OLD LADY HARLEY
Harley Quinn #42, Old Lady Harley #1-5 - Etats-Unis - 2018 / 2019
Image de « Old Lady Harley »
Scenariste : Frank Tieri
Nombre de pages : 152 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 18 octobre 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Old Lady Harley »
portoflio
LE PITCH
Après avoir libéré New York de son Gang des Harley, la pauvre Harley Quinn ne souhaite qu'une seule chose : s'accorder un peu de repos. Mais elle se retrouve bientôt propulsée dans un monde futuriste que nul n'aimerait connaître... Et son pire ennemi, qu'elle se rappelle pourtant avoir tué de ses mains, semble y prospérer ! Le Joker est de retour et entend faire de la vie de son ex-petite amie un enfer. Il ne reste plus qu'une option à Harley : retourner à l'Asile d'Arkham pour organis...
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I will Survive

Dans le futur il ne restera plus sur terre qu'une armée de cafards et Harley Quinn. Et le Joker. Et les héros DC. Et Las Vegas. Mais en vieux. Bienvenue dans Old Lady Harley, parodie post-apo qui nous faire dire que vraiment « elle est trop vieille pour ces conneries ».

Révélation de la saga Arkham Asylum, seule survivante du carnage Suicide Squad, future héroïne d'un Birds of Prey qui devrait rétablir la balance et grande chouchoute de DC Comics, Harley Quinn multiplie les apparitions. Tour à tour tragique ex du psychopathe Joker et trublion cartoonesque franchement hystérique, la miss ne désemplie pas au grand bonheur du scénariste actuel Frank Tieri. En termes de comédie chaotique et nonsensique le précédent duo Jimmy Palmiotti & Amanda Conner avait placé la barre assez haut, mais Tieri a clairement décidé de repousser encore plus loin les limites comme en atteste le Harley Quinn #42. Présent dans cet album en introduction, le fascicule effectue un saut dans le temps de quelques décennies pour délivrer un "Harley Quinn The End" ou "Max Quinn Fury Road" parodique et totalement gratuit. Une idée qui a fait des petits puisque cette parenthèse pas enchantée a donné naissance dans la foulée à une minisérie dédiée, Old Lady Harley renvoyant la pauvre dame sur les traces d'un Joker que tout le monde croyait mort. Une once de sérieux dans un monde de barges ou par le biais de flashbacks et de toutes petites illustrations sur le statut de victime d'Harley, le scénariste tente de donner un soupçon d'épaisseur à son road warrior movie.

 

DC wasteland


Les scénettes sont plutôt réussies et éclairent joliment le personnage, mais peinent à trouver leur place dans cette épopée rigolarde présentant une version quinqua d'une Queenie toujours aussi bavarde, rentre-dedans et allumeuse, mais devenue, par on ne sait quelle miracle, la coqueluche des super-héros et super-vilains survivants. A croire qu'elle s'est tapé tout le monde. Un gag récurant dans ce spoof-comic qui bien entendu cible directement la saga Mad Max mais aussi son pendant vidéoludique Fallout, tout en balançant à chaque page des clins d'œil irrévérencieux à quelques icones, désormais grabataires, de l'éditeur. Dont un retour inattendu de Batman La Relève ! Très sympa dans les grandes lignes, visuellement très festif et généreux grâce au travail de Miranda Inaki, parfois franchement taré avec son Dinner tenu par des poulpes géants ou une peinture très personnelle de l'avenir du Canada, Old Lady Harley confond cependant originalité et hilarité avec une accumulation incessante de références gratuites, de situations absurdes, de planches entières sans incidence, le tout baignant dans une masse envahissante de phylactères bavards. On se serait ainsi bien passé des allusions lourdingues du très présent Red Tool (parodie de Deadpool), résumé à lui tout seul d'une minisérie qui tape un peu trop en dessous de la ceinture. Pas indispensable, cet album qui surjoue le Old Man Logan du concurrent donne surtout très envie de se tourner vers l'autre greluche irradiée du futur : Tank Girl.

Nathanaël Bouton-Drouard


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