BATMAN DETECTIVE T.1 : MYTHOLOGIE
Detective Comics #994-999 + extrait de Detective Comics #1000 - Etats-Unis - 2018/2019
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Dessinateur : Doug Mahnke
Scenariste : Peter Tomasi
Nombre de pages : 160 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 13 septembre 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Batman Detective T.1 : Mythologie »
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LE PITCH
Batman est appelé par le Commissaire Gordon sur la scène de crime la plus déroutante qu'il ait eu à analyser : la réplique macabre du propre meurtre de ses parents, Thomas et Martha Wayne ! Dérouté, le Chevalier Noir tente par tous les moyens de percer le mystère de cette mise en scène, tout en protégeant ses proches, Alfred Pennyworth et Leslie Thompkins, tous deux menacés.
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Juste un indice

Nouveau lancement pour l'univers implacable de ce cher Batman qui se voit doté d'une nouvelle équipe créative, et donc d'une nouvelle collection chez Urban Comics qui après Batman Détective Comics propose le 1er tome de Batman Detective, tout court.

Le changement d'intitulé et la reprise de numérotation pour l'édition française est d'ailleurs assez logique puisque ce nouveau run prend clairement ses distances avec la vaste et soudée Bat-family qu'avait pris grand plaisir à explorer James Tynion IV, se concentrant manifestement beaucoup plus sur le monolithe Batman, ses capacités d'enquêteurs et sa psyché torturée. Et la présence du scénariste Peter Tomasi se voudrait rassurante. Apparu chez DC dans les années 90 il a croisé le destin du vigilante autant comme éditeur qu'auteur et a démontré à plus d'une occasion son intérêt et sa connaissance du personnage. Les premières pages de cette histoire, en sont d'ailleurs la preuve, avec un meurtre d'innocents maquillé en copycat de celui des parents Wayne et une étrange menace qui pèse sur les proches de Bruce. Une vraie tension, un vrai mystère pas loin de pousser le Batman à bout lorsqu'il se lance dans une série d'interrogatoires bien violents dans les couloirs d'Arkham. Très inspiré par le Batman Year One de Frank Miller et David Mazzucchelli, l'album s'empare d'une atmosphère de polar noir et hard boiled très proche, frappant souvent là où ça fait mal, mettant véritablement en difficulté son personnage.

 

bad days


De ce petit côté Seven en costume, le doué Doug Mahnke (Batman L'Homme qui rit) tire une nouvelle fois des illustrations fouillées, dynamiques et iconiques entièrement au service du personnage et de sa mythologie. C'est d'ailleurs le sous-titre du volume dont l'ambition semble par la suite être tout autre. L'enquête tant mise en avant semble alors s'étioler au profit d'une trame plus introspective et censée révéler de grandes vérités sur l'identité profonde du personnage. Comme il se doit, rapidement le titre trébuche sur son orgueil déjà en enfonçant des portes grandes ouvertes mais en le faisant qui plus est en fanfare, avec un vilain métamorphe qui annonce la couleur et un twist aussi prévisible que tristement daté (honnêtement il devrait être définitivement interdit par la guilde des scénaristes). Assez laborieux donc, surtout qu'entre temps Batman aura joué les globe-trotters repartant sur les traces de ses anciens mentors dispersés à travers le monde et menacés de morts. Une opération de remplissage aux choix parfois un peu curieux (euh le père de Cyborg vraiment ? ), dont le meilleur segment reste le plus coloré et volontairement rétro. En débarquant dans la cache de Thaddeus Brown, Mister Miracle original (accroche toi à ton encyclopédie DC), Batman est bon pour prouver ses capacités d'évasion dans un piège que n'aurait pas renié la bonne veille série des 60's. Amusant certes, mais une preuve supplémentaire que Peter Tomasi ne sait pas encore vraiment dans quelle direction sauter. Et avec Batman, c'est bien connu, on n'a pas le doit à l'erreur.

Nathanaël Bouton-Drouard


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