PERSONA 5 T.1
Japon - 2016
Image de « Persona 5 T.1  »
Dessinateur : Hisato Murasaki
Scenariste : Hisato Murasaki
Nombre de pages : 208 pages
Distributeur : Mana Books
Date de sortie : 3 octobre 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Persona 5 T.1  »
portoflio
LE PITCH
Suite à un malheureux incident, Akira Kurusu se retrouve obligé de quitter sa région pour poursuivre sa scolarité à Tokyo. Lorsqu’un homme mystérieux apparaît dans ses rêves, le lycéen hérite d’un étrange pouvoir. À la tête d’un petit groupe de parias, il devra empêcher une tragédie et libérer son lycée de l’emprise d’un tyran… quitte à devoir voler son cœur.
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Personalitées multiples

Les fans français d'Atlus et de Shin Megami Tensei n'en ont pas fini avec Persona 5 et c'est tant mieux. Après le superbe artbook, Mana Books se lance dan la traduction de l'adaptation du jeu en manga. Un exercice pas toujours pertinent mais qui se révèle ici très soigné.

C'est peut-être pour cela que, depuis son lancement au japon, soit quelques jours seulement après la sortie du jeu, le manga en est seulement là-bas à son cinquième volume. Auteur totalement inconnu en France mais déjà présent sur le marché depuis les années 2000 Hisato Murasaki n'a clairement pas bâclé son ouvrage. Il prend son temps, et surtout offre un très bon moyen au nouvel arrivant d'entrer tranquillement dans l'univers de Persona. Pour faire simple, l'introduction du jeu, avec ses airs de présentation de l'univers et de tutorial des mécaniques du soft, correspond plus ou moins à l'intégralité de ce premier volume de 200 pages. L'arrivée d'Akira à Tokyo, les raisons de son déménagement et de son isolement, sa rencontre avec Ryûji et surtout la révélation de ses pouvoirs dans un monde de l'esprit perverti par un prof de sport despotique, tout cela est amené avec beaucoup de simplicité et d'efficacité. Une narration et un découpage parfaitement maitrisé qui donne la mesure d'un jeu capable de croiser naturellement chronique estudiantine et voyages métaphysiques, le tout soupoudré de combats ésotériques et d'avatars gigantesques.

 

comme des vieux potes


Pas si évident que cela en effet. Pourtant cette version de Persona 5, en s'octroyant un rythme moins tendu et en ajoutant discrètement quelques détails sur les personnages, réussit à creuser plus encore, ici de manière introductive bien entendu, les thématiques profondes du soft avec cette notion de liberté personnelle, de réussite émotionnelle, du clivage entre les générations, de harcèlement... En s'encrant dans la réalité des lycéens japonais d'aujourd'hui les Persona s'avèrent effectivement les seuls RPG a embrasser totalement leur quotidien et en faire un élément même des jeux. Et cela Hisato Murasaki l'a manifestement compris, tout comme la nécessité de se réapproprier aussi une part de l'œuvre modèle en proposant une patte visuelle légèrement à distance de celle de Naoya Maeda, le designer officiel au stylé branché et chiadé directement dans la veine de la licence. Sans trahir la source, Murasaki éclaire les formes, allège le trait et brosse le tout avec une énergie mieux marquée et des aspérités moins lissées. L'ensemble est donc un manga plutôt réussi, à même justement de faire revivre l'aventure aux afficionados et la faire découvrir aux pauvres malheureux qui n'ont pas la chance d'avoir une PS4 à la maison...

Nathanaël Bouton-Drouard




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