels quels dans Your Story où les séquences phares semblent s'enchainer comme dans une version épurée du scénario dont ne resterait plus que les articulation indispensables, les grandes batailles spectaculaires (et là ça en met plein les mirettes) et les fan-favourite comme ce triangle amoureux entre la jolie princesse et la courageuse guerrière qui reste l'un des souvenirs émus des joueurs. Une construction assez étrange pour un long métrage qui bondit plus qu'il ne coule, enquillant les grandes séquences épiques et les anecdotes nostalgiques avec la même énergie. Sauf que Dragon Quest Your Story est moins une adaptation de Dragon Quest V qu'une version cinéma du souvenir chaleureux qu'il a laissé dans les mémoires de tous. Les émotions des personnages, de leur aventures et de leurs amitiés (voir plus) n'ont plus besoin d'être explorées puisqu'elles préexistent déjà... Tout comme l'issu heureuse du jeu où le choix, assez impactant, de la dulcinée qui deviendra la mère du héros ultimes fait un parralèle avec les hésitations du joueur. En prenant une distance significative avec les design originaux d'Akira Toriyama, en optant pour des modélisations impérieuses dans une 3D tout en rondeur et en airs charmants, le réalisateur Takashi Yamazaki (Lupin III The First, Stand By Me Doreamon) n'a pas commis un impair comme certains fan hardcore l'ont vomi sur la toile, mais provoqué un choc entre l'imagerie de l'icone Dragon Quest et une modernité imposante (une fois encore techniquement c'est assez faramineux) dont la logique affleure peu à peu jusqu'à un grand final... généreux, courageux et franchement casse-gueule. Une déclaration d'amour désarmante à l'attention des fans, un écho respectueux à leur passion qui donne une dimension inédite à Dragon Quest... Your Story.

Nathanaël Bouton-Drouard












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