STAR TREK : COMPTE à REBOURS
Star Trek Countdown - USA - 2009
Image de « Star Trek : Compte à rebours »
Dessinateur : David Messina
Scenariste : Mike Johnson, Tim Jones
Nombre de pages : 96 pages
Distributeur : Delcourt
Date de sortie : 14 octobre 2009
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Star Trek : Compte à rebours »
portoflio
LE PITCH
L'ambassadeur Spock informe le Parlement de Romulus de la croissance anormale d'une étoile qui, à terme, consumera la planète entière. L'inaction de l'assemblée cause la destruction de Romulus quelques jours plus tard. Témoin impuissant de la disparition de ses proches, Nero, ancien mineur romulien, prend les armes contre l'Empire et, fou de rage, menace de déclencher un holocauste intergalactique.
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Cross generations

Le nouveau film, sobrement appelé Star Trek, va-t-il relancer la licence créée par Gene Roddenberry, il y a plus de quarante ans déjà ? En tout cas, il a déjà donné naissance à un nouveau comics.

Difficile de faire comprendre à un profane le choc qu'a pu provoquer le nouveau Star Trek dans le cœur des fans. Car en guise de préquelle, le film de J.J. Abrams s'est finalement révélé un reboot monstrueux qui, par une astuce scénaristique certes bien vue, efface tout simplement toute la chronologie construite jusque là. Une nouvelle réalité, un nouveau départ. Pourtant le métrage arrive à faire passer la pilule (avec beaucoup d'eau), en glissant de nombreuses allusions aux Trekkies et en présentant d'une curieuse façon une suite directe aux séries TV. Dans la même mouvance, et afin de s'adjoindre le soutien des fans, la production a jugé bon, quelques mois avant l'atterrissage en salles, d'éditer par le biais d'IDW une minisérie introduisant le personnage de Nero et surtout explicitant le cataclysme qui frappe Romulus. Chapeauté par les scénaristes du long-métrage (Roberto Orci et Alex Kurtzman), Compte à rebours ressemble dès lors moins à un produit dérivé qu'à une énorme entreprise de séduction.

Avant la fin

 

En effet, outre le Spock d'un âge plus qu'avancé (c'est un vulcain tout de même), le récit croise une grande partie de l'équipage, ou ex-équipage, de Star Trek Next Generation et ancre le tout clairement huit ans après le final de Star Trek Nemesis, dernière production en date. On y découvre un Jean-Luc Picard devenu ambassadeur à Vulcain, Worf général Klingon, Laforge créateur du fameux Jellyfish et enfin Data (dont on induit la résurrection à la fin de Nemesis) aux commandes de L'Enterprise. Plus qu'un passage obligé, ces figures quasi-mythiques s'intègrent parfaitement à la trame dramatique de Compte à rebours, alors que l'univers connaît une menace de destruction quasi-totale. Mais l'enfer est pétrie de bonnes intentions, et malgré une adaptation soignée, le tout se montre trop condensé, trop verbeux pour défriser les crépus. L'illustrateur David Messina (Angel) a beau tenter d'amener une mise en scène cinématographique et un environnement fouillé, le tout peine à atteindre sa vitesse maximale. Surtout, à force de s'appliquer à reproduire les visages des acteurs, les traits paraissent figés, monolithiques, par trop iconiques. Un album solide mais au talon friable.
Nathanaël Bouton-Drouard


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