DANGER GIRL : RENéGATE
Danger Girl : Renegade #1-4 - Etats-Unis - 2015 / 2016
Image de « Danger Girl : Renégate »
Dessinateur : Stephen Molnar
Scenariste : Andy Hartnell
Nombre de pages : 104 pages
Distributeur : Graph Zeppelin
Date de sortie : 16 juin 2020
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Danger Girl : Renégate »
portoflio
LE PITCH
Abbey Chase est le personnage central de la série Danger Girl et pourtant, on ne connaît que peu de chose sur son passé… jusqu’à maintenant ! Qui est-elle vraiment ? D’où vient-elle ? Pourquoi est-elle archéologue ? Et pourquoi est-elle devenue une Danger Girl ?
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Abbey Road

Peu à peu Graph Zeppelin rattrape le retard qu'avait pris la publication de Danger Girl en France et Renégate est un sacré tournant pour le titre. Celui où le titre rebondit pour repartir sur les traces du Hammer, mais qui aussi creuse un peu le passé de la belle Abbey Chase.

Publié pour la première fois dans les années 90, profitant de cette impulsion nouvelle venue d'Images Comics et sa politique des auteurs, Danger Girl tranchait un peu avec le reste de la bande en prenant la forme plus contenu d'une mini-série presque suffisant. Une première aventure totalement décomplexée et explosive où l'on faisait connaissance avec cette petite bande de drôles de dames pétillantes et sacrément culottées, sans vraiment creuser leurs personnalités (en dehors de leurs petites spécialités) ou même véritablement évoquer leur passé. Malgré les quelques mini-séries qui suivireent au cours des années, la destinée de la centrale Abbey Chase était restée dans le flou, le scénariste Andy Hartnell préférant opter pour des gros blockbusters lancés à fond les ballons, enchaînant les péripéties, les cascades et les bastons improbables sans faiblir. Renégate, saga composée en quatre chapitres entamée en 2015, dévie un peu de la formule gagnante s'apparentant par ses nombreux flash-backs sur la jeunesse de l'héroïne, à un récit des origines.

 

Reculer pour mieux sauter


On savait qu'elle cherchait depuis des années son père, super agent disparu sans laisser de traces, on la découvre ici poursuivi par des agents ennemis à travers le monde alors qu'elle n'était qu'enfant ; on la voit découvrir son première trésor enfouis dans un temple ancien en costume de Lara Croft ... On la voit aussi tenter de perpétuer sa mission malgré la séparation des Danger Girl dans les volumes précédents. Maniant toujours aussi généreusement les codes empruntés à James Bond, Mission Impossible (version Tom Cruise émailles diamant) et Indiana Jones, Hartnell va bien entendu réunir passé et présent dans les dernières pages, rebondissant enfin sur les prémices du premier Opération Hammer tout en réunissant quelques petites pistes annoncées dans les albums plus récents. On n'ira pas jusqu'à dire que le twist est renversant, que les révélations sont d'une force émotionnelle sans pareil et qu'Abbey est désormais une figure d'une grande complexité, mais ces quelques moments passés avec elle lui apporte certainement un soupçon d'épaisseur, de naturel et d'humour qui lui manquait un peu. Surtout qu'en arrière plan l'action est toujours aussi présente avec une échappée d'un temple en pleine jungle, une poursuite à moto ou un détournement d'hélicoptère. Déjà croisé sur quelques planches d'un précédent Danger Girl Trinity, Stephen Molnar (Star Trek) n'arrivera pas à faire oublier l'énergique J. Scott Campbell (qui se contente comme toujours de quelques couvertures en passant), mais la rondeur de son trait à la Terry Dodson ne manque certainement pas de charmes et rend Abbey Chase et ses copines, qui ne sont jamais très loin, un chouia plus proportionnées dans leurs atours. Un mal pour un bien.

Nathanaël Bouton-Drouard


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