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LE PITCH
 
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Maléfices en mouvement

 

A priori la Wii reste aujourd'hui encore, malgré l'effort de quelques éditeurs, une console tournée vers le grand public et les gentilles familles. Bonne surprise donc d'y voir débarquer l'Overlord de Codemasters, dans une aventure inédite qui plus est.

 

En sortant un épisode de la jeune série des Overlord, Codemasters aurait pu choisir simplement le chemin le plus aisé en confiant à quelques équipes de seconde main un simple portage d'Overlord 2 proposé en même temps sur Xbox 360, PS3 et PC. Une solution de facilité qu'évite l'éditeur en confiant cette mouture (en même temps que l'épisode DS) au studio british Climax dans l'optique d'imaginer une nouvelle histoire dans la saga destructrice de l'Overlord. Ce passage de machine new age à une console au moteur presque aussi daté que la Gamecube semble être approché avec sérieux en tentant de profiter au mieux des petits gadgets de la console. La console est moins puissante ? Soit. Dans ce cas, Climax (Silent Hill Origins) met en avant le capteur de mouvement de la Wiimote pour choisir les futures victimes ou éléments de décors sur lesquels envoyer sa troupe de larbins. Un gameplay pas toujours évident dans l'utilisation de boutons toujours aussi mal placés (les +, -, 1 ou 2) mais qui séduit justement par un système de commande des créatures presque plus efficace que l'utilisation imprécise du second pad analogique chez Sony ou Microsoft.

 

La horde joyeuse

 

Pour le reste, on retrouve avec un plaisir non dissimulé le mélange d'action franche du collier et le petit aspect tactique instillé par les différentes natures et capacités des larbins marron, rouge, vert ou bleu au service pour le coup d'une histoire inédite. Exit ici le vieil Overlord qui revient d'entre les morts ou le fiston qui veut venger papa. Il semblerait ainsi que Dark Legend puisse se rapprocher d'un épisode zéro contant comment un frêle adolescent va devenir le maître du mal dans un univers encore habité par des créatures de contes de fée. Pas d'elfes, de nains, voire de romains à l'horizon. Ici, les habitants du royaume proviennent directement des écrits des frères Grimm et d'autres histoires que l'on se raconte au coin du feu : sorcières, Hansel et Gretel, le Petit Chaperon rouge, les hommes de pain d'épices, etc. Il n'est évidemment ici pas question d'aider l'innocent, mais bien plutôt d'écraser dans le sang le moindre récalcitrant, avec, comme toujours, une bonne dose d'humour noir et de mauvais goût. Les exactions du digne successeur de Sauron ou Diablo continuent de se la jouer Pikmin au vitriol et les possesseurs de la Wii peuvent enfin se targuer d'avoir leur propre « evil touch ».

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

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A force le concept des Overlord commence à être connu, et en dehors de la concoction d'une quête maison, la grande question qui planait autour de ce Dark Legend était surtout de savoir si ce retour vers une machine moins puissante se ferait au détriment du charme graphique du titre. Certes, cet épisode Wii se montre visuellement moins riche et détaillé que ses homologues New Gen, mais l'esthétique générale a été préservée : entre les modélisations soignées, les animations solides et les décors fournis, le titre s'en sort plutôt bien. Une réussite que l'on retrouve au niveau du gameplay avec même (grâce au système de pointeur) un pathfinding légèrement supérieur à ses prédécesseurs. On trouve cependant encore et toujours des soucis du moteur physique, quelques bugs de collisions, de légers ralentissements dans la dernière partie, une caméra pas toujours au point et des larbins qui refuse bizarrement certaines commandes... Mais ce sont quasiment les soucis rencontrés à chaque Overlord.

 
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