RANMA ½ T.17
らんま ½ - Japon - 1988
Image de « Ranma ½ T.17 »
Dessinateur : Rumiko Takahashi
Scenariste : Rumiko Takahashi
Nombre de pages : 352 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 6 janvier 2021
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Ranma ½ T.17 »
portoflio
LE PITCH
Taro-Collant est de retour ! Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il a ramené avec lui une redoutable adversaire, assez puissante pour tenir tête au monstre hybride que le garçon devient au contact de l’eau froide. Il s’agit de Rouge, une jeune ingénue victime elle aussi de la malédiction des sources. Sauf que, dans son cas, elle se transforme en asura, démon guerrier à trois têtes et six bras, ce qui la rend pratiquement invincible !
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YAPPAPPA, YAPPAPPA

Plus que trois volumes avant le grand final de cette réédition intégrale (et dans le sens de lecture japonais) du classique Ranma ½. Et si on pourrait craindre que dépassé le 300ème chapitre Rumiko Takahashi ait perdu le feu sacré en cours de route, il n'en est rien. Madame n'est pas devenue la « reine du manga » pour rien.

On ne cachera pas cependant qu'en entrant dans ses derniers mois d'existence la série a certainement perdu d'un peu de son efficacité ou en tout cas de sa constante. Les premiers épisodes, construits sur de longues lignes dramatiques permettant de faire évoluer et croitre les relations entre le couple Ranma et Akané, mais aussi leurs interactions avec tout le petit monde du Dojo Tendo et le voisinage, ont depuis un moment essentiellement fait place à des trames beaucoup plus resserrées en quelques chapitres, voir même à de simples succession de one-shot. Le petit monde de Ranma ½ a atteint son rythme de croisière depuis un moment, obligeant finalement sa créatrice à fouiller entre les lignes, à rejouer essentiellement des mêmes grands ressorts pour ravir ses lecteurs. Quiproquos, transformations diverses et variées, créatures improbables qui viennent ravager le salon de la famille, duels d'arts-martiaux qui tournent au boxon rocambolesque... En particulier lorsque le célèbre Taro-collant débarque poursuivi par une demoiselle tombée elle-même dans une des sources maudites... Celle ou une Azura, divinité surpuissante au bras multiples se serait noyée il y a quelques millénaires.

 

déjà un vieux couple


Takahashi fait du Takahashi (Ranma ½ ne ressemblait-il pas déjà énormément à Lamu ?), mais elle le fait incroyablement bien. Car derrière les petits airs de déjà-vu, se cache une nouvelle fois un monceau de trouvailles hilarantes et de gags joyeusement délirants. Un parapluie magique sous lequel les couples tombent irrémédiablement amoureux, une tenue d'art-martiaux légendaire carrément pervers qui jette son dévolu sur Akané (et massacre Ranma à l'occasion), une poupée ensorcelée voleuse de corps, une ile isolée qui transforme tous les hommes en mariés en voyage de noce (sic) et des champignons qui font rajeunir... Autant d'occasions pour l'auteur de malmener les deux tourtereaux, d'accumuler les déclarations manquées voir complétement foireuses, et de multiplier les affrontements fantaisistes où la puissance des combattants n'a d'égale que leurs mauvais caractères et leurs égos souvent très mal placés. Les enjeux de la comédie sentimentale du début semblent souvent bien loin ou redondant, la réflexion douce sur l'apparence et la sexualité adolescente ne se résume plus qu'à quelques blagues gentiment ecchi, mais l'énergie et l'efficacité des planches de Takahashi et son humour frénétique, mais toujours plein de tendresse, font toujours autant mouche. Y en a encore qu'on va entendre glousser dans la pièce d'à coté...

Nathanaël Bouton-Drouard


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