ALIENS VS PREDATOR VS THE TERMINATOR
Etats-Unis
Image de « Aliens Vs Predator Vs The Terminator »
Dessinateur : Christopher Ivy
Scenariste : Mark Schultz
Nombre de pages : 96 pages
Distributeur : Wetta Worldwide
Date de sortie : 17 septembre 2007
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Aliens Vs Predator Vs The Terminator »
portoflio
site officiel
LE PITCH
L’humanité a triomphé des machines à l’issue de la Guerre du Jugement Dernier. Mais des siècles plus tard, le super ordinateur Skynet prépare son second avènement... Des Terminators évolués ont été mis en veille avant la fin du conflit pour n’être réactivés qu’aujourd’hui. Leur mission : trouver un moyen de ramener la suprématie des machines.
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Monstres sacrés

Près de six mois avant que le tonitruant Aliens Vs Predator Requiem explose sur nos écrans (et de quelle manière... hum), l'éditeur Wetta (non, rien à voir avec Peter Jackson) en profite pour continuer son exploration des licences Alien et Predator pour proposer un album tout de métal vêtu, offrant une nouvelle rencontre entre les deux bestioles et où vient s'inviter ni plus ni moins que le Terminator. Et le pire, c'est que ça tient la route !

 

Spécialiste des grandes licences du cinéma de SF en version bandes dessinées, Dark Horse n'a jamais reculé devant le ridicule ni les séries les plus opportunistes. Pourtant en organisant cet immense combat de catch entre trois monstres sacrés du cinéma de science-fiction, la firme semble vouloir offrir la symbiose (enfin) réussie entre la vision des cinéphiles et des fans nerds des comics et nombreux jeux vidéos. Loin des délires les plus approximatifs faisant fi des neuf films connus, cet étrange album s'efforce donc de se trouver une belle place à la croisée des trois trames scénaristiques. Une épreuve de force remportée haut la main par l'excellent Mark Schultz, créateur célébré pour ses Chroniques de l'ère zenozoïque, qui mine de rien n'accouche pas d'un blockbuster décérébré mais bien du cinquième Alien, du troisième Predator et du quatrième Terminator.

 

Catch à trois


Se situant à peine quelques mois après le final grandiloquent du film de Jeunet (Alien Resurection) cette mini-saga permet donc de retrouver une Ripley encore plus déphasée, traquée et plus animale que jamais qui va devoir mettre un terme à un nouveau projet d'éradication de l'espèce humaine par une nouvelle génération de Terminator, aidée dans sa tâche par l'androïde Annalee Call (incarnée par Winona Ryder) et une troupe de Predators. Un pur script de série B qui s'assume à chaque page à grands renforts d'énormes calibres, de scènes d'action dantesques et d'une surenchère bodybuildée œuvrant forcément comme une douce madeleine de Proust et nous ramenant illico aux grandes productions des années 80. On est bien loin du timide film de Paul Anderson ou de la tache filmique des frères Strouse. Mais outre un sens du divertissement incomparable (tout juste tempéré par des illustrations passe-partout de Christopher Ivy), ce qui surprend de bout en bout est la capacité de l'album à préserver continuellement la mythologie de chaque série et à obtenir un tout parfaitement cohérent. Comme un ultime fantasme enfin devenu réalité où comme au cinéma seule le manque de budget (ici de pagination) limite l'imagination de son réalisateur. 

Nathanaël Bouton-Drouard


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