MAD LOVE
Mad Love Deluxe Edition + Adventures in the DCU #3 + Batman Holiday Special #1 - Etats-Unis - 1994/1997
Image de « Mad Love »
Dessinateur : Bruce Timm
Scenariste : Paul Dini, Bruce Timm
Nombre de pages : 168 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 11 décembre 2015
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Mad Love »
portoflio
LE PITCH
Difficile de rester une jeune femme indépendante et sûre d'elle-même quand on tombe folle amoureuse du plus brillant des déments de Gotham. C'est ce qu'apprend à ses dépens l'ambitieuse psychiatre Harley Quinzel le jour où sa route croise celle du Joker, le pire ennemi de Batman. Dès lors, son destin est à tout jamais reliés à son « Poussin » qui, lui, n'a d'yeux que pour son grand œuvre : la mort spectaculaire du Chevalier Noir !
Partagez sur :
cupidon en culottes de velours

Impossible aujourd'hui de passer à coté de la dévergondée Harley Quinn, fiancée de l'ombrageux Joker, héroïne de sa propre série de comics, mais aussi future star du film Suicide Squad. Mais s'il y a un comic que les fans de la donzelle se doivent d'avoir c'est bel et bien Mad Love.

Crée en 1992 par Bruce Timm et Paul Dini pour l'inoubliable série animée Batman, cette dernière n'était au départ qu'un simple acolyte féminin avant de prendre peu à peu la place de chérie de « Mister J. ». Un couple, euh, compliqué, pour une vilaine toujours charmante, dangereusement frappée, mais dont l'attachement à la némésis de Batman en a immédiatement fait une nouvelle icône de Gotham. Ce n'est pourtant que deux ans plus tard que les compères décident de raconter ses origines. Non pas via un épisode TV mais bien par le biais d'un one shot d'une soixantaine de pages : Mad Love. C'est dans ce comic que l'on découvre enfin que la miss était au départ une psychiatre d'Arkham, tombée sous le charme despotique du sociopathe farceur. Un vrai coup de foudre qui s'effeuille en flashback aussi touchants que drôles, alors que la petite arlequin met en place un plan machiavélique de son amant comme preuve d'amour. Mais bien entendu, rien ne se passe comme elle l'avait prévu. Grand gagnant d'un Eisner Award, Mad Love est un véritable petit bijou qui respire bien évidement l'esprit même de la série animée (il y fût d'ailleurs par la suite adapté), et où l'on savoure une nouvelle fois le style cartoony parfait de Bruce Timm tout autant que son sens évident du découpage.

 

deling deling


Très inspiré par le grand Harvey Kurtzman, l'artiste joue sur les ombres, l'enchainement de gaufriers carrés et les chutes drolatiques, mais alterne avec des pleines pages imposantes, aux compositions spectaculaires. C'est franchement beau et racé, et permet à son amis Paul Dini de jouer allégrement avec ses personnages et d'insister plus que jamais sur la sensualité débordante d'Harley. Une page est d'ailleurs devenue particulièrement célèbre : tentant vainement d'attirer l'attention du Joker en plein brainstorming, la blondinette sertie d'une nuisette plus que sexy, l'incite à venir faire un tour de « Harley », mimant gestes et positions plus que suggestives. Drôle, inspiré et graphiquement brillant, Mad Love est rapidement devenu un classique et nous parvient ici sous la forme d'une édition définitive. Outre la BD centrale, on trouve ainsi dans le volume deux introductions signées par les auteurs, mais aussi l'intégralité des planches crayonnées (avec la fameuse « case » non censurée) puis dans leur premières versions colorisées (plus fines et délicates d'ailleurs). Quelques couvertures alternatives s'ajoutent au programme, ainsi que deux histoires courtes concoctées par la même équipe : l'une est une amusante aventure de Noël avec Batgirl (très jolie scène d'habillage), Renée Montoya et Bullock contre Gueule d'argile, et une autre plus anecdotique avec Poison Ivy. Dans tous les cas, Mad Love étant un incontournable, cette nouvelle édition l'est tout autant.

Nathanaël Bouton-Drouard




Partagez sur :

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020