TERMINATOR RENAISSANCE
Terminator Salvation - Etats-Unis - 2009
Image de « Terminator Renaissance »
Musique : Danny Elfman
Durée : 51 minutes
Nombre de pistes : 16
Distributeur : WEA
Bande originale : note
Jaquette de « Terminator Renaissance »
portoflio
site officiel
LE PITCH
En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort...
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Pas Fiedel au poste

Il fut un temps (au hasard, entre 1985 et 1997) où les bandes originales de Danny Elfman étaient attendues comme le Messie. Une période de vaches maigres, d'un point de vue créatif, aura quelque peu érodé la fidélité de ses fans, en dépit d'un récent retour aux affaires avec des scores aussi mémorables que Le Petit Monde de Charlotte (eh oui) ou Hellboy 2. Qu'attendre concrètement, dans ce contexte, de Terminator 4 ?

 

La frustration de ne pas retrouver Brad Fiedel, compositeur des deux Cameron, aux commandes de cette bande originale n'aidera pas forcément à tempérer la première écoute du Terminator Salvation de Elfman. Trop brutal sans doute pour être estimé d'emblée à sa juste valeur, le score renvoie clairement aux heures de La Planète des singes avec force percussions,  crescendos de cuivres et cordes affolées. Pas aussi digeste en album qu'apposée au métrage, la partition accumule les pièces d'action décomplexées, métalliques bien sûr, à la noirceur et à l'atonalité tout à fait légitimes dans un registre de science-fiction aussi adulte. Si une trompette feutrée perce parfois l'orchestre, une guitare sèche en hommage à Terminator 2 aussi ou encore quelques soupçons de violons hermanniens, c'est pour mieux enraciner le matériau dans un désespoir palpable. Dans cette approche foncièrement honnête de la franchise, Salvation est loin de décevoir.

 

A la guerre comme à la guerre

 

Elfman ne déçoit pas non plus dans son traitement du thème de Fiedel, là où Marco Beltrami plombait Terminator 3 d'harmonies faciles et de citations timides. Clairement engagé sur un terrain de cinéma guerrier, le compositeur de Batman le défi fait chauffer son orchestre avec une fureur rare, et opère dès les premières mesures une décompositions (littéralement) du célèbre leitmotiv, pour mieux l'adapter à la tonalité du métrage. Jadis menaçante et mélancolique, la phrase de Fiedel devient primale et épique, comme frappée par la rage de la Resistence menée par John Connor. Sans réinventer la poudre ni même se révéler constant dans son écriture (écouter les cinquante minutes du CD d'une traite peut s'avérer épuisant), Danny Elfman remplit donc son contrat la tête haute. S'effaçant stylistiquement parlant au profit de motifs simples (dont une succession de tierces et de quartes plus atmosphérique que réellement mélodique), le maestro se met exclusivement au service du film qu'il accompagne, sans pour autant sombrer dans une standardisation musicale à la Media Venture. Ce qui, pour une commande sur laquelle on ne l'attendait pas, est déjà une victoire en soi.

Alexandre Poncet

 

 

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01 - Opening (6:01)
02 - All Is Lost (2:45)
03 - Broadcast (3:19)
04 - The Harvester Returns (2:45)
05 - Freeside (1:31)
06 - No Plan (1:43)
07. Reveal / The Escape (7:44)
08. Hydrobot Attack (1:49

09 - Farewell (1:40)
10 - Marcus Enters Skynet (3:24)
11 - A Solution (1:45)
12 - Serena (2:28)
13 - Final Confrontation (4:14)
14 - Salvation (3:08)
15 - Rooster (Performed by Alice In Chains) (6:15)

 
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