BLOOD RED LAKE
France - 2016
Image de « Blood Red Lake »
Dessinateur : Renato Arlem
Scenariste : Christophe Bec
Nombre de pages : 128 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 12 octobre 2016
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Blood Red Lake »
portoflio
LE PITCH
Danny et Nathan sont aux anges. Ils sont en route pour la méga-fête de l’année et, cerise sur le gâteau, ils vont parcourir 1300 kilomètres en compagnie de la plus jolie fille du lycée et de sa copine. Une vraie aubaine pour les deux ados les plus ringards du lycée ! Sauf que d’horribles parasites vont s’inviter au voyage et venir gâcher la fête. Les réjouissances ne vont pas tarder à se transformer en massacre...
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Invasion Sexuellement Transmissible (IST)

Nouvelle fournée très attendue de la gamme bis Flesh & Bones de l'éditeur Glénat, qui s'ouvre forcément sur l'auteur présent à chaque cuvée : Christophe Bec. Après Sunlight et Bikini Atoll, l'auteur s'attaque à une contamination globale, entre slasher et récit d'invasion. Ca fait beaucoup.

Il est évident désormais que la création de cette collection au sein de Glenat Comics est une belle aubaine pour Christophe Bec, auteur qui cultivait déjà un vrai amour de la bande dessiné d'horreur dans un paysage français finalement assez frileux sur la question. En ce sens les flippants Pandemonium et Sarah, déjà bien généreux en détails glauques et en glissements gores, gardaient tout de même un cadre relativement serré, propre justement au format franco-belge. Avec Flesh & Bones la question de la retenue ne se pose plus et Bec se vautre joyeusement dans les détails scabreux, l'érotisme franc et un versant clairement « exploitation » bien moins recommandable. Après le survival claustrophobe et la visite touristique cauchemardesque entre tripailles italiennes et mutants ricains, c'est au tour du Spring Break déjà bien chargé, de se transformer en cauchemar sanglant.

 

bandes annonces


L'opus s'entame comme une simple virée jusqu'au lieu des festivités, mais qui va bifurquer inévitablement à cause d'étranges parasites qui rendent leur hôtes incontrôlables, violents voir sadiques. La contamination est lente et progressive, passant par le sang... mais aussi par les sécrétions sexuelles. Il serait dommage de s'en priver ! En l'occurence Renato Arlem (Stormwatch, Annihilation) s'en donne à cœur joie avec un style réaliste et calibré, mais malgré tout un peu trop passe-partout. Et avec sa couverture tape-à-l'œil, Blood Red Lake ne trompe pas sur la marchandise, tant l'album est une œuvre ultra référentielle, passant d'une page à l'autre d'hommages à Duel, La Colline a des yeux (encore), The Faculty (ou L'invasion des profanateurs de sépultures), Piranha 3D, jusqu'aux cauchemars apocalyptiques. Mais à force de tirer tout azimut, de jongler entre les clins d'œil et les changements d'orientation, Bec oublie en cours de route ses personnages, présentés comme la rencontre entre deux ringards et deux bombasses, mais dont les relations n'évolueront jamais, et donc certaines réactions face à l'horreur qui se déploie devant eux manquent de réalisme et de logique. A moins que Blood Red Lake soit un hommage à ces vieux direct-to-video qu'on matait en se marrant et qu'on oubliait aussitôt...

Nathanaël Bouton-Drouard


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