THE BOYS T1 : LA RêGLE DU JEU
The Boys : The Name of the Game - Etats-Unis - 2009
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Dessinateur : Darick Robertson
Scenariste : Garth Ennis
Nombre de pages : 168 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 21 août 2010
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Dans un monde où des super-héros sillonnent le ciel ou rodent dans la nuit, quelqu’un doit faire en sorte qu’ils ne dépassent pas les bornes. Et ça, c’est le boulot de Billy Butcher et sa bande, les petits gars de la CIA et des gens particulièrement dangereux. Et ça tombe bien puisqu’ils luttent contre la force la plus redoutable de la terre : les gugusses à superpouvoirs. Certains super-héros doivent être surveillés. D’autres doivent être contrôlés. Et certains, parfois, ...
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The Full Monty

On se demande souvent se que font Batman et Wonder Woman entre deux  missions pour sauver le monde, côte-à-côte dans leur Tour de garde... Et bien ils baisent comme des bêtes ! Merci Garth Ennis pour cette réponse philosophique.

 

On ne peut pas dire que Garth Ennis ait vraiment l'image du gentil garçon. Irlandais fêtard et gouailleur, il a clairement fait souffler un drôle de vent (oui il y a un jeu de mot) sur l'industrie du comics. Hellblazer, Preacher, Authority, Fury, Ghost Rider et bien sur le Punisher version Max...Qu'elles soient ses création ou des reprises, ces séries sont des condensés d'humour noir, à froid, d'irrévérence et font montre d'une envie irrépressible de détruire à la base les modèles héroïques de notre enfance. A ce jeu-là son dernier opus se montre plus virulent que jamais en montrant un monde où, livrés à eux-mêmes, les super-héros se moquent totalement des dommages collatéraux, préférant se consacrer aux royalties de leurs produits dérivés et, pour s'occuper, n'hésitent pas à organiser quelques orgies. Un panthéon décadent, limité du bulbe et se foutant ouvertement de la populace parmi lesquels on peut reconnaître, à peine déguisés, la respectable JLA ou son pendant « djeun's » les Teen Titans, portant ici le nom de Les Sept et Les Jeunes Teignes. Ces derniers s'amusent d'ailleurs à organiser des tournantes, se sodomisent entre eux (voire s'enfonçant un pauvre cochon-dinde dans l'arrière train) et exigeant une fellation en guise de bizutage.

 

un peu de gras dans un monde de brutes

 

« C'est fin, ça se mange sans fin » comme dirait l'autre. Surtout que les fameux Boys (dont un clone de Simon Shawn of the Dead Pegg), censés contrôler tous ces excès, ne font rien pour arranger les choses en se montrant d'une violence extrême envers les récalcitrants. On reconnaît bien là toute la poésie d'un Garth Ennis, à laquelle se plie d'ailleurs Darick Robertson qui illustre le trou avec traits noir gras et épais. Un ton qui n'a d'ailleurs pas vraiment été du goût de la DC, n'appréciant pas forcément la parodie féroce envers ses propres personnages, qui annulèrent tout simplement la série après les six numéros qui composent ce premier tome. Sauf que comme en science, dans le comic « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » : l'éditeur indépendant Dynamite en a depuis racheté les droits et a relancer fièrement le tout avec une absence totale de censure ! Forcément cela attire encore plus la curiosité, même si pour l'instant, malgré une lecture fendarde et réjouissante, on peut rester un peu sur sa faim devant une charge si gratuite, loin de l'intelligence et de l'humanité d'un Preacher. The Boys est un simple divertissement, une grosse comédie potache, hilarante et trash, mais ça ne va pas plus loin. 

Nathanaël Bouton-Drouard


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