L’IMPRIMERIE DES SORCIèRES T.1
Mahoutsukai no Insatsujo / 魔法使いの印刷所 - Japon - 2017
Image de « L’Imprimerie des sorcières T.1 »
Dessinateur : Yasuhiro Miyama
Scenariste : Mochinchi
Nombre de pages : 194 pages
Distributeur : Soleil
Date de sortie : 25 septembre 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « L’Imprimerie des sorcières T.1 »
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LE PITCH
Après avoir atterri dans un univers où tout le monde possède des talents de sorcellerie, Mika, jeune humaine, devient imprimeuse de livres magiques. À défaut de pouvoirs, elle sait reproduire les documents permettant de créer les grimoires. En plus de faire fructifier son business avec une poigne de fer, elle espère secrètement trouver parmi tous ces sorts, celui qui la ramènera dans notre monde.
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Encre sympathique

Transportée du jour au lendemain dans un monde de Fantasy peuplé de sorciers et créatures fantastiques Mika embrasse son destin et devient.... Une imprimeuse indépendante ! Une épopée tout aussi épique que la quête d'un artefact légendaire ou la sauvegarde du monde.

Avec ses airs gentiment kawai et sa couverture girly à souhait, L'Imprimerie des sorcières aurait pu être un isekai (ces aventures où un héros normal se retrouve dans un monde parallèle ultra codé) super-basique, énième variation d'un Escaflowne et autres demoiselles qui vont se découvrir un chevalier servant. Mais ce petit manga publié au Japon depuis 2017 et déjà doté de trois volumes là-bas, n'use de ce ressort que pour mieux s'amuser avec son lectorat de son postulat volontairement ridicule : pour trouver un sort lui permettant de rentrer chez elle, Mika monte la première convention pour magicien ! Plutôt que les missions dangereuses d'une troupe de guerriers courageux voici les grandes journées de stress d'organisateurs d'un Comiket (convention nippone dédiée aux fanzines) où chacun vient présenter à ses camarades ses nouveaux sortilèges dans l'espoir de les faire éditer et d'accroitre sa renommée. Quand une foule de magiciens pressés de mettre la main sur un grimoire en tirage limité devient aussi dangereux qu'une horde de trolls...

 

Access pass


Malin, ce premier album est donc surtout un prétexte pour revenir sur la passion qui anime ces nerds pleins d'entrain et d'inspirations, voir d'abnégation parfois, avec une bonne dose d'humour rafraichissant. Inconnu au bataillon mais plutôt efficace, Mochinchi dissémine nombres de clins d'œil amusants dont la traduction s'empare avec malice (occasion de petits coucous aux autres éditeurs de mangas), et explore une comédie plutôt légère là où d'autres auraient opté pour l'hystérique parodie. Une lecture très agréable et charmante où l'on verra apparaitre les prémices locales du Cosplay après une battle entre forgerons, et où un fier chevalier se découvre des talents inédits pour la stratégie en étant posté comme chef de la sécurité sur le salon. Plutôt drôle donc, parfois un peu nawak, L'Imprimerie des sorcières ne fait jamais l'erreur du too much, comme en atteste intelligemment les planches signées Yasuhiro Miyama. Lui aussi inconnu chez nous, mais plutôt doué, il semble presque dissimuler l'aspect comédie de la BD derrières ses personnages finement détourés, ses décors et costumes travaillés, son bestiaire encore discret mais bien caractérisé... Comme s'il dessinait en fait un vrai manga d'Heroic Fantasy. S'il faudra forcément que les deux auteurs devient un peu pour les volumes à suivre des petites situations déjà bien exploitées ici pour trouver un souffle sur la longueur, leur premier volume est bourré de charme et de la bonne humeur communicative de la gentille demoiselle et de sa troupe d'aventuriers emportés dans son sillage.

Nathanaël Bouton-Drouard


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