DANGER GIRL : MAYDAY
Danger Girl Mayday #1-4 - Etats-Unis - 2014
Image de « Danger Girl : Mayday »
Dessinateur : John Royle
Scenariste : Andy Hartnell
Nombre de pages : 104 pages
Distributeur : Graph Zeppelin
Date de sortie : 16 avril 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Danger Girl : Mayday »
portoflio
LE PITCH
Laissée pour morte lors de l’opération Hammer, Natalia Kassle, la traîtresse de l’agence d’espionnes “top” secrètes Danger Girl, revient à la vie. À la recherche de sa mémoire, entre Asie, Russie et Amérique du Sud, l’ex-espionne se frottera aux pires oligarques russes, trafiquants d’armes, et mercenaires de tout poil, avec élégance, humour et sensualité !
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castle freaks

Depuis leur arrivé chez Graph Zeppelin les agents secrètes les plus sexy du monde n'ont jamais été aussi régulièrement présentes en librairie. Après le décoiffant Trique-trac à Shanghai voici le grand retour d'une donzelle que l'on pensait disparue depuis longtemps : Natalia Kassle.

Une agent double, voir triple ou quadruple (on s'y perd un peu) ancienne tueuse du KGB devenu main armée du Hammer et exceptionnelle traitresse dissimulée comme drôle de dame des Danger Girl. Sacré tableau de chasse, mais après avoir été démasquée lors des derniers chapitres de la toute première série d'Andy Hartnell et Scott Campbell, publiée il y a 20 ans, la demoiselle s'était faite éliminer comme n'importe quel vilain de James Bond, laissée pour morte au cœur de l'océan... Depuis le retour en force du titre, désormais publié par IDW, le scénariste historique a tout fait pour rappeler aux lecteurs les fondamentaux de son univers d'espionnage « bigger than anything », mais aussi de redonner un peu de présence aux collègues d'Abbey Chase, souvent éclipsées par les reflets platines de l'aventurière. Imaginer ainsi que la russe Natalia ne soit finalement pas morte mais simplement amnésique relève alors d'une certaine logique, embrassant ouvertement les plus grosses ficelles des sagas à rallonge américaines, tout en venant grossier le cheptel des donzelles aux formes improbables.

 

1, 2, 3 partez !


Car si Natalia et sa quête d'identité est au centre de cette mini-série en quatre fascicules, ses anciennes collègues (ennemies ?) finiront bien entendu par y faire un tour, question de botter le train de la toute nouvelle menace aux cuisses galbées : April Mayday, calculatrice et cruelle au possible. Une mercenaire mordante qui serait, à priori, promise à un bel avenir. Reste que la psychologie, les grandes questions philosophiques et les enjeux humains, ce n'est pas vraiment la force d'Hartnell, qui dans la première moitié de l'album semble s'empêtrer dans les passages obligés de ce genre d'histoire (flashback, entrainement, rencontre avec un shaman ou tout comme, remise en question... ) rongeant son frein jusqu'à ce qu'enfin une menace planétaire face son apparition. Un gaz mortel qui transforme ses victimes en bouillie (deux-trois planches carrément gores à la clef) et voilà l'occasion de se lancer à nouveau dans des scènes d'action interrompues, dans les rues de Moscou ou en pleine jungle, sur un train gavé de soldats à la gâchette facile et d'enchainer les explosions, les cascades délirantes et les duels au couteau. Des valeurs sûres pour Danger Girl, célébré par l'illustrateur métamorphe John Royle, dans l'industrie depuis les années 90, et qui s'inspire ouvertement du modèle Scott Campbell en poussant les formes anguleuses et les déformations cartoony. Pas forcément des plus originales, mais effrénées et totalement dynamitées, ses planches viennent confirmer que l'on ne tient pas ici l'un des opus les plus mémorables de Danger Girl, mais au moins quoi qu'il advienne, un nouveau divertissement plutôt fun. C'est la base.

Nathanaël Bouton-Drouard


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